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Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !

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MessageSujet : Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !
Lun 28 Mai - 17:01


Mythique : Mélusine

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Mythique : Mélusine

Confrérie : Full Bloom
Personnage sur l'avatar : Lily - Vocaloid

Feuille de personnage
Age: 14 ans d'apparence... 228 en réalité.
Niveau d'étude: Collège
Petit(e) Ami(e): Au-aucun pourquoi ?







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__________________________________
FICHE DE PRESENTATION
Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour votre confrérie ?

« D'une démarche frêle, dégingandée, maladroite comme si elle allait tomber par terre d'un moment à l'autre, elle marche. Elle regarde devant elle ou plutôt, elle voit sans fixer. Puisqu'elle est toujours ailleurs, à côté de la plaque. Jusqu'où ira-t-elle ? Mais qui sait. Peut-être ne le sait-elle même pas, après tout elle est si peu sûre d'elle. Tiens, elle a encore trébuché, et par un réflexe idiot elle a murmuré un "pardon, désolée !". Mais sachez qu'elle fera de son mieux pour la confrérie, cependant prenez garde : elle casse plus de choses qu'elle n'en répare. »

« Sylphide Lullaby Octavius »
▬ IT'S ALL IN YOUR MINDS.
Pourquoi donc m’observes-tu ? Pourquoi ce regard interrogateur, pourquoi ces yeux posés sur moi, comme si en ce moment même j’étais la seule chose qui comptait pour toi ? Pourquoi donc cette lueur d’interrogation dans le regard ? Je suis tellement insignifiante, enfin, je trouve. Je ne vois pas en quoi je suis intéressante, en quoi je puis t’être utile, voire agréable. Alors laisse-moi tranquille, je t’en prie. Laisse-moi donc, laisse-moi vivre seule comme je l’ai toujours fais, et si bien. Oui, la solitude est sans doute l’unique chose à laquelle je puis me rattacher, car c’est quelque chose que je ne peux pas briser. Je suis terriblement maladroite, je brise chaque objet que je touche. Aussi n’ai-je pas confiance en ces traîtresses longues et graciles, pourvues de cinq vers de terre que l’on appelle plus communément des « mains ». En fait, je n’ai pas confiance en ma personne tout court. Je ne m’aime pas, c’est ainsi. Je déteste cette faculté de virer au rouge tout le temps, n’est-ce pas une chose ridicule ? Et pourtant, je ne peux pas m’en empêcher. Regarde moi, je suis déjà en train de rougir comme un coquelicot. Je n’aime pas le rouge, je n’ai jamais aimé cette couleur. Moi qui aime me fondre dans la masse, j’exècre cette couleur si voyante, si provocante. Le rouge c’est la couleur du sang. Et moi, je pense que j’en ai assez vu. Mais passons sur ce détail.
Parlons plutôt de mes rares qualités, car oui, comme tout humain – quoique, je n’ai plus grand-chose d’humain si ce n’est ma morphologie –, j’ai des qualités, aussi étonnant que cela puisse paraître. Premièrement, la première chose que l’on peut remarquer chez moi c’est que je suis gentille. Il vous suffira de demander à quelqu’un et il vous répondra « Oh, elle ? Bah, elle est gentille… ». En fait, je suis surtout généreuse avec tout le monde, sans distinction. Je ne sais pas dire non. Et lorsqu’il arrive un moment, si rare, où je parviens à dire ce petit mot de trois lettres, d’abord je me sens bien, voire puissante, mais après je ressens aussitôt une once de culpabilité, même si ce n’était pas grand-chose. Trop gentille, trop généreuse, j’ai conscience que je fais souvent office de bouche-trou. Mais bizarrement, je m’y accoutume très bien ! Encore une autre de mes qualités, je m’adapte facilement aux situations, je n’ai pas peur de l’avenir. S’il faut que je fasse quelque chose, je n’y prends pas plaisir à l’avance au risque d’être déçue, et je ne rechigne pas non plus. J’hausse simplement les épaules, un sourire serein sur les lèvres, et je dis « On verra bien. ».
De ce fait, je suis assez tête-en-l’air, du genre à côté de la plaque, toujours ailleurs. Je suis une grande rêveuse, où plutôt, une grande penseuse. Car oui, je ne parle pas beaucoup certes, mais je n’en pense pas moins. Oui, je pense, à tout et à rien, sauf bien sûr à ce dont on me parle. Toujours très polie, je me contente de hocher la tête, croisant les jambes, tapotant mes genoux en faisant de temps à autre un simple « Oui… Oui, bien sûr… ». Ainsi, on ne me pose pas de questions et je ne parle pas de moi. Je dois être une personne assez mystérieuse, la fille qui aime se fondre dans la masse… A part au point de vue des notes. J’ai toujours eu la réputation d’une première de la classe, d’une intello vu ma faculté d’apprendre assez vite. Mais ça, je n’y accorde pas tellement d’importance…
Avec les gens qui arrivent à percer ma carapace si solide – rares sont ces personnes, après tout je n’accorde pas ma confiance à n’importe qui –, je deviens une toute autre personne. Toujours sympathique, décontractée et de bonne humeur, je suis prête à aider ceux à qui je tiens le plus, faisant tout mon possible pour qu’ils se sentent bien… Je pense qu’on peut me faire confiance. Je tiens toujours mes promesses, quoi qu’il advienne, et je sais garder des secrets.
Brièvement, je suis une personne assez renfermée, affichant l’image d’une fille timide, bonne élève et maladroite, bien que sous cette carapace se cache une toute autre personne… Et vous, saurez vous la percer ? J’en doute fort, mais on ne sait jamais…


▬ IT LOOKS JUST LIKE YOU'D WANT TO.
Regardez-la. Observez-la, cette frêle jeune fille en début d’adolescence, seule. On dirait une princesse des contes de fées. Sauf que ces jeunes héroïnes n’ont pas ce regard si triste, ce regard profond, deux diamants où se reflétait une éternelle mélancolie. Solitude. Voilà à quoi on pourrait associer Sylphide. Que ressentez-vous ? De la pitié ? De la compassion ? Oh, mais n’allez pas vers elle, surtout pas. Elle ne fera que vous fuir, de sa démarche dégingandée, disloquée, désordonnée. Rien ne laisse penser qu’elle ait pu être noble un jour, si ce n’est son corps. Un corps mince, soigné, sans aucune cicatrice, des mains fines aux doigts longs telles celles d’un pianiste, bien que Sylphide soit violoniste. Une peau diaphane car elle s’est toujours protégée du soleil. La jeune fille a toujours été complexée par sa taille, se trouvant toujours trop grande : un mètre soixante-quinze, pour une demoiselle de quatorze ans c’est énorme, pense-t-elle. Cela accentue l’effet de bizarrerie chez elle, quand elle se met à battre de ses longs bras tel un poulpe, et à onduler son corps svelte, sans excès de graisse, dans un mouvement peu gracieux.

Détaillons-la mieux maintenant. De haut en bas ? Si vous voulez, il paraît que cela se fait. La demoiselle possède de longs cheveux d’or, on dirait ceux d’une princesse. De longs cheveux blonds fort bien entretenus, des fils d’or lisses qui tombent en cascade jusque sous les fesses de Sylphide. Quelle longueur me direz-vous ! C’est qu’à son époque, avoir des cheveux longs lui permettait de porter des coiffures hautes, très prisées en ce temps-là. Enfin, on trouve quand même un inconvénient à sa belle chevelure, c’est que plusieurs mèches plus courtes, semblant avoir été coupées par un coiffeur aveugle (si ce n’est par la demoiselle elle-même), lui cachent son visage poupin. Notre blondinette a encore un visage d’enfant, oui, une petite bouille toute ronde charmant au passage les personnes attirées par les choses « mignonnes ». Un atout qui, au grand dam de Sylphide, ne fait que s’accentuer lorsque son visage se teint d’une couleur rouge. Eh oui, cette petite jeune fille est très timide, du coup il lui arrive de rougir très souvent pour un rien, détail dont elle a honte, ce qui la fait rougir davantage. Aucun détail sur son visage ne laisse penser qu’elle est en début d’adolescence, pas le moindre bouton d’acné qui est je le conçois une chose fort disgracieuse, mais une marque de l’adolescence malgré tout. Si Sylphide a bien eu de la chance dans sa vie, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est bien de ce côté-là. Ajoutons que, sous son nez fin, légèrement retroussé, apparaissent des lèvres minces, le plus souvent étirées en un rictus gêné. La lèvre supérieure est légèrement plus avancée que l’inférieure.

Question poitrine, ne rêvez pas messieurs, elle n’est pas disons… très fournie. Une poitrine qui fait davantage penser à celle d’une fillette de onze ans plutôt qu’à une demoiselle de quatorze. Nous avons déjà dit plus haut qu’elle était plutôt mince, n’est-ce pas ? Inutile de revenir là-dessus alors. Ses jambes sont assez longues, elles semblent interminables, et pourtant Sylphide ne veut pas les montrer, c’est hors de question ! Comme pour ses cheveux, son époque joue là-dessus, ce temps où les femmes portaient des robes longues qui n’épousaient pas leurs formes, car on disait que montrer ses jambes outrageait la pudeur. Très influencée par son ancienne vie, la demoiselle ne porte donc que des vêtements assez amples qui ne lui vont pas du tout, à la limite des pantalons très larges. Par timidité et par pudeur exagérée, Sylphide ne souhaite pas montrer ses formes. Ses cheveux sont le plus souvent détachés, c’est plus pratique pour se cacher le visage au besoin. Souvent moquée pour ce style de vêtements assez… spécial, la demoiselle chemine surtout seule. Ou alors, elle demeure assise dans son coin. Et vous ? Oserez-vous lui parler, et la rattraper si elle s’enfuit ?


DERRIERE L'ECRAN

■ Prénom : Koala o/
■ Age : J'ai 15 ans mon chou ♥
■ Comment as-tu connu le forum ? Mon chou, sais-tu pourquoi je t'appelle mon chou ? Tout simplement parce que tu m'as l'air bien mignon et appétissant, j'aime tout le monde tu sais ? Et cela fait quinze années que je suis à la recherche du chou à la crème suprême dont je pourrais me délecter, le Saint Graal des choux. N'est-ce pas une quête honorable ? Mais bon, je m'égare. Comment ai-je connu ce réservoir d'adorables petits choux ? Eh bien, en voguant de partenariat en partenariat, poursuivant ma quête...
■ Quelque chose à dire ? Vous l'aurez compris, je dis toujours n'importe quoi dans les fiches, c'est plus fort que moi. Que voulez-vous, je suis ainsi ! Bien évidemment je n'en resterais pas là ♥
■ Quand un pamplemousse te sourit, tu fais quoi ? Je lui dis de retourner sur l'île d'Oasis, puisqu'il vient forcément de là-bas. Comme ça j'en profiterais pour le suivre et découvrir tous ces fruits souriants, faire du toboggan dans les cascades d'eau de source et BE FRUIIIIIIIIIIIIIT !!
■ Dans les kinder, tu préfères la surprise ou le chocolat ? Je déteste les surprises des Kinder, je trouve qu'elles sont trop petites et qu'elles se cassent facilement. Moi qui suis aussi maladroite que ma petite blondinette présentée ici-même, je peux briser des objets fragiles en un dixième de seconde, si vous saviez comme c'est frustrant de casser ces petites choses en plastique qu'on s'est embêté à construire ! Personnellement, je préfère le chocolat, parce que j'aime bien ça et aussi... Parce que ça se mange, contrairement au plastique ! Eh oui ! C'est dégoûtant le plastique en plus...
■ Tu t'entends bien avec Bob l'Éponge ? Bob l'Éponge a contribué à me griller des tas de neurones à chaque fois que je regardais un épisode. Mais encore aujourd'hui, je vais sur Youtube et je mets le générique en fond sonore, c'est très motivant ! Si si !
■ Code [OBLIGATOIRE] : EUKAY - Bev'


THE LITTLE DOLL

■ Genre : « M-Moi ? C'est à moi que vous parlez ? Je. Vous me posez une question terriblement gênante, enfin, je trouve. Regardez comme je rougis, mon visage de jeune fille va encore ressemblez à une lampe torche ! Uh.. Navrée de rougir ainsi, je ne peux pas m'en empêcher, tout simplement... »
■ Date & Lieu de Naissance : « Moi. Je. J'ai toujours vécu à Versailles, vous savez, là où il y a le château. Moi je le trouve trop grand ce château, je déteste ce qui est grand, comme moi, je suis trop grande pour mes quatorze ans, je les ai eu le 2 juillet 1784 ! Ce qui fait que je suis née en 1770... Et je trouve que c'est toujours un peu humiliant d'être née à la fin de l'année, on est toujours en dernier... »
■ Race : « Ça ne se voit pas, mais moi je suis... Une Mythique. Q-Quoi, arrêtez de me regarder comme ça... Ce que je déteste rougir, j'ai trop honte... Mélusine. Ce nom résonne dans ma tête, il me dit qui je suis, mais moi, je ne comprends pas... Je suis une fée alors ?
■ Orientation Sexuelle : « De. De. De quoiiiiii ?! Uuuh, je suis rouge tomate maintenant ! Mon visage est passé par toutes les nuances de rouge en un éclair, iiih ! Mais qu'est-ce que c'est que cette question ! Bande de pervers ! Et d'abord, ça... ça ne m'intéresse pas, tout ça... Uh... »
■ Niveau d'étude : « Je n'ai sauté aucune classe, et je n'en ai redoublé aucune. Ni trop bonne, ni trop mauvaise, je me fonds dans la masse et ça me va plutôt bien, je suis entre les deux. Bref je suis une scolarité sans trop d'encombre et pour ainsi dire "normale". Donc, en ce moment je suis en troisième, au collège. »
■ Confrérie choisie : « J'aime bien le nom de cette confrérie. Ça me fait penser aux fleurs, au printemps, c'est ma saison préférée... J'aime bien. Du coup, je suis à Full Bloom, et j'essaie de m'y intégrer... »

▬ THE LOST DECADES.
Ma vie ne fut pas des plus simples, et ce avant même que j’atteigne le berceau. Je suis née dans les temps troublés de la fin du dix-huitième siècle. Les rapports entre la France et la Grande-Bretagne étaient tendus, et s’aggravèrent davantage avec la révolution des colonies du Nouveau Monde. Mais nous n’en sommes pas encore là, bien que cet événement eut un impact direct sur mon histoire…

Malgré cette période troublée, mon père, le baron Léopold d’Octavie, tomba éperdument amoureux d’une jeune lady britannique rencontrée lors d’un voyage à Londres, Meredith Hiddleston. Heureusement pour lui, ce sentiment fut réciproque et ils se marièrent un an avant ma naissance, en 1769. Ma mère était connue à la cour de Versailles, où je naquis, sous le nom de baronne Marie d’Octavie. Celle-ci parlant un français irréprochable, rien ne soupçonna qu’elle était originaire d’une nation ennemie et son intégration à la cour du Roi se fit sans encombre. Ce fut donc dans un cadre paisible et luxueux que moi, officiellement Sylphide d’Octavie, naquis. Mais dans la famille, nous nous appelions Octavius, Dieu sait pourquoi. Les membres de notre famille s’appelaient ainsi depuis des générations, sans doute à cause d’une passion de l’un de mes ancêtres pour la civilisation gréco-romaine… Cela reste assez flou dans mon esprit. Une autre coutume était née dans la maison d’Octavie, c’était que nous parlions tous anglais à la maison. Peut-être pour que Mère se sente moins seule, sans doute… Bien sûr, ce mœurs resta entre nous. Père m’avait donné un deuxième prénom, qu’il m’avait fait jurer de garder secret : Lullaby. Dans la langue de Mère, cela signifiait « berceuse ». Il m’avait expliqué qu’en tout premier lieu, il était tombé amoureux de la voix magnifique de Mère. Il était vrai qu’elle chantait à merveille, et que lorsqu’elle parlait on était tout de suite apaisé, comme si elle nous fredonnait continuellement une douce berceuse... Sa voix était même devenue une sorte d’attraction à la cour, cela avait d’ailleurs facilité son intégration là-bas, à Versailles… En son honneur, on m’avait donc nommée Lullaby, bien que je n’utilise jamais ce nom pour me désigner.

En tant que future baronne, je reçus l’une des meilleures éducations qui soient, ayant plusieurs précepteurs et gouvernantes dès que je pus tenir sur mes deux petites jambes. J’étais plutôt bonne dans toutes les matières, sans distinction. Mais s’il y en avait une que je préférais, c’était bien la musique. J’adorais surtout le violon, et le chant aussi. Mais essentiellement le violon. C’était mon instrument préféré. Sa mélodie, à la fois puissante et si fragile, me transportait, et la maîtriser parfaitement, devenir une virtuose, était mon souhait le plus cher. Je m’y adonnais sans relâche, et ce depuis ma tendre enfance. Il n’y avait pas un jour où mon violon ne résonnait pas dans la demeure des Octavius. Père et Mère m’encourageaient à suivre cette voie, et j’en étais particulièrement heureuse. Même s’ils étaient très attachés à l’étiquette et aux valeurs de la haute noblesse, ils ne m’enfermaient pas et me laissaient assez de liberté, contrairement à d’autres familles qui considéraient déjà leurs enfants comme des adultes, ne leur donnant qu’une éducation stricte au possible.

Ma vie fut des plus paisibles, et l’on commença à me faire fréquenter les salons dès l’âge de sept ans, au moment même où la France avait signé une alliance avec les États-Unis, les « rebelles » comme les appelaient Mère. Mais elle ne les nommaient pas ainsi en présence de Père, qui lui était avec eux et était un proche du général La Fayette. Moi, je n’étais qu’une enfant de sept ans, je ne comprenais pas grand-chose à tout cela, même si j’étais suffisamment grande pour distinguer le bien et le mal… Enfin. Comme l’on pouvait s’y attendre, mon père partit au Nouveau Monde pour se battre aux côtés de La Fayette. Comme la courageuse enfant que j’étais, je refoulai mes larmes en le regardant partir, monter dans un carrosse en direction du port… J’avais un drôle de sentiment en regardant cette diligence sombre emporter mon père et une partie de mon cœur avec. Les sourcils légèrement froncés, je levai alors la tête vers ma mère : celle-ci se tamponnait les yeux avec un mouchoir, son beau visage défiguré par une cruelle mélancolie, les larmes effaçant son maquillage surfait, si fréquent en ce temps-là. Comme si elle partageait ce sentiment qui me serrait le cœur et me faisait si mal à l’estomac que je croyais que j’allais rendre mon souper. Oui, aujourd’hui encore j’avais l’impression que nous avions cette même impression que cet au revoir était en fait un adieu. Malheureusement, le Ciel choisit de nous donner raison et nous apprîmes que Père avait été rappelé par Dieu deux ans plus tard, en 1779.

Suite à la missive que nous reçûmes, cette maudite lettre qui avait annoncé le décès de Père, cet écrit portant le sceau du Roi mais qui pour moi était l’œuvre du Diable, Mère tomba gravement malade. Le chagrin avait anéanti cette femme autrefois si forte, et moi, du haut de mes neuf années, je ne pouvais que demeurer à son chevet. Elle n’acceptait personne d’autre que moi, Sylphide. De sa main froide, elle caressait ma chevelure dorée semblable à celle de mon père, et son visage livide et creusé par la fatigue était éclairé d’un maigre sourire lorsqu’elle murmurait mon nom… Pour lui faire plaisir, je jouais du violon devant elle. Je me souviens encore qu’elle me disait d’une voix faible et brisée, ces mots : « It’s fabulous… Lullaby, you’re a fantastic girl… ». Oui, en l’honneur de mon père elle m’appelait Lullaby. Moi, ce que j’en pensais ? Oh, cela a eu un impact direct sur ma personnalité… Je ne sortais plus, même lorsque ma mère n’avait pas besoin de moi. Il était désormais rare de voir un sourire sur mon visage et, le soir, seule dans ma chambre, je pleurais jusqu’à ne plus avoir de larmes, comme si je voulais évacuer toute la tristesse et la rage que j’éprouvais envers cette maudite guerre qui m’avait pris mon père. Ravagée par le désarroi, bien que plus forte que Meredith, ma mère, j’allais même jusqu’à insulter la royauté, l’Angleterre, les États-Unis, le monde entier, seule dans les ténèbres de ma chambre. Je m’échinais à soigner Mother par la musique et le rire. Je ne croyais pas aux médecins, ces charlatans qui ne savaient faire que des saignées, ôtant chaque fois qu’il venait un peu plus de ce flux de vie à Meredith. Je haïssais tout le monde, mais je cachais ma colère, elle ne s’exprimait que par ma musique qui, de jour en jour, devenait de plus en plus belle et ce malgré mon jeune âge. Et sur mon visage juvénile, était incrustée une certaine gravité, celle qu’on lisait chez les enfants qui avaient grandit trop vite.

Les mois passèrent, monotones tels une partition qui se répétait, puis se transformèrent en années. Au bout de deux ans, ma mère mourut. Son état s’était moult aggravé, et malgré ses sourires et ses paroles réconfortantes, nous savions toutes les deux qu’elle allait bientôt rejoindre mon père au Ciel. Mais même si cette mort était prévue, mon cœur se déchira d’autant plus et je me renfermai sur moi-même, devenant peu à peu la fille que je suis aujourd’hui : maladroite, distante et repliée sur elle-même.

Je fus recueillie par des cousins de mon père qui vivaient en province. L’atmosphère y était totalement opposée à celle de la cour. Cette branche de ma famille s’était retirée de Versailles après un différend avec d’autres courtisans, et vivaient paisiblement dans un château en pleine campagne. Aucun refus, aucun mot ne franchit la barrière à jamais close de mes lèvres lorsque j’appris que j’allais quitter ma maison d’enfance. J’étais devenue placide, morne, je ne parlais plus et aucune expression ne s’affichait sur mon visage ivoire, si ce n’était cette éternelle figure triste. Je n’étais plus qu’une mélopée effacée, comme si mon âme avait elle-même quitté ce monde, mais que ma conscience était toujours dans mon corps. Brisée, démunie, j’avais abandonné tout espoir car j’avais perdu le public qui m’était le plus cher : Père et Mère. Deux personnes que j’aimais si fort, et je ne m’en étais réellement rendue compte que trop tard, lorsque le Tout-puissant les avait déjà rappelé à lui. Déprimée et désorientée, dans un monde qui m’était totalement inconnu, un monde où tout semblait si lent quand on avait connu les lumières de Versailles, je ne m’attachais plus à rien. Je n’étais même plus autorisée à jouer du violon quand je le souhaitais, et j’avais du me battre pour l’emmener avec moi. C’était mon seul et unique souvenir de ma vie passée.

Je devais me cacher pour jouer, passant la plupart de mon temps à suivre une éducation stricte visant à faire de moi une bonne épouse. Je n’étais pas autorisée à lire de romans, que j’aimais tant. Promise au fils aîné des cousins de mon père, un homme que j’exécrais et qui ne m’avait jamais accordé de réelle attention – à part peut-être lorsque je commençai à avoir des formes de femme –, j’avais perdu tout espoir d’avoir une quelconque liberté. J’étais enfermée dans ce monde trop grand. Curieux oxymore n’est-il pas ? Mais c’était exactement ce que je ressentais en ce temps-là…

Le fait que Dieu condamne ceux qui ôtaient leur vie de leur propre chef ne m’effrayait plus, désormais. Je ne voulais plus de cette vie, je voulais fuir et ne plus jamais revenir. Ce jour là, un soleil radieux éclairait le splendide manoir dans lequel je vivais depuis trois ans. Mon violon et mon archet à la main, penchée à la fenêtre de mes appartements, je levai les yeux vers le soleil comme si, tel Icare, j’essayais désespérément de l’atteindre, comme si je voyais à travers cet astre magnifique le visage de ceux que je n’avais jamais oublié. Et tel cet homme aux ailes de cire qui n’atteignit jamais ce but, je tombai, serrant mon violon dans une main, mon archet dans l’autre. Je voulais les emporter avec moi, afin d’en jouer éternellement sur les eaux troubles du Styx.

Et le voile opaque et sombre de la Mort s’abattit sur mes yeux.
Puis, la lumière. J’étais nue, dans une salle toute blanche et vide. Mais était-ce vraiment une salle ? Il ne semblait pas y avoir la moindre trace de plafond, ou de mur. Juste un sol blanc où mes pas feutrés résonnaient. En face de moi, un miroir. Dedans, une femme aux cheveux très longs et blonds, vêtue d’une robe émeraude, aux yeux bleus comme les miens. Elle se mit à parler, et sa voix résonna dans l’espace comme dans ma tête.

« Sylphide d’Octavie. Tu n’es point encore morte, et les flammes de l’Enfer ne t’atteindront pas. »

Je n’osai pas répondre. La voix me manquait.

« Je suis Mélusine, je suis la dernière des fées. Il est possible que tu m’aies rencontrée dans l’un de tes romans. »

C’était vrai. Ce nom me disait quelque chose.

« Et désormais, je serais toi. Tel le phénix, tu renaîtras de tes cendres, et nous ne ferons qu’une. Tu seras Sylphide Lullaby Octavius, car tel est ton véritable nom. Tu renaîtras dans un monde nouveau, mais sois sans crainte, je guiderais tes pas. »

Troublée, complètement désorientée, je ne puis dire un mot. Mais je sentais qu’une nouvelle flamme était née dans mon cœur. Comme si quelque chose m’avait insufflé la vie. Oui, ce devait être ça.

Lorsque j’ouvris les yeux, j’étais allongée dans un cimetière, mon cher violon et mon archet à côté de moi. Je tournai la tête et j’aperçus alors la tombe de Léopold et Sylphide d’Octavie. Ma sépulture et celle de mon père ? Comment se faisait-il qu’elles soient ensemble ? Le corps de mon père n’avait pas été ramené à Versailles, il avait été inhumé… aux États-Unis. Comment diable avais-je pu atterrir là ? Réfléchissons… Mes cousins, pour éviter le déshonneur d’avoir une suicidée dans la famille, avaient peut-être envoyé mon corps ici dans le plus grand secret… Oui, c’était sans doute cela.

Je sortis donc du cimetière mon instrument en main et, d’une démarche maladroite et peu assurée dans ce monde que je ne connaissais pas, et cette époque si lointaine, je parcourus les rues de la ville. J’entendais des rumeurs, à propos d’une certaine académie où il se passerait des choses pour le moins… surnaturelles. Ayant été changée en une créature impie, revenue du monde des morts, et surtout n’ayant nulle part où aller, je décidai d’aller en ce curieux institut : Shaded Academy.

© Shaded Academy



Dernière édition par Sylphide L. Octavius le Jeu 14 Juin - 10:47, édité 4 fois
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MessageSujet : Re: Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !
Mer 30 Mai - 11:27


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You won’t..

Spoiler:
 





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Bonjour & Re-Bienvenue n___n !
Bon courage pour finir ta fiche o/ N'oublie pas de me prévenir quand ce sera le cas, parce que de temps en temps je vois pas >____<.
Si tu as un sushi, on est là o>.
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MessageSujet : Re: Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !
Jeu 14 Juin - 7:02


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    Pfiuhuhu~
    J'ai enfin terminé ♥ même si la fin est un peu bâclée D:
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MessageSujet : Re: Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !
Jeu 14 Juin - 7:30


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Bienvenue parmi la crème des choux ! Wink
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MessageSujet : Re: Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !
Jeu 14 Juin - 16:57


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GRAHOU ♥
*mode escargot Garou *

Comme tu as pu le constater, le "tel un poulpe" m'a profondément choqué... °°... BRAVO ê___è. Du coup pour te punir, je te valide et je te mets chez les FULL BLOOM ! AH LA TEHON MWHAHAHAHA *PAN* Comment ça c'est ce que tu voulais êê ?

La fiche était très bien :3 Très complète ! C'est agréable à lire \o/. J'espère que tu t'amuseras bien icieuh n__n.

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MessageSujet : Re: Sylphide Lullaby Octavius ▬ We're going up !



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