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Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)

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MessageSujet : Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)
Lun 25 Juin - 20:13


Vampire

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Une fois de plus, la nuit était magnifique. Étoilée, dominée par son symbole céleste et couvrant le monde de la nappe sombre et impénétrable qu’était le ciel nocturne, elle apportait évidemment son air frais et pur comme elle en avait la merveilleuse habitude. Le monde paraissait alors pur, confortable, sans véritable danger… paraissait… Cette façade de confort et de délectation n’était que trompeuse, illusoire… pourtant tout cela n’empêchait nullement Kazuo se l’appréciait comme il se devait.

Étant de nouveau sorti pendant cette agréable partie de la journée comme presque tous les soirs, lorsqu’il en avait l’occasion, il commença par respirer, pour la énième fois, l’air frais et nocturne qui arrivait à lui, s’offrant tout entier, corps et âme, à son être. Il pénétra dans ses poumons et répandit la vie dont Kazuo se sentit à nouveau rempli… aussi revigoré que s’il avait bu une bouteille entière de grenadine vampirique. Ainsi entama-t-il son chemin, ayant pris le temps de s’asseoir sur un banc qui se trouvait à proximité de l’établissement scolaire, afin de se glisser plus facilement dans le confort que lui offrait l’âme sœur du jour.

Entamant son chemin et se laissant derechef guider par ses pas flottants, il décida – pour la simple et bonne raison que les endroits qu’il connaissait des environs de cette académie commençaient à se faire nombreux – de moins laisser le hasard guider son trajet. Dès qu’il commencerait à reconnaître des détails environnementaux déjà vu et connus, il changerait de direction pour pouvoir découvrir une nouvelle destination, un nouvel endroit dont il pourrait observer la magnificence elle-même encore embellie par la nuit et la lueur lunaire.

Plus il avançait, plus il traversait la ville, rencontrant des couples en train de se câliner, de s’embrasser, ou alors des groupes de voyous ou d’ivrognes qui s’étaient fait virer du bar où ils étaient en train de faire des activités douteuses avant d’être interrompus… Ou bien alors il croisait des maisons ou autre bâtiments d’où sortaient des sons qui pouvaient s’apparenter à de la musique dont le volume sonore était monté jusqu’à ce qu’il puisse l’entendre battre à ses oreilles, les coups se ressentant jusque dans sa poitrine.

-Ça fait plaisir de voir que ces humains profitent pleinement de leur vie en toute insouciance… pensa-t-il en regardant l’un de ces bâtiments en continuant son chemin.

Détournant le regard et ne se détournant pas de son chemin, il continua sa traversée de la ville, se demandant quelquefois ce qu’il finirait par croiser. Les possibilités étaient nombreuses : ce pouvait être une piscine, un stade ou un autre édifice tout public comme l’on pouvait en trouver facilement dans les villes comme celle-là. Il croisait parfois, quand ce n’étaient pas des édifices publics, des ruelles, de petites allées dont de rares personnes se servaient. Ce fait laissait d’autres personnes en profiter pour les mettre dans des états dissuasifs, peu attrayants, n’incitant guère à s’y engager et les traverser, même s’il s’agissait du seul passage ou du plus rapide pour rentrer chez soi.

Reportant son attention droit sur son trajet, ses pieds ne s’arrêtèrent pas de le guider droit devant, tandis que ses yeux célestes ne semblaient identifier aucun élément du trajet déjà croisé, déjà vu… déjà connu… Ne se posant aucune question, il n’interrompit pas sa marche tandis que sa destination se trouvait de moins en moins loin de ses pas à mesure qu’il s’éloignait de son point de départ.

Il finit par apercevoir quelque chose non loin… Une sorte de mur à quelques mètres seulement. En s’approchant, légèrement intrigué, il pu apercevoir dans la pénombre nocturne des formes diverses et variées de pierres tombales qui se détachaient peu à peu du fond obscur à mesure qu’il continuait de se rapprocher de cet étrange endroit sur lequel il finit par enfin mettre un nom : cimetière. Un endroit peu présent dans le quotidien à part pour des raisons peu réjouissantes… Un mot qui sonnait mal aux oreilles sans doute par réflexe naturelle de l’être humain, étant donné que le cimetière était un symbole matériel de la mort… un symbole funeste… Mais c’était quelque chose qui sonnait différemment aux oreilles du jeune vampire japonais.

Pour lui, le cimetière n’était plus un symbole de mort, quelque chose de funèbre… il était désormais vampire, une créature de la nuit qui se nourrissait du liquide vital des êtres mortels. Une créature des ténèbres ayant pris ses racines à partir d’un mort… même si lui était une sorte de cas à part, étant le résultat de l’union de deux vampires.

Ainsi, éperdument indifférent aux possibles blasphèmes que pouvait inspirer ses actes au commun des mortels, il enjamba la grille du cimetière, ne cherchant même pas à l’ouvrir, voire à vérifier si elle était fermée, et pénétra à l’intérieur du funeste monument. Il regarda ainsi brièvement les multiples tombes qui parsemaient le cimetière et…

… il s’aperçut qu’il n’était pas seul… L’obscurité l’empêchait encore de voir distinctement la silhouette qui se trouvait avec lui dans ce cimetière, mais ce dont il était sûr, c’est qu’elle portait un bouquet de fleurs qu’elle s’apprêtait à déposer sur une des nombreuses tombes érigées chacune en mémoire d’un défunt…

S’approchant tout doucement, il ne se défit pas de son éternel masque d’impassibilité mélancolique… puis il finit par s’arrêter. Il ne souhaitait pas effrayer cette personne, qui avait l’air d’appartenir à la gent féminine, mais n’envisagea pas non plus de parler le premier.
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MessageSujet : Re: Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)
Lun 25 Juin - 22:41


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Funèbre nuit et roses blanches



La mort. Qu'était-ce donc, pour moi désormais ? Auparavant, j'en avais terriblement peur, tout comme le commun des mortels ; je ne pouvais tout simplement pas me résoudre à l'accepter, à voir les êtres que je chérissais monter au ciel en attendant mon tour, ne sachant pas quand viendrait le moment où le Seigneur me rappellerait à lui. Personne ne voulait parler de cela et tout le monde dormait presque assis, dans la crainte d'être dans la position de la mort. Cependant, maintenant que j'étais déjà morte, celle-ci ne me faisait plus grand-chose... Je n'avais plus aussi peur en passant près des cimetières. Et désormais, je pouvais aborder le sujet du décès aussi naturellement que si je discutais sur le sujet d'un livre. Quoi que, je n'avais jamais eu l'occasion de parler de cela.

Aussi ce cimetière dans lequel je me trouvais ne me faisait ni chaud ni froid. Ce lieu était pour moi plus particulier que d'autres, après tout c'était ici que j'étais née pour la seconde fois, et qu'il y avait la sépulture portant mon ancien nom, Sylphide d'Octavie. Défunte puis revenante, était-ce par nostalgie que j'étais revenue ici ? Certes non. Je n'étais pas de ceux qui se sentaient d'une façon ou d'une autre rattachés à un endroit. C'était plutôt par devoir, et par respect pour une certaine personne qui était chère à mon cœur. Moi-même ? Non, je n'étais pas aussi... mégalomane, et puis rendre visite à sa propre tombe... C'était quand même étrange, pour ainsi dire cela me rendait mal à l'aise rien que d'y penser. Non, c'était pour quelqu'un d'autre que j'étais venue, et que j'avais acheté des fleurs. Des chrysanthèmes, messagères de l'au-delà, piquées de myosotis, comme si j'avais peur que l'être aimé m'oublie. Et c'est ce bouquet à la main, en ce soir d'été, devant le tombeau de l'être tant chéri autrefois, que je prononçai ces simples mots, dont chaque syllabe m'alourdissait le cœur :

« Je vous souhaite le bonsoir, Père. »

Le baron Léopold d'Octavie, mort en combattant aux côtés des Américains lors de la guerre d'indépendance. Mon défunt père, dont la dernière image que j'avais de lui de son vivant était lorsqu'il nous tournait le dos, à ma mère et à moi, alors qu'il montait dans la diligence qui allait le conduire à son dernier voyage. Je me demandais s'il savait, au fond de lui, qu'il ne reviendrait jamais, qu'il ne pourrait plus serrer Mother dans ses bras ni m'embrasser sur la joue, ces gestes simples qui pourtant symbolisaient l'unité de notre famille, et en quelque sorte la force de nos armoiries aujourd'hui perdues. Je sentis les larmes me monter aux yeux, mais me ressaisis. Je ne pouvais me permettre de pleurer en public, ça ne se faisait pas pour une demoiselle de mon rang et je n'étais pas aussi sensible. Je posai le bouquet de fleurs sur la tombe blanche et immaculée de mon paternel, avant de regarder du coin de l’œil la sépulture qui la jouxtait, sur laquelle la nature avait repris ses droits : la pierre était devenue grise et abîmée, recouverte de lierre, mais l'on pouvait clairement voir le nom gravé dessus en s' approchant quelque peu : Sylphide d'Octavie. Ma propre tombe, celle de mon ancienne vie, désormais enfouie sous la verdure. Cela me donnait des frissons.

Secouant vivement la tête, comme si je voulais ôter à tout jamais cette pensée macabre, je fixai le nom de mon géniteur inscrit sur sa tombe, prenant en main le bouquet fané que moi seule, sa fille, renouvelait. Puis je me redressai, rabattant ma veste sur mes épaules et mes longs cheveux blonds devant mon visage, légèrement rougi par la fraîcheur du soir estival. La nuit était déjà tombée, je ne devais pas tarder à rentrer à l'académie avant qu'ils ne ferment les portes... J'aurais l'air bien sotte, tiens !

J'entendis alors un bruit de pas. Tiens donc, qui donc pouvait venir à cette heure-ci ? J'avais toujours pris garde de ne pas aller au cimetière aux heures où d'autres viendraient se recueillir auprès de leurs défunts. Je levai alors les yeux vers l'auteur de ce bruit, silencieuse, tenant toujours fermement le bouquet fané dans ma main, quitte à en abîmer les tiges plus qu'elles ne l'étaient déjà. Le visage à demi éclairé par les lumières du cimetière, l'autre partie masquée par l'obscurité de la nuit, se tenait un jeune homme. J'eus quelque peine à le reconnaître, mais il me semblait que je l'avais déjà croisé dans les couloirs de l'académie... A peine cette idée m'effleura, que je baissai les yeux, sentant le pourpre me monter aux joues, réaction qui m'était maintenant devenue plus familière que jamais. Encore plus quand j'étais devant quelqu'un que je ne connaissais presque pas.

« Euh... Bonsoir... » dis-je d'une voix blanche, le dos aussi raide que la justice.

Mon dieu, j'avais déjà honte de ma réaction vis-à-vis de ce jeune homme... Comment s'appelait-il déjà ? Je ne m'en rappelais même plus. Me tortillant, le cœur battant, je jetai de temps à autre une œillade un tant soit peu effrayée au garçon.

« Que... Que faîtes vous ici ? »

Je regrettai cette question aussi vite que je l'avais posée. Mais qu'est-ce qui m'avait pris ! D'abord, ce n'était pas mes affaires, il pouvait faire ce qu'il voulait. Et ensuite, je ne devais pas le vouvoyer, en cette époque il était coutume de se tutoyer entre « jeunes »... Mais j'avais encore oublié ce détail, bien malgré moi. Le rouge de l'embarras me teinta d'autant plus les joues, aussi baissai-je encore plus la tête. Heureusement qu'il faisait nuit...


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MessageSujet : Re: Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)
Mar 26 Juin - 13:43


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Arrivé comme qui dirait par hasard à ce cimetière à l’issue de ce qui avait au départ été une simple promenade nocturne comme il en avait tant fait depuis qu’il vivait désormais à l’académie, loin de ses parents qu’il n’avait plus pris la peine, ni le temps de le voir, et ce réciproquement, Kazuo avait slalomé doucement, prudemment entre les tombes pour rejoindre cette jeune personne dont il était curieux de connaître l’identité. Certes, le cimetière baignait encore dans une douce lueur qui ne contrariait pas assez celle de la nuit mais suffisamment pour revendiquer son droit d’exister, mais la pénombre alliée à la distance encore quelque peu importante l’empêchait de joindre une réponse à chacune de ses questions silencieuses.

Il avait au moins pu voir qu’elle tenait un bouquet dans ses mains, mais s’étant arrêté dans sa marche pour ne pas l’effrayer – ce pouvait être une humaine émotive qui, se trouvant seul la nuit dans un cimetière, aurait très bien pu redouter de se trouver entre les mains d’un être mentalement instable qui n’avait aucune autre idée en tête que d’étancher sa soif de sang –, il ne pouvait pas non plus savoir ce que c’était. Tout ce que les ténèbres lui permettaient de voir, c’était que ce bouquet avait l’air composé d’éléments fanés… si on prenait en compte le fait que les fleurs étaient très inclinées vers le bas.

Il entendit alors un "bonsoir" qui l’encouragea à s’avancer davantage dans sa direction. Il était évident qu’elle n’avait aucunement l’air effrayée par lui… Seulement inquiète… intimidée ? Il était vrai que durant le peu de fois où il avait eu l’occasion de la croiser au sein de l’institut, que c’eut été dans les couloirs, dans la cour ou bien dans d’autres endroits consacrés aux heures de permanences, servant à meubler un vide inopportun occasionnée par l’absence, prévue ou imprévue, d’un enseignant, elle avait peu de fois parlé et elle n’avait jamais été très entourée par ses camarades…

-Bonsoir, se contenta-t-il de répondre pour ne pas la gêner d’avoir parlé dans le vide.

Il allait lui demander, après une brève hésitation, comment elle se portait – oui, hésité… on se portait rarement bien lorsqu’on se rendait dans un lieu aussi funèbre qu’un cimetière – lorsqu’elle poursuivit leur discussion par une question tout à fait… adéquate et bien placée, regorgeant d’intérêt pour quelqu’un comme le jeune homme insouciant.

Elle lui demanda, en effet, ce qui était venu faire ici. Oui, c’était en effet une question à poser vu que Kazuo n’avait pas de bouquet entre ses doigts… et en prenant également en compte que personne, dans sa famille ou dans son entourage plus en général, ne reposait ici, sous une sépulture qui lui était consacrée…

-Rien qui puisse réellement vous intéresser… lui répondit-il néanmoins, sans vraiment chercher à lui fournir une réponse davantage satisfaisante, je ne faisais qu’errer dans la ville et je suis arrivé là comme ça. Je suis entré sans vraiment penser que quelqu’un irait se recueillir sur l’une de ses nombreuses tombes.

Il continua de faire quelques pas dans sa direction, sans se départir de son masque stoïque à la nuance mélancolique. Arrivé ainsi à elle, il put mieux la regarder, mieux l’identifier. Une jeune fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus… Une blonde aux yeux bleus, tiens. C’est qu’il n’avait pas eu l’occasion de rencontre beaucoup de filles réunissant ces deux caractéristiques si particulières aux yeux du commun des mortels, pour une raison que Kazuo n’avait – encore et toujours – par vraiment envie de connaître pour le moment.

Il mit doucement son index et son majeur, joints, sous le menton de son interlocutrice, et lui releva doucement la tête. Le sourire qu’il aurait voulu lui adresser pour la rassurer fut alors automatiquement – comme à l’accoutumée, encore une fois – remplacé par une lueur rassurante qu’il illumina son regard, espérant se faire voir par les yeux de Sylphide, aussi bleus que les siens.

Par ce geste, il voulait simplement la réconforter et lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à être intimidée par lui.

Puis, il alla soulever délicatement les fleurs constituant le bouquet qu’elle tenait. Elles étaient arrivées à terme… elle était venue substituer ce bouquet-là par celui qu’elle venait de déposer sur la tombe dont il préféra ne pas lire l’épitaphe, par simple question de respect.

-Vous êtes venue remplacer vos fleurs, quant à vous, je suppose… ? s’intéressa-t-il ensuite en la regardant dans les yeux.
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MessageSujet : Re: Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)
Sam 30 Juin - 13:53


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Funèbre nuit et roses blanches

« S...Soit. »

Ce fut la seule et unique chose que je puisse répondre au jeune homme aux traits asiatiques, lorsqu'il m'annonça qu'il ne faisait qu'errer dans la ville... Je le trouvai d'autant plus étrange. Personnellement, un cimetière ne serait pas l'endroit que je privilégierais pour une simple promenade, nocturne qui plus est. C'était... assez sinistre comme choix. Mais bon. Après tout, ce garçon pouvait faire ce qu'il voulait, ce n'était pas mon problème... Je ne voulais pas faire de remarque déplacée sur ses petites habitudes, après tout elles n'avaient pas d'effet négatif sur son entourage n'est-ce pas ? Ce n'était qu'une simple promenade. Rien de plus... Même si, sans vraiment savoir pourquoi, j'éprouvais une certaine appréhension à son égard. Peut-être était-ce l'atmosphère sombre, ou bien cette attitude si... inhabituelle par rapport aux autres individus de l'académie que j'avais eu l'occasion de rencontrer. Pour le peu que j'en avais vu, ce jeune homme me semblait plutôt effacé, distant. Du genre à ne pas se mettre en avant, quelqu'un de relativement... normal. Non, je n'avais pas à en avoir peur.

Quelque peu rassurée par mon raisonnement, j'allais lever la tête et tenter de sourire – chose qui allait sûrement donner une piteuse grimace –, quand il s'approcha de moi et me souleva le menton de deux doigts, me forçant à plonger mon regard dans le sien. Mon Dieu, quelle attitude familière il adoptait ! Cela contrastait fort avec le langage qu'il utilisait, enfin, je trouvais. J'étais tellement surprise, peu habituée à ce que l'on me touche de cette manière que je rougis d'autant plus, affichant une mine stupéfaite. Je frissonnai, pourtant je n'avais pas froid. Je n'arrivais pas à faire le moindre geste, même le plus infime battement de cils me semblait un mouvement impossible à faire. Immobile, statue de glace face à lui, j'écoutai à peine ses dires. Observant plutôt ses yeux d'azur, semblables aux miens. Aucune lueur négative ne l'éclairait. Il avait l'air plutôt doux et gentil, en fait. Même si je me demandais si tout ceci n'était pas que façade et qu'un autre visage, plus sombre, se cachait derrière cette apparence bienveillante, je décidai de lui faire confiance. De toute façon, j'étais bien trop faible pour me défendre contre quoi que ce soit.

« Vous êtes venue remplacer vos fleurs, quant à vous, je suppose… ? »

Je reculai, baissant un peu la tête. Je regardai du coin de l’œil la tombe de mon père tant regretté, le cœur serré à cette vision, puis le bouquet de fleurs fanées que j'avais à la main. Enfin, je reportai mon regard sur le lycéen en face de moi.

« Euh... Oui, c'est cela ! »

Je joignis mes mains derrière mon dos, serrant le bouquet aux couleurs flétries comme si c'était la seule chose à laquelle je pouvais désormais m'accrocher, comme si ma vie en dépendait. Me balançant d'avant en arrière, je voulus rompre le silence gênant qui s'était installé.

« C'est la tombe de mon père... »

...Oh non. J'avais encore parlé trop vite. Il allait sans nul doute s'intéresser à la tombe, et à ses dates ! Il allait peut-être me poser des questions, vu que je ne présentais pas les caractéristiques d'un ange, d'un démon ou d'un vampire... Je me demandais si c'était un bien ou un mal d'être Mythique, et aussi si je devais cacher mon identité, n'apparaître que sous le nom de Sylphide Octavius et pas sous celui de Mélusine. C'était un détail qui restait encore flou dans mon esprit, et qui allait certainement le rester encore vu que j'étudiais à Shaded Academy depuis peu. Affolée mais ne pouvant faire le moindre mouvement, je me contentai d'observer en long et en large le jeune homme. Qui sait, peut-être n'allait-il pas s'intéresser à mon cas... plus que particulier.


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MessageSujet : Re: Funèbre nuit et roses blanches (PV Sylphide)
Mar 3 Juil - 14:31


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Elle ne lui répondit que par un seul et unique mot, bien que balbutié, lorsqu’il lui apprit qu’il n’était arrivé dans ce lugubre endroit qu’à l’issue d’un vagabondage sans véritable destination à travers la ville au beau milieu de la nuit. En effet, être arrivé par hasard devant un cimetière pendant la nuit, mais ne pas laisser dévier son chemin pour autant… voilà qui devait, de fait, paraître plus sinistre encore que l’atmosphère d’un lieu de deuil. De toute manière, il appartenait désormais à la race sanguinaire et insatiable des vampires. Que pouvait-on trouver de bizarre à ce qu’il traînât dans cet océan de sépultures sans aucun véritable but… ? Ses parents étaient eux-mêmes sortis d’un cimetière, à Tokyo, peut-être… Enfin peu importait.

En tout cas, elle semblait être en train de le dévisager, mais il préféra passer outre ce fait. Tout ce qu’il pouvait comprendre de ses réactions, sa manière de parler, son comportement… elle semblait être d’une timidité plutôt marquée. Il se surprit à se demander s’il ne l’avait pas fait quelque peu… paniquer… si le mot était le bon.

Passons… sa réponse fut encore prononcée timidement. La réponse qui venait combler sa question octroyant directement aux chrysanthèmes qu’elle tenait entre ses frêles doigts le rôle principal. Il avait exactement deviné ce qu’elle était venue y faire, pour sa part – ce qui n’avait pas été très ardu étant donné qu’il avait jeté un coup d’œil sur les fleurs qu’elle tenait dans sa main – et il la vit du coin de l’œil joindre ses mains dans son dos sans pour autant lâcher son bouquet de fleurs fanées.

Il tourna tout doucement la tête et la regarde une nouvelle fois dans les yeux. Plongeant de nouveau dans ses réflexions, il se demanda vaguement s’il pouvait se permettre de laisser parler la curiosité qui venait de l’habiter en lui demandant qui reposait sous cette pierre tombale… mais il n’eut pas besoin de davantage de temps pour se poser la question.

Oui la raison fut là : elle lui livra toute seule cette information qui, pourtant, ne le regardait pas vraiment… Kazuo ne s’en plaignit toutefois pas – il ne l’aurait de toute façon pas fait –, si elle acceptait de lui en parler, pourquoi protester, après tout… ?

Enfin, il ne resta cependant pas imperturbable face à cette petite révélation : il ferma les yeux et baissa légèrement la tête, puis sortit une de ses mains des poches de son pantalon-cigarette noir pour la glisser entre l’épiderme de sa nuque et les mèches de cheveux bruns qui la couvraient.

-Hm, j’en suis désolé… Toutes mes condoléance pour votre père, répondit-il tout simplement en rouvrant doucement les yeux.

Il la regarda. Longuement. À travers ce rideau de cheveux bruns qui lui tombaient devant ses yeux bleus ciel si mélancoliques qui contrastaient quelque peu avec l’obscurité, lui donnant un air… perçant… sombre… Il redressa ensuite la tête ; plongea doucement son regard dans le sien…

… lui posa une question dont il se doutait quelque peu de la réponse… :

-Son absence n’est pas trop dure à vivre… ?

Une simple question. Neuf mots.

Dans laquelle… dans lesquels trempait une nuance de compassion mêlée de son éternelle mélancolique. La même qui illuminait son regard alors qu’il la regardait dans les yeux.
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