Partagez|

Décadence [LB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet : Décadence [LB]
Mar 26 Juin - 8:51


Mythique : Phoenix

avatar
Mythique : Phoenix

Confrérie : Guilty
Personnage sur l'avatar : /

Feuille de personnage
Age: 20 ans
Niveau d'étude: Université
Petit(e) Ami(e):







‘‘
Décadence
HOPE YOU'LL LIKE IT, DARLING ♫


Une douce matinée d'été. Le temps s'est rafraichi depuis quelques jours, permettant aux internes de la Shaded Academy de rester plus longtemps dehors sans craindre une insolation. Le ciel était dégagé, le vent délicat et frais, semblant insuffler la bonne humeur dans le cœur de tous ceux qui préféraient passer leur temps dehors. Et le seul insensible à ce sentiment, c'est Andy. Il avait choisi ce jour pour faire son apparition après une longue période de convalescence qui avait suivi à sa résurrection semi-annuelle. Une nouvelle fois, sa peau avait perdu toutes les marques du temps, et retrouvé une douceur incroyable ; ses yeux avaient pris une teinte plus bleutée, et ses cheveux une couleur qui tirait plus vers le blond des blés. Il se sentait comme tout neuf, et avait cruellement besoin de se noircir les poumons, il voulait nuire a sa propre santé, histoire de provoquer le pouvoir de résurrection du phœnix, et ainsi pimenter un peu son existence ennuyeuse. Le jeune homme n'avait même pas fait attention à l'endroit où ses pas l'avaient portés. Il savait juste qu'il était à l'extérieur, le reste il s'en foutait. Andy trouva rapidement un banc, à l'abri sous un saule pleureur, et s'y installa. Il sorti du tabac, des filtres et des feuilles, posa ses coudes sur ses genoux, et entreprit de se rouler une clope, tout en jetant des coups d’œil furtifs autour de lui. Son état nouveau lui laissait quelques semaines de répit, une sorte de période sans trop de soucis du côté mental. Il pouvait tout à fait rester seul sans tomber dans la frénésie destructrice ou autres pathologies dues à l'habitation d'un être en son corps. Andy n'arrivait toujours pas à se dire qu'il ne faisait qu'un avec ce mythique qui était venu troubler sa mort. Il n'arrivait pas à ce dire qu'il est le phœnix. Bien que de nouvelles habitudes et de nouvelles envies modifiaient son quotidien. Là par exemple, il était distraitement en train de brûler entièrement sa clope toute neuve. Le papier noirci se tordait et se recourbait sur lui même, et les toutes petites flammes crevèrent lentement sur le filtre. Agacé, Andy laissa tomber sa cigarette par terre, et tâcha de s'en rouler une autre, qu'il alluma en prenant soin de contrôler la main qui tenait fermement le briquet. Il regarda la flamme un instant, comme hypnotisé, puis laissa glisser son doigt et enfonça le clipper dans sa poche. Portant la clope a ses lèvres, il tira profondément, puis se leva brusquement et partit de cet endroit trop romantique à son goût. Il se retrouva sur le sentier du jardin, et se laissa conduire vers un endroit qu'il ne connaissait pas. Ses yeux étaient étrangement attirés par la fraise de sa cigarette. Il ne pouvait s'empêcher de la regarder. Andy secoua la tête. Pas question de passer pour un fou. Il écrasa sa clope dans sa main et releva la tête. Un peu trop tard, et c'est de peu qu'il esquiva une personne qui allait lui rentrer dedans. Il lâcha un juron, et, dans un soupir, reprit son chemin. Ce sentier le conduisit jusqu'à la première partie du jardin. Pensant s'enfoncer dans les profondeurs de la nature, Andy se rapprochait de l'académie. Soit. Les grandes pelouses s'étendaient tout autour de lui, et il choisit un grand chêne pour s'adosser. Le hasard avait voulu qu'il rencontre des grandes pelouses, c'était pour y rester. Il resterait donc ici toute la matinée, s'il ne trouvait rien d'autre intéressant à faire. Le chêne qu'il avait choisi était au beau milieu de la pelouse, assez éloigné du chemin pour ne pas être dérangé par les pas des autres pensionnaires. Et maintenant, il s'ennuyait. Il sorti ses affaires et se roula une cigarette à nouveau. Il n'avait rien d'autre à faire que de fumer comme un pompier, alors... Andy sorti son portable et mis une musique entrainante, mais calme, pour se faire un petit cocon serein autour de lui. Il profitait de ces derniers jours de tranquillité morale. Le jeune homme passa une main derrière sa nuque, et releva un genou sur lequel il appuya son autre bras. Son pouce tapota le filtre de sa clope, et la cendre s'envola, et se laissa porter par le peu de vent qu'il restait. Il la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle tombe un peu plus loin dans le gazon. Il ferma les yeux, et soupira.
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet : Re: Décadence [LB]
Mer 27 Juin - 0:43


Humain & Leader Distraught

avatar
Humain & Leader Distraught

Confrérie : LEADER DISTRAUGHT
Personnage sur l'avatar : Hatsune Miku - Vocaloid

Feuille de personnage
Age: 21 ans
Niveau d'étude: Université
Petit(e) Ami(e):




When They Cry
You’ve got to take your mind off him
But not with aspirins
You won’t..

Spoiler:
 





‘‘
Je grimaçais dès lors que la fenêtre fut ouverte sur le petit matin et son air frais. C’était finalement le pire de tous, ce temps ; Il ne faisait pas assez chaud pour s’habiller très léger, mais il faisait encore bien trop chaud pour ne pas pouvoir mettre de pull sans le regretter. Je m’imaginais déjà le désarroi que j’allais ressentir, en face de la multitude de vêtement de mon armoire, ne pouvant me résoudre à faire un choix. Préoccupation très importante, vous en conviendrez. Les habits ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres. J’étais, je suis et je resterai le genre de fille qui se fait du souci pour ce genre de détail ; Si ce n’est pas malheureux.

Les examens de fin d’année étant finis, je n’avais plus grand-chose à faire au sein de l’établissement. J’avais choisi de rester à l’académie pour les vacances d’été car je ne voulais pas « abandonner » ma confrérie et ses membres. Pourtant, juillet et aout représentaient la période creuse, le vide intersidéral administratif (encore que pour fin aout, cette affirmation était discutable). Et puis, pour être franche, je n’avais pas spécialement envie de rentrer voir mes parents. Depuis que j’étais à la Shaded Academy, je ne suis retournée chez moi que trois fois : La première fois fut pour le Noël de ma première année ; La seconde fois pour mon anniversaire (de cette même année) ; et enfin la troisième et dernière fois car je m’étais cassé la jambe droite, il y a deux ans.

La réminiscence de ces derniers moments passés en famille me fit soupirer. J’avais beau prétendre tout et n’importe quoi, j’avais beau faire la fière et la forte, ce n’était (et de loin) qu’une simple protection pour ne pas souffrir d’avantage d’une situation qui me blessait déjà énormément ; Parce que ça fait mal, de se dire que même dans la maison de son enfance, la maison de ses parents, on est pas chez soi.

Vêtue d’une jupe grise et d’un haut rouge tomate, chaussée d’espadrilles et coiffée d’un chapeau, j’étais prête à affronter la journée comme il se devait de le faire. Une pomme et un livre se proposèrent comme mes alliés dans cette lutte sans ennemis, et donc sans victoire, tandis que le parc semblait tenir la place de front.

Eternellement imprévisible, je fis bien évidement tout sauf lire et manger.

L’exploration des jardins m’occupa pendant une bonne partie de l’après midi. Tout recoin buissonnant devenait merveilleux, avec un peu d’imagination. Bien sûr, j’étais consciente des risques que je prenais en gambadant naïvement dans cette nature trop bien entretenue pour être le théâtre de mes contes et légendes. Si j’étais tout ce qu’il y a des plus humaines, c’était loin d’être le cas de tout les pensionnaires de cette école. Mais qu’importe ! C’était un risque à prendre.

Il était 18heures passé lorsqu’il me paru bon de rentrer me changer pour aller diner. Je n’avais certes rien de prévu, mais je tenais à avoir un rythme de vie sain pour ne pas sombrer dans une énième dépression pseudo-existante et surtout pseudo-assumée. J’avais donné, un peu plus tôt, ma pomme à une famille de fourmis qui semblaient en avoir plus besoin que moi.. Mais le mystère que je n’arrivais pas à résoudre était celui de mon livre.

Parcourant les allées des jardins, inquiète pour le sort d’un bouquin que je n’affectionnais même pas, je regardais au sol (et même dans les airs) dans l’espoir d’apercevoir la couverture du chef d’œuvre de Shakespear.

---

Il avait une tête de personne qu’il ne faut absolument pas et sous aucun prétexte déranger. C’était bien ma veine. C’était typiquement le genre de personne qui me faisait peur, non pas par la sévérité de ses traits, mais par son attitude : Il semblait ailleurs, perdu dans ses pensées, et rien que de m'imaginer perturber ses réflexions me faisait froid dans le dos.

Prenant mon courage à deux mains, je m'avançais, de façon gauche et mal assurée. Arrivée à sa hauteur, je murmurais quelques mots presque inaudibles :

    « Heu.. S’il vous plais ? Bonsoir... Voilà, vous êtes assis sur.. Enfin, près de mon livre. Est-ce que je pourrais le récupérer ? »
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

Décadence [LB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Shaded Academy :: L'extérieur des Batiments :: Les Jardins-