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Peit moment de relachement [libre]

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MessageSujet : Peit moment de relachement [libre]
Jeu 29 Déc - 15:27


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Je venais de monter sur le toit du lycée. Épuisé par le voyage, entre l’avion et être dans un taxi très peu et même pas du tout confortable, mon dos était moulu. J’ai de plus passé un temps considérable à errer dans les couloirs pour trouver mon dortoir et les bâtiments de la confrérie Utopia, ma nouvelle famille, enfin je l’espère… Ici tout le monde étaient différents et la différence ne fessait pas peur. Mais le problème c’était moi. Je n’arrivais pas à aller vers les autres. Même sourire aux autres élèves était une épreuve. Quelques élèves mon dit bonjour mais par réflexe je m’étais caché derrière mon bouclier et j’ai jeté sur eux des regards méprisant.

«Peut-on vraiment revivre « normalement » quand après tout ce temps, en quelque sorte, je n’ai plus vécu?»

Dehors le ciel était bleu, le soleil chaud. Un petit vent frais fessait danser mes cheveux blanc. Tout autour des rebords du toi un haut grillage était installé. Je m’étais laisse tombé, adossé au grillage. Quand je fus assise, j’ai recroquevillé mes genoux contre ma poitrine, mis mes bras autour de mes genoux. J’ai collé mon front contre mes bras de tel façon que mon visage était caché. Comme si quelqu’un laissait tomber tout les malheurs du monde sur mes épaules les larmes de découragement coulaient toutes seules sur mes joues.

«Est si je ne pouvais plus faire de liens avec les autres ? Que vais-je faire ?»

Silencieusement j’ai pleuré. Puis j’ai finit par tomber dans un sommeil agité.


Dernière édition par Rirï Kioku le Jeu 1 Mar - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Sam 31 Déc - 10:58


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La lune, en croissant argenté, était parfaitement découverte bien que quelques nuages sombres surplombaient l’ensemble de l’académie. La brise présente durant la journée était encore là, c’est pourquoi Wojjaem resserra sa cape bleu marine autour de lui.

Sacrée journée ! Cela faisait moins d’une semaine qu’il était là et il devait avouer que ses journées étaient épuisantes. Faire face à de jeunes adolescents, ce n’est pas une mince affaire. Heureusement, les élèves comprirent rapidement à qui ils avaient à faire avec lui. Dès sa première heure de cours, le nouveau professeur d’histoire leur avait montré sa sévérité, son ordre et sa connaissance incroyable. Quelques Guilty s’étaient rebellés… mais pas bien longtemps. Faire face à un LeDranngiskellwik, c’est presque signer son arrêt de mort. Enfin, c’est une manière de parler… Quoique…

Bref, cette nuit accueillante soulagea le bellâtre millénaire qui n’avait plus qu’une hâte : rentrer dans son chez soi pour retrouver celle qu’il avait quitté à l’aube et qui lui avait manqué toute la journée. Marchant élégamment et à un tempo régulier, sa silhouette était la seule en mouvement dans les jardins. Il n’était pas particulièrement très tard mais la fraicheur du soir et l’obscurité avait eut raison de beaucoup.

Bien que plongé dans ses pensées, un mouvement attira l’attention de Wojjaem. De nature observatrice et précise, il remarqua un léger mouvement en hauteur, sur sa droite. S’arrêtant net, il scruta attentivement en hauteur. C’est alors qu’il remarqua une main tremblotante dans le vide, au niveau des toits.

Un sourcil s’éleva sur le visage pâle du vampire. Quel était donc l’individu, assez voire complètement irresponsable, qui siégeait là-haut ? Naturellement curieux, cela intriguait Wojjaem. D’un autre côté, il avait vraiment envie de se retrouver au plus vite auprès de sa Douce. Mais s’il cédait à ses désirs, ce serait lui qui serait irresponsable et en tant que professeur, il faut être à la hauteur de ce que l’on exige à ses propres élèves. Et céder à ses pulsions, lui avait gâché, ruiné, anéanti son passé.

Wojjaem soupira.

* Allez, c’est partit *


Reprenant sa marche, en direction des toits, il accéléra le pas, ainsi, plus vite il aurait résolu le problème, plus vite il serait quitte. Escaladant les toits avec une agilité surprenante, il les parcourut aisément, en équilibre, donnant l’impression qu’il marchait sur une plaine. Plus il se rapprochait, plus il distinguait la silhouette à terre. Des cheveux blancs qui éblouissaient la nuit avec l’éclat du croissant argenté. Une robe trop légère pour cette heure de la nuit. Une peau cristalline. Une paire d’oreilles de chat.

Arrivé à la hauteur de la jeune fille-féline, Wojjaem la scruta de ses yeux rouges. La jeune fille était endormie et ses songes semblaient parcourut de mauvais souvenirs au vu des soubresauts que son corps effectuaient.

* Qu’elle petite inconsciente ! *


Se tenant parfaitement droit sur ses jambes et la surplombant, Wojjaem prit la parole

- N’y a-t-il pas d’autres lieux pour dormir ?

Il avait parlé d’un ton glacial et pénétrant. Bien qu’il n’ait pas parlé fort, sa voix s’était bien sculptée dans l’environnement frais et il était certain qu’il serait entendu par la jeune fille, qui de cette manière se réveilla.

Wojjaem ne la quittait pas des yeux, ne cillant pas, ne clignant pas des cils. Il la fixait, le visage fermé et sévère. Il comptait bien avoir une réponse même si son questionnement ressemblait plus à une affirmation qu’à une véritable interrogation.

D’une hostilité visible, Wojjaem ne l’était pas tant que ce qu’il montrait. Il se trouvait sur le rebord du toit, dos au vide, afin d’être certain qu’il n’arrive aucuns malheur à l’endormie. Car même si un chat retombe sur ses pattes, on n’est jamais trop prudent !
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Sam 31 Déc - 14:12


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Dans mon esprit tout était noir, solitude, abandon… En claire je revivais ces dernières années de ma vie. Enfaite ce n’était pas vraiment étonnant car chaque nuit de plus que dieu avait fait, je revoyais ces images, j’entendais leurs voies qui semblaient surgir des profondeurs des ténèbres. A chaque piqure que ces hommes m’ont faite, je sursautais. A chaque fois que ces gens me chassaient, je plaquais mes mains sur mes oreilles et essayais de courir pour les fuir. Pendant toutes ces nuits mon passé ne voulait pas que j' oublis cet Enfer.

-N’y a-t-il pas d’autres lieux pour dormir ?

Instinctivement j’ai fronçais les sourcils. Cette voix n’était pas vraiment différente que celle utilisées par les gens qui m’avaient rejeté, elle était dur et glacial. La question avait été péremptoire, la personne qui l’avait posé n’attendait pas vraiment de réponse.
J’ai relevé une paupière, puis l’autre. Sous cet angle je ne pouvais voir que ces chaussures, impeccablement bien entretenues. Alors je m’étais remise droit, j’ai replié mes genoux pour pouvoir m’assoir dessus. J’ai relevé la tête pour voir le visage de la personne qui m’avait posé la question. Un homme au visage dur, aux longs cheveux noirs.
Je crois avoir déjà vu ses cheveux. Cet homme est rentré dans une salle de classe quand je cherchais mon dortoir. Il avait pleins de livre avec lui.
Ces yeux rouges me fixaient. Ces bras étaient croisés sur sa poitrine. Manifestement il attendait une explication de ma part.

« -J’ai voulu prendre l’air. Épuisée par la journée que je viens d’avoir, je ne me suis pas rendu compte que je m’étais endormie. »

Mon ton était neutre, sans vraiment de sentiment dans la voie. Je ne pouvais m’empêcher de faire le rapprochement entre son regard glacial, dur et impénétrable et avec ceux des gens que j’ai rencontré dans le passé. Pourtant chaque matin j’espérais que quelqu’un m’aide à sortir de cette solitude dans laquelle je m’étais enfoncée. Mais apparemment mon vœux ne c’était pas encore une fois réalisé.
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Lun 2 Jan - 8:01


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Les iris rougeoyants décryptèrent les moindres gestes de la jeune fille. Elle sortait difficilement de son réveil abrupt (ce qui est plus compréhensible… mais peut-être pas pour le Breton). Alors qu’elle se relevait, deux yeux orangés se tournèrent vers lui. C’est alors que le visage de son interlocutrice se dévoila. Il était assez fin, et d’une pâleur égale à celle de la porcelaine. Ce minois enfantin portait cependant les traces d’une grande fragilité et d’une fatigue non dissimulée.

Immédiatement, Wojjaem fit le rapprochement. Il avait déjà vu cette demoiselle. D’un autre côté, dès que le vampire avait vu un visage une fois – même seulement un centième de seconde ! – il s’en rappelait pour toujours. Et cette fille chétive, il l’avait aperçut dans la journée même. Alors qu’il avait dévalisé la bibliothèque afin de préparer de futurs devoirs, il avait croisé sur sa route une jeune fille un peu paumée.

Perdue, elle semblait l’être encore à ce moment précis. A cela s’ajoutait une certaine inquiétude. De la manière dont elle le fixait, il était sûr qu’il la mettait mal à l’aise. Et pas uniquement car il lui avait fait une remarque désagréable.

* Il y a quelque chose d’autre *


La perspicacité de Wojjaem n’est plus à prouver…

Pourtant, la jeune demoiselle répondit instinctivement à l’homme la dominant de toute sa hauteur.

« -J’ai voulu prendre l’air. Épuisée par la journée que je viens d’avoir, je ne me suis pas rendu compte que je m’étais endormie. »

Sa voix était blanche, dénuée de toute énergie, de toute vie, de tout … espoir. Cependant, elle était sincère.

Biensûr, la réponse n’était pas satisfaisante pour l’interrogateur. Certes, il ne s’était pas attendu à une réponse précise mais avec un minimum d’intérêt. Et puis, être épuisée en parcourant quelques couloirs … il existait pire fatigue ! D’un autre côté, ne l’ayant jamais vu en classe, c’était obligatoire qu’elle était nouvelle depuis très récemment. De la journée.

Alors. L’épuisement viendrait de son voyage ? Wojjaem parcouru ses souvenirs et chacun des périples qu’il avait fait dans le passé avait été source de curiosité et non point de la question de « fatigue ». M’enfin. Le dépaysement devait être radical et son histoire ne semblait pas des plus joyeux au vu de sa mine désenchantée.

Même si cette jeune féline appréciait de se retrouver en hauteur, c’est quand même étrange de s’endormir à deux centimètres du vide. Passons !

Un silence s’immisça entre le professeur et l’élève. Wojjaem gardait son masque inflexible qui n’indiquait rien de bon.

* Mais quelle idée stupide de risquer sa vie pour un somme ! *

Toujours ciblés sur elle, les yeux glacés de l’Immortel fixaient droit dans ceux presque maladif de la jeune fille. Malgré sa beauté naturelle, sa faiblesse faisait presque pitié à Wojjaem. Mais il n’en démordit pas pour autant.

Il reprit d’un même ton froid, mais avec politesse
- Votre nom, je vous prie.

Il voulait absolument connaître le nom de l’individu. Il était certain qu’elle se ferait remarquer rapidement vu son état et sa condition. Et ses « dangerosité inutiles » risqueraient forts de se répéter. En bref, il n’était pas prêt de ne plus entendre parler d’elle. Autre chose se jouait. Même s’il n’en laissait rien paraître, Wojjaem n’en est pas moins un gentleman. Demander le nom d’une personne est un devoir et un signe de respect auquel il s’en voudrait s’il ne l’honorait pas.

Mais attention. A l’égal de la mémoire des visages, la mémoire des noms est une qualité pour le Vampire. Pour ainsi dire, dès lors qu’elle lui aurait donné son nom, il l’aurait à l’œil et saurait aisément converger des infos vers elle si nécessaire (l’intelligence de Wojjaem a vraiment de quoi agacer par moment !)

Attendant – impatiemment – la réponse de la questionnée, celle-ci n’eut pas le temps de répondre immédiatement. En effet, à peine des yeux s’étaient ouverts que le vent frais avait enveloppé la demoiselle, la faisant tressaillir de plus en plus fort au fil des minutes qui passaient. Ne supportant pas de la voir à tout moment sur le point de chanceler (Wojjaem se sentait-il touché par cette fragilité ???) et toujours dans un souci du respect des dames, Wojjaem dénoua sa cape puis la tendit à bout de bras vers la Féline.

- Couvrez-vous avant d’attraper la mort.


Vérifiant et l’obligeant du regard (Wojjaem sait être très persuasif) à saisir sa cape et en étant certain qu’elle obéissait à son ordre, sous lequel se cachait un conseil, il poursuivit.

- Vous qui y avez échappé, il serait dommage de gâcher cette aubaine.

Dans ses paroles, on pouvait y comprendre beaucoup. Déjà, Wojjaem lui disait d’une manière élégante qu’elle avait risqué sa vie pour très peu en s’assoupissant à l’extérieur, seule alors que des monstres vivants dans cette académie et aux alentours pouvaient attaquer. Et il était bien placer pour le savoir. Lui-même en était un. Car même si cette école avait un but éducatif et de réinsertion, le danger était omniprésent. Et la mort ne rôdait jamais loin …

Puis, un léger sourire malicieux et pas du tout rassurant s’étira sur le visage du vampire.

* Une aubaine ? Tomber sur moi ? Cela en est presque comique … *

A cette réflexion, la jeune fille ne pouvait qu’y adhérer, bien qu’elle ne puisse saisir les pensées du Vampire. Mais bien que la compagnie de celui-ci était pénible, une chose était certaine : avec lui à ses côtés, elle était en sécurité.
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Lun 2 Jan - 11:16


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Je m’étais relevé. Après avoir essuyé mes genoux, j’ai répondu à sa question.

« -Je m’appelle Rirï KIOKU. »J’avais mis un peu plus d’énergie dans cette réponse.

Depuis des lustres plus personnes ne m’avaient demandé mon nom, je l’aurais presque
oublié. Il fallait bien que je fasse un petit effort pour cet homme.
J’ai saisi sa cape qu’il me tendait. C’est vrai que le vent était frais mais maintenant habitué, je ne fessais plus attention aux frissons qui parcouraient ma peau pâle. Je l’ai remercié de son geste. M’enroulant dans la cape, j’ai passé un bras entre mon coup et le tissu pour dégager mes cheveux. Ceux-ci, avec les reflets de la lune, étaient retombés telle une cascade d’argent sur le dos de la cape. J’ai reporté mon attention sur son visage sévère.

« Avec un visage aussi dur il doit être surement un membre du personnel. Si c’est un prof, les élèves doivent se tenir à carreaux. »

J’ai effectué un mouvement de recul à cause de son expression. Elle avait changé. Un sourire peut rassurant s’était dessiné sur son visage. Mais rapidement je mettais rassuré. Mon instinct animal ne m’avait pas dit de m’enfuir, il ne m’annonçait pas de danger. Mon instinct de chat quelle blague ! N’ayant jamais accepté cette condition que l’on m’avait imposé, je mettais un point d’honneur à repousser tous les changements qui avaient été apporté à mon organisme.

« - Couvrez-vous avant d’attraper la mort. Vous qui y avez échappé, il serait dommage de gâcher cette aubaine. »

Cette phrase m’était revenue à l’esprit. J’ai baissé la tête, mon corps voulait se révolter. S’en était trop je devais réagir. Personnes ne pouvaient comprendre ma détresse alors je devais la faire comprendre, l’expliquer. Mais pour le moment le trop plein d’émotions devaient sortir. J’ai basculé ma tête en arrière et j’ai rigolé. Mais ce n’était pas un rire de joie plutôt un rire qu’on les scientifiques fous. Quand j’ai eu finit, j’ai posé mes poings sur mes hanches. Je l’ai regardé droit dans les yeux, droit dans ses yeux rouge inflexible. Je devais en finir. Finir avec cette solitude, finir avec cette fragilité, pendant trop longtemps je m’étais cachée. J’étais déterminée.

« -Je vais vous dire quelque chose. La Mort ne veut pas de moi, je suis pour elle un trop beau spectacle ! Depuis six ans que je erre dans la noirceur de ténèbres, depuis six ans que je suis seule, rejetée. J’ai essayé plus d’une fois de mourir mais à chaque fois la Mort s’interpose et elle m’oblige à m’enfoncer un peu plus dans l’Enfer. »

Voulant lui prouver mes dires, je l’avais contourné et m’approchais près du bord du toit. Du coin de l’œil j’ai surveillé sa réaction. Il n’avait pas bougé, pas sourcillé. Mais quelque chose avait changé, un je ne sais quoi… J’ai regardé dans le vide. Je ne voulais pas sauter à quoi bon ? Comme d’habitude je ne serais pas morte. Mais j’avais simplement oublié un petit détaille. J’avais une peur bleu de la hauteur.

« Un chat qui a peur du vide ? Ce n’est vraiment pas banal. Le seul truc que j’aurais aimé voir modifier ne la pas était. »

Prise de vertige, j’étais tétanisée. Le vide m’attirait à lui. Par réflexe j’ai fermé les yeux.
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Mar 10 Jan - 18:09


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Plus énergique (plus réveillée ?) la jeune fille lui répondit avec un peu plus de vivacité

« -Je m’appelle Rirï KIOKU. »

Alors qu’elle se présenta, le dernier des LeDranngiskellwik s’inclina très légèrement en signe de reconnaissance ( sa bonne éducation reçut dès l’enfance ne l’avait jamais quitté)

Elle le remercia pour sa cape. Mais Wojjaem ne disait rien, ne bougeait pas d’un seul millimètre.

Sa phrase fut comme un détonateur pour Rirï, qui explosa en laissant s’échapper un rire malsain, qui émanait de tout son corps. Impassible, Wojjaem n’en était pas moins un observateur. La petite semblait à bout. Ces cris de délivrance où émanaient tant de souffrances…

Mais elle le défia. Elle le regard fermement. Le vampire ne se montra pas le moins du monde intimidé : après tout, c’est lui qui la surplombait toujours de sa grande taille, musclée et imposante.

« -Je vais vous dire quelque chose. La Mort ne veut pas de moi, je suis pour elle un trop beau spectacle ! Depuis six ans que je erre dans la noirceur de ténèbres, depuis six ans que je suis seule, rejetée. J’ai essayé plus d’une fois de mourir mais à chaque fois la Mort s’interpose et elle m’oblige à m’enfoncer un peu plus dans l’Enfer. »

Un cri. Une vérité. Une confession. Une volonté de dire « je veux que ça change ». La fillette qui était avec lui avait du vivre une sombre histoire, un sombre destin…comme beaucoup d’élèves dans cette académie…comme lui.

La Mort, il la connaissait. Étrangement, quand on est humain, on souhaite qu’elle arrive tard ou juste au moment opportun mais une fois qu’elle a fait de vous un complice Immortel, on se sent prisonnier. La liberté n’est plus jamais acquise. Bien qu’il ne se sente pas fixer par les propos de Rirï, cela le concernait. Mais par contre, lui il côtoyait la mort non pas depuis six malheureuses années… mais depuis plusieurs siècles.

En parfait effrontée et adolescente qui se rebelle, sur ses mots, Rirï se mit face au vide. Étrange comme comportement. Défier la mort par le vide quand on est un chat, c’est un peu idiot. Mais c’est là d’où vient la complexité.

La jeune fille, voulant jouer la bravoure se trouvait être sous l’emprise du vertige. Pauvre gamine… La solitude l’avait rendu totalement perdue et abandonnée. Un regard soudain protecteur se posa sur la jeune fille, dont les yeux parfaitement clos de la demoiselle ne pourraient jamais voir…

Wojjaem, empoigna fermement les deux poignets de Rirï, qui n’eut pas le temps de se débattre. D’un autre côté, bien que la poigne fût solide, les mains étaient précautionneuses.
Le vampire la tira en arrière ; doucement, pas à pas, l’invitant (elle n’avait pas le choix en fait) à retrouver ses deux pieds fermes sur le toit, a plusieurs mettre du rebord.

- Vous pouvez ouvrir les yeux.

Quand celle-ci le fit, Wojjaem était face à elle, à plusieurs mètres d’écart, les talons dans le vide mais en parfait équilibre. Cette attitude avait deux caractères : quoiqu’elle face, il lui interdirait de se rapprocher… et cela démontrait son aisance en quelconque situations (et une attitude hautaine ? même si c’en est peut-être un des éléments, ce n’est pas celui qui a le plus d’importance)

Ainsi assurer que Wojjaem avait reprit le dessus, il voulu répondre à la jeune fille.

- Mademoiselle Kioku, il existe des Enfers que vous ne pouvez soupçonner et dont vous ne connaitrez jamais, pour votre plus grand confort. Si la Mort choisit ses martyres, elle choisit aussi ceux qu’elle ne souhaite point recueillir.

C’était une réponse ambigüe et subtile. Au prime abord, il lui faisait une remarque en demi-teinte à propos des Enfers. Pour faire simple, il lui annonçait clairement que le monde de Satan était bien morbide et que même si elle en avait découvert le palier, ce n’était qu’une infime partie. Pour sa propre part, Wojjaem s’était enfoncé plus loin dans cette demeure endiablée. Bref, elle avait souffert et cela persistait mais ses souffrances étaient infimes par rapport aux restes de l’Enfer. Après ce reproche, venait une sorte d’encouragement. Ok, il était difficile à déceler. Mais le fait qu’elle ne connaisse pas tout de Lucifer et ses poignes de fer, était un poids de moins à supporter. Wojjaem aurait tellement désiré qu’il en soit ainsi pour lui…

Quand à la question de la Mort, il affirmait à la jeune Rirï que même si la Mort elle-même ne voulait pas d’elle à ses côtés, c’était pour une bonne raison. C’était futile et sous les mots placides du professeur, cette signification n’était pas évidente à comprendre, bien qu’au cœur de ses dires

- Considérez cela comme un nouveau chemin à tracer.

Plutôt qu’un conseil, c’était dit comme un ordre, prononcé avec courtoisie. Il savait que survivre après avoir connu les pires atrocités, étaient d’une difficulté immense. Mais il souhaitait qu’elle ne soit pas insurmontable pour la jeune fille. Assez de voir tant de visages meurtris.

*Des visages joyeux que j’ai rendu meurtri et sans vie … *


Wojjaem n’avait aucun droit sur la Mort, lui-même en était sous son emprise. Son état de monstre sanguinaire le rendait intouchables ou presque. Dans sa longue existence, son interrogation sur s’il devait vivre, s’il méritait de vivre se comptait en journées, en mois (en années ?) de réflexion. Il était un des martyres de la Mort et Elle le surplombait en permanence. Cette menace particulière était compréhensible : pendant des centaines d’années le Vampire avait joué avec la mort des milliers d’humains. Peut-être la Mort le considérait-il comme un rival ? Mais les remords de cet homme et sa défaillance invisible la ravissait certainement plus encore.

Nulle trace de repentir et de regrets. Jamais Wojjaem n’avait renié son passé, mais jamais il n’en parlait. Et son masque strict ne laissait voir dessiner aucuns remords. Pour beaucoup, le Pourpre Cruel était seulement en sommeil…
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Sam 14 Jan - 8:16


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- Vous pouvez ouvrir les yeux.


J’ai
obéis à la voix du professeur. Il m’avait remise sur le toit, loin du bord,
loin du vide. Et loin de la mort. Mes poignets étaient entourés de ses mains
fermes mais sa poigne ne me fessait pas mal. Le contact avec sa peau froide me
fit frissonner légèrement. Tel un funambule, il se tenait en parfaite équilibre
sur le rebord du toit. Etait-ce un geste protecteur ? Voulait-il me
protéger du danger ? Car malgré ce visage strict et son allure de
« tout puissant » il y avait quelque chose. Un je ne sais quoi… Mais
de toute façon, j’avais eu ce que je voulais. La Mort si proche, c’était
éloigné d’un coup. J’ai voulu lui faire remarquer mais il ne m’en avait pas
laissé le temps. Assuré il m’avait dit quelque peu froidement.



- Mademoiselle Kioku, il
existe des Enfers que vous ne pouvez soupçonner et dont vous ne connaitrez
jamais, pour votre plus grand confort. Si la Mort choisit ses martyres, elle
choisit aussi ceux qu’elle ne souhaite point recueillir.


Son ton, son message, tout
était mystère. En fait lui-même était un mystère. J’ai incliné la tête de côté,
et ai baissé le regard. Il a continué sur sa lancé.



- Considérez cela comme un
nouveau chemin à tracer.



Mon esprit fonctionnait à
vive allure, comprendre le message qu’il me transmettait. Sentant la fatigue
s’appuyait sur mes épaules je m’étais laissée tomber à genoux. Dans une
position peut confortable, il avait lâché mes poignets. De toute façon l’envie
d’en finir était partie de moi. Son discours continuait de tourner dans ma
tête. Commencer un nouveau chemin, une nouvelle vie ? Enfaite c’était pour
cela que j’étais venue dans cette école. En plus, il n’avait pas tout à fait
tort, ici, il existait surement des personnes qui portaient un fardeau, un
passé plus lourd que le mien, qui vivaient avec leurs histoires depuis plus
longtemps que moi. A commencé par cet homme. Ok il était un professeur mais un
prof de la Shaded Académie. Il n’était pas la innocemment. Avait-il été aussi
un pauvre pantin du destin ? Quelle horreur avait il put faire ? Quel
cauchemar avait-il vécu ? J’ai relevé la tête. Il me toisait de toute sa
hauteur. Sous cet angle on aurait dit un géant. Sa stature imposante, son
visage pâle et aux traits fin. De plus quand il parlait on pouvait apercevoir
la naissance de deux dents plus pointues que les autres. Tout cela me rappelait
quelque chose mais je ne savais pas trop quoi. Quand ce quelque chose me
frappa. Un détaille que je n’avais pas su repérer, ou que je n’avais pas voulu
voir, je ne sais pas vraiment. Ces yeux impénétrables, insondables étaient de
couleurs pourpres, la couleur du sang… L’histoire que l’on me contait était
basée sur ces êtres fantastiques, propageant le mal et le chaos. Appelaient
buveurs de sangs, ils étaient nommés Vampires. Cet homme était un vampire. Mais
cela ne m’inquiétait pas car s’il avait voulu me tuer il l’aurait fait depuis
un moment. Mais quelque chose d’autre me tracassait. Je n’arrivais pas à me
souvenir de qui avait bien pus me la raconter ! Prise d’un mauvais
sentiment j’ai essayé de me rappeler de ma vie d’avant. Celle d’avant ma
transformation… Mais impossible. Tous étaient flous... Enfaite aux fils de mes
pensées j’ai constaté que je ne savais plus comment s’appelait mes amis, n’y le
nom de mes profs, l’odeur de mon père ou encore le rire de ma mère. C’était à
ce moment que j’ai tout compris. A force de vouloir emprisonner, oublier mon
passé, j’avais vraiment finit par tout oublier même mes jours heureux. J’ai
plaqué mes mains sur les oreilles, secoué la tête de droite à gauche.


« -Je sais plus ! Je ne me rappelle plus ! »

Je m’étais stoppé net.
Dans mon esprit un petit mécanisme cliqueté. Une boite à musique ?
Peut-être ? Une douce voix murmurait, il y avait un violon, un piano je
crois. Et des rires d’enfants. Etait-ce moi ? Cette mélodie venue du
profond de mon âme me poussait à agir, comme une lumière qui voulait me guider
hors de ces ténèbres dans lequel je m’étais perdu. Ce professeur me tentait
indirectement la main. Et je devais saisir cette chance. Depuis tout ce temps
si je ne pouvais franchir le premier pas c’était que je n’arrivais pas à
accepter, à surmonter mon passé. Maintenant je sais pourquoi je voulais t’en
mourir, ce n’était pas pour être libre. Nan je me disais ça pour me rassurer.
La véritable raison était qu’inconsciemment je fuyais mon passé, mes responsabilités.
Ne sachant pas vraiment par où
commencer, j’ai lâché mon plus lourd fardeau. Ravalant mes sanglots, contrôlant
mes tremblements j’ai dit haut et forts comme si je voulais défier en quelque
sorte mon passée, la chose qui me permettrait d’avancer vers la lumières.



« -A cause de moi mes parents sont morts… »
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Dim 15 Jan - 9:31


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Désormais à terre, la demoiselle aux cheveux d’argent semblait exténuée mais jamais plus Wojjaem ne la vit refaire un mouvement en direction de la Mort. C’était déjà cela. Mourir sur un coup de tête, ce serait tellement idiot. Mais la jeune fille semblait bien instable : son équilibre semblait être loin d’être parfait.

Celle-ci baissa ses yeux avant de les retourner une nouvelle fois vers le grand homme. A sa manière de regarder et de l’observer, il était évident qu’elle se faisait des réflexions sur lui. Le professeur plissa légèrement les yeux pour lui montrer que ses mystères étaient bien gardés. Oui, son passé de tueur n’était pas inconnu de tous ! Beaucoup savait sa véritable nature d’autrefois, d’autres ne savait pas que c’était lui l’assassin breton mais avaient écrit nombres de légendes, de mythes et de romans basés sur son histoire. Pourtant, il s’agissait de sa propre vie, avec sa complexité, ses sentiments, son intimité… Même si il semblait être une personnalité sanglante, il avait gardé pour lui nombre de détails, d’anecdotes, ses méthodes… Jamais il n’en avait soufflé mots… Enfin, ce n’était pas totalement vrai. Un cœur lui avait offert ses oreilles et de jours en jours il arrivait à se confier à sa Belle… Mais nombre de secrets restaient enfouis…

A un moment donné, une fraction de seconde, il comprit qu’elle s’était rendu compte de sa condition : ses pupilles orangées s’étaient contractées avant de reprendre leur taille initiale. Belles canines n’est-ce pas ? Bien qu’elle fusse surprise de cette découverte elle n’avait pas paru inquiète. Elle avait raison sur ce point : elle ne risquait pas de se faire mordre. Pas que son odeur soit repoussante mais parce que désormais le vampire au passé tâché de sang ne s’abreuvait plus que d’un seul précieux liquide ... Par contre, Rirï n’était pas à l’abri du caractère intransigeant du professeur.

Petit à petit le regard de la jeune fille se faisait de plus en plus lointain, absent. Elle rejoignait ses propres songes. A chacun son tour … D’un brusque mouvement, elle cacha alors ses oreilles pointues de ses mains fines et secoua vivement sa tête. A se train là, elle ne tarderait pas a se blesser. Mais elle s’arrêta presque instantanément.

« -Je sais plus ! Je ne me rappelle plus ! »

Alors que le visage de Wojjaem avait été jusqu’alors tournée vers la jeune fille solitaire, à l’évocation de cette phrase il tourna son regard vers le ciel, en soupirant intérieurement. Mais qu’allait chercher cette demoiselle ! La solitude l’avait- elle autant perdue qu’elle ne savait plus quoi penser ? A moins que son abandon soit telle qu’elle en avait effacé ses racines ?
En tout cas, ses paroles étaient insensées, tout comme son comportement. Après tout, lui-même était venu à sa rencontre car elle s’était endormie sur le toit !

A l’affût des moindres mouvements - auditivement parlant - de la miss Kioku, les iris flamboyants ne quittaient plus la sphère lunaire, si envoûtante. Il vit alors la silhouette angélique de sa Douce s’y dessiner, dansant dans la lumière magique. Mais cette vision s’éclipsa rapidement. La réalité de la jeune fille semblait à tout prix la rattraper. Si cela pouvait l’aider à retrouver la raison…

Mais les paroles suivantes eurent certainement plus d’impact qu’il ne s’y était attendu

« -A cause de moi mes parents sont morts… »

Certainement qu’en ce même instant, les deux cœurs qui battaient respectivement dans chacune des poitrines des deux protagonistes surplombant l’académie depuis les toits, eurent la même réaction : cuisante.

*Qu’est ce qui lui prend à cette gamine ? *

Elle était triste, seule, abandonnée (logique vu qu’elle était orpheline), effondrée et sincèrement désolée. Dans ces simples mots et dans tous les autres, Wojjaem avait ressenti un profond sentiment d’amour. Ici, il était flagrant qu’elle les aimait et qu’il en avait toujours été ainsi. Jamais cette fille n’aurait pu tuer froidement quelqu’un. Et au bout d’un millénaire d’existence, Wojjaem savait ce qu’il disait. Alors leur mort avait un lien avec elle mais très lointain, dont elle ne métrisait pas. Un lien comme on ne maitrise pas la Mort elle-même.

-Mentir est un vilain défaut. Mais se mentir à soi-même est à bannir !

Wojjaem avait prononcés ces mots avec un énorme sérieux, une froideur écrasante et avec un ton plus élevé. Quelle honte de s’infliger des supplices inexistants alors que d’autres le sont vraiment.

Coupable, le Vampire l’était. Il avait assassiné respectivement sa femme et son propre père ( sans compter toutes les autres ! ). Plus que de leur avoir volé leur vie, il avait désiré retirer leur dernier souffle de vie et il en avait même jouit. Quel enfant oserait tuer froidement son père ? Ce n’était pas dans l’ordre des choses ! Lui-même avait été élevé, forgé par une éducation stricte. En plus d’arracher l’âme de son père, il avait violé ses valeurs et ses principes. La morale avait été bafouée.

La Vampire ne cherchait aucune compassion. Il ne cherchait aucunes excuses. Il était en tord et les horreurs qu’ils avaient commises seraient en lui à jamais, comme des empreintes indisolvables, comme des marques ineffaçables sur sa peau et son âme.

Malgré ses souvenirs centenaires et abominables, Wojjaem n’en laissait rien paraître. Son visage était encore plus fermé (si ce fût encore possible), ses yeux lançaient des éclairs et ses lèvres étaient étroitement fermées. Cette fois-ci, il délivrait un message explicite à la demoiselle :

* Arrêtez de dire des inepties ! *

C’était un ordre qu’elle avait intérêt à tenir. Arrêter de se mentir pour pouvoir aller de l’avant. Un encouragement bien bizarre. Mais elle se devrait de les respecter car sinon, cela se passerait mal avec le Vampire. Jusque là il avait été patient. Mais elle avait franchit une limite. Wojjaem y déposait une clôture et en aucun cas elle ne devrait être brisée.

Furieux, il l’était. Contre elle, Oui mais surtout envers lui. Il reprochait seulement à Rirï de s’accabler sur un sort dont elle s’était faite prisonnière seule. Se faire souffrir de son plein gré. Même si les paroles du professeur avaient été cinglantes, c’était un ordre dans le bon sens. Un de ses ordres auxquels on n’a pas envie de désobéir, un des ses ordres auxquels on ne doit pas désobéir…
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Dim 15 Jan - 13:47


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"-Mentir est un vilain défaut. Mais se mentir à soi-même est à bannir ! Arrêtez de dire des inepties !"

Cette phrase était cinglante ! Elle avait claqué à mes oreilles tel un fouet. Sa voix était glaciale. Son visage si fin était dur, ses yeux pourpres envoyaient des éclairs. Pour la première fois depuis qu’il était là, il me fessait peur. En fessant un mouvement de recul j’étais tombée sur les fesses. En fermant les yeux un souvenir m’était revenu. Une fois quand j’étais petite, me mère m’avait grondé car lui désobéissant j’avais fait une bêtise. Laquelle je ne sais plus… Mais je me souviens qu’elle avait eu très peur. C’était pour moi la première fois qu’elle me grondait. Et là cet homme, enfin ce vampire, me sermonnait. Il n’avait pas vraiment eu peur de mes agissements, ou un peu car c’était pour cela qu’il était venu me rejoindre. Mais étant plus âgé que moi il avait vu beaucoup d’autre chose, son expérience de la vie mais aussi de la mort étaient plus importante. Ce qui pourrait bien expliquer son discours de tout alors. Mais en tout cas, comme ma mère il était furieux de mon comportement. Et dans un sens c’était compréhensible. J’ai fermé les yeux. Pour avancer, je devais le faire. Aider par cette mélodie qui continuait de danser dans ma tête, j’ai remonté le cours du temps, le cours de ma vie.

« - Je n’aurais pas été entouré par les ténèbres, si les gens ne m’avaient pas rejeté. Je n’aurais pas été rejeté, si je n’avais pas été différente. Mes parents ne seraient pas morts, si je n’avais pas été enlevé ! »

Inconsciemment je me redressais, mes épaules se fessaient plus légères. Un à un les fardeaux quittaient mon cœur. Je reprenais en main ma vie.

« - Je n’aurais pas été enlevé, si ces hommes avaient été arrêté. Ces hommes auraient été arrêté, si la police avaient fait son job ! Et comme ça on peut continuer longtemps ! »

J’étais maintenant face à lui. Il me surplombait toujours de ça haute taille mais j’avais l’impression d’être maintenant aussi grande que lui.

« -Vous aviez raisons, depuis 6 ans je me suis menti, je me suis caché la vérité. J’avais peut être peur de la réalité ? Je ne sais pas. Mais en tout cas je me suis accusée de crime qu’ils n’ont pas été les miens. Ce sont ceux de la société. Mais qui peut être capable d’accuser un système qui règne depuis tout ce temps ? A toujours broyer du noir, à me figer dans le passé je n’ai jamais pu avancer, aller de l’avant. Maintenant tout ceci est fini ! »
Je m’étais rapproché du bord. Surveillant la réaction du prof. Il me regardait du coin de l’œil. Je lui ai souris sincèrement. Ne l’ayant pas fait depuis longtemps, cela devait ressembler plutôt à une grimace mais bon. Ne voulant pas être reprise de vertige je regardais droit devant moi. Vers l’avenir. J’ai enlevé le collier de cuir noir que mes kidnappeurs m’avaient mis. Sans même le regarder je l’ai jeté le plus loin possible. Doucement je m’étais éloigné du bord. Taquine j’ai dit au professeur.

« - Ce serais bête de tomber maintenant. Vous en pensez quoi ? Hein professeur euh… »

C’est vrai je ne savais pas qui il était enfin son nom je veux dire. Mais par mon comportement je ne l’ai pas vraiment laissé répondre. Enfaite je ne me reconnaissais pas vraiment. J’avais l’impression de redevenir la petite fille de mon enfance. Celle joyeuse, souriante et surtout vivante. Quelque chose m’était revenue. J’ai rapproché la main de ma poitrine. D’un coup j’ai relevé la tête. A la vue du visage du prof, j’ai compris que lui au contraire ne comprenait pas mon comportement. Tel un enfant pris sur le fait d’une éventuelle bêtise. J’ai pinçais la bouche, fronçais les sourcils et mes joues était devenues rouges. Rapide, je m’étais retournée. Détachant un peu le nœud de mon corset, j’ai sorti l’objet qui est le plus chère. Une petite boite à musique, en forme de montre à gousset. Enfin, elle était un peu spéciale. Mon père était fabricant de boite à musique, aimant plus que tout la musique il voulait faire partager à tous des multiples mélodies. Et celle que je tenais en main était son chef d’œuvre. Il n’avait fabriqué que celle-ci. Sa différence ? Ce n’était pas juste un carillon mais il avait pu reproduire plusieurs instruments. Il avait créé cette mélodie pour ma mère, Lacie. Lacie qui était aussi le nom de la musique. Souvent ma mère ouvrait cette boîte à musique et me chantait sa mélodie pour me rassurer ou me consoler. Pendant toute ces années je ne l’ai pas ouverte de peur…Hum peur de quoi je n’en savais rien enfaite ? Je m’étais retournée pour refaire face au prof qui ne comprenait toujours pas vraiment la situation. Même si il ne le montrait pas, je le comprenais à la vue de ses traits et de ses yeux rouges qui s’étaient adoucit. Je m’étais avancé vers lui d’un pas souple presque sautillant. Je m’étais arrêté à quelques pas de lui et je lui ai présenté la boîte à musique en forme de montre à gousset. Mes mains en coupe, elle trônait au milieu de celles-ci.

« -S’il vous plait, pouvez-vous l’ouvrir ? »

Surpris il avait exaucé néant moins ma demande. Élégamment, il avait saisi la montre et avait appuyé sur le bouton. Impatiente mes yeux étaient concentrés sur la montre. Le clapé c’était ouvert. Et la musique était partie.

(fait pas ettention à l'image... ^^)
Comme la clé d’un temps passé, je m’étais laissé emporter par la mélodie. Me souvenant de tout, je revoyais mon père, ma mère mes amis. Le murmure de mes souvenirs flous, avait fait place au chant de ma mère. Sans vraiment comprendre mes agissements, j’ai saisi les mains du prof. Tout en tournant au rythme de la mélodie, je rigolais, j’étais libre, j’étais vivante.
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Sam 28 Jan - 20:50


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La violence de son propos et la brutalité de son ton firent peur à la Mythique Féline. Menacée, en reculant, elle était tombée à terre. Wojjaem ne vint pas l’aider à se relever. La galanterie n’avait pas sa place ici. C’était quelqu’un de dur, de sévère et qui ne revenait jamais sur sa décision. Elle tremblait légèrement, de peur et non plus de froid. Elle avait les yeux plein de larmes sans pour autant qu’aucune ne vienne glisser sur ses joues de porcelaine. La tête baissée, Rirï semblait avoir peur, coupable… mais pas seulement. La demoiselle semblait déterminée. Déterminée à quoi ? Fermant les yeux, elle reprit d’une voix droite et affirmée

« - Je n’aurais pas été entouré par les ténèbres, si les gens ne m’avaient pas rejeté. Je n’aurais pas été rejeté, si je n’avais pas été différente. Mes parents ne seraient pas morts, si je n’avais pas été enlevé ! »

Plus elle enchainait les mots, plus elle parlait avec force et puissance… Un crescendo pour une libération

« - Je n’aurais pas été enlevé, si ces hommes avaient été arrêté. Ces hommes auraient été arrêté, si la police avaient fait son job ! Et comme ça on peut continuer longtemps ! »

Elle était maintenant face à lui, droite et haute. Elle parlait avec tout son corps, toute son âme. Elle se faisait grande. Ce n’était plus la petite féline toute recroquevillée sur elle-même.

« -Vous aviez raisons, depuis 6 ans je me suis menti, je me suis caché la vérité. J’avais peut être peur de la réalité ? Je ne sais pas. Mais en tout cas je me suis accusée de crime qu’ils n’ont pas été les miens. Ce sont ceux de la société. Mais qui peut être capable d’accuser un système qui règne depuis tout ce temps ? A toujours broyer du noir, à me figer dans le passé je n’ai jamais pu avancer, aller de l’avant. Maintenant tout ceci est fini ! »

Une métamorphose, une renaissance. Voila ce qui se passait sous ses yeux. Jamais il n’avait été l’acteur d’un tel spectacle. Enfin, c’est un mensonge en pensant cela. Lui-même avait eu une renaissance, même deux. La première l’ayant transformé en un monstre sanguinaire et totalement dépendant du précieux liquide qui coule dans les veines. La deuxième, lorsqu’un ange avait daigné lui prendre son cœur. Cœur sale, salit et impur…

Petit à petit l’histoire de Rirï s’écrivait. Elle avait été arrachée à ses parents par des hommes impitoyables. Des mafieux, à la recherche de l’invention qui les couvriraient de gloire, au grand damne de ses cobayes. Victimes blessées, torturées amenant avec eux le désespoir d’une perte immense chez leur famille. Que pouvait faire Wojjaem ? Dans ce que venait d’énoncer Rirï, il savait de quel côté de la barrière il se trouvait. « Les crimes de la société ». Le Pourpre Cruel avait décimé des milliers de futures familles. Il a rendu rouge la terre de ses ancêtres et de sa patrie. Ses victimes n’ont jamais eut droit à une renaissance. Si la demoiselle savait qu’elle avait affaire à un de ces bourreaux…

Il voyait qu’elle le sondait, guettant sa réaction. Wojjaem ne laissait rien voir. Elle semblait croire qu’il était un peu perdu au milieu de toutes ces révélations. Il n’en était rien mais il est impossible de savoir ce a quoi le Vampire pensait réellement. Aussi froid qu’un miroir qui cache ses failles…

Un sourire étrange laissa découvrir les dents blanches de la jeune fille. Elle devait avoir perdu l’habitude, mais il n’en était en rien moins sincère. Elle s’approcha de nouveau du vide, en faisant garde cependant de laisser une dizaine de centimètres entre ses pieds et le rebord du toit. Elle surveillait sa réaction. Statique. Wojjaem restait immobile. Elle n’enfreignait pas ses règles. Et il ne voulait pas briser ce moment au combien historique dans l’existence de Rirï. Elle enleva son collier de cuir. Une attache réelle pour se défaire totalement d’une cellule passée et psychologique. Puis d’un mouvement déterminé, elle lança loin cet objet porte-malheur. Un fardeau s’enlevait de ses épaules.

Reculant, elle lui fit une nouvelle fois face. D’un ton enfantin, elle s’adressa à lui

« - Ce serais bête de tomber maintenant. Vous en pensez quoi ? Hein professeur euh… »

Quiconque arriverait là aurait cru cette demoiselle dans un état de demi-démence. Cette idée était dans l’esprit vif du professeur mais il savait cet état passager et guérisseur. Sa question n’en était pas une. La délivrance apportait avec elle la naïveté de l’enfance. Puis un rire provint d’elle. Allait-il enfin connaître vraiment la jeune fille répondant au nom de Rirï Kioku ?

Celle-ci rapprocha délicatement sa main légère près de son cœur. Il restait une étape. Tout autant observateur, suivant l’évolution rapide de la demoiselle, il ne savait pourtant pas ce que cachait encore cette dernière. Son sourcil gauche se haussa très légèrement montrant volontairement son intérêt face à la vie, au secret de Rirï.

Soudain, comme prise sur le fait, l’adolescente se mit à rougit vivement. Wojjaem avait-il franchit une limite ? Certes il n’avait rien dit, fait aucuns gestes et bien qu’il fut présent de toutes les paroles de la jeune fille, en était-il vraiment le destinataire ? Elle se retourna. Elle avait besoin d’intimité. Le professeur le comprit alors que Rirï reprenait un souffle lent et faisait des gestes délicats. Il ne pouvait rien voir. Il attendait patiemment. Elle avait besoin d’un moment de calme, de communion avec elle-même afin que sa guérison soit totale.

Tandis que les minutes défilaient, Wojjaem s’interrogeait. Une guérison peut-elle être totale ? Partielle c’est certain. Car même lorsque l’on sort d’une longue maladie et que l’on est dit guérit : le sommes-nous réellement ? N’y a-t-il pas encore quelques séquelles ? De la fatigue à moins que la joie efface tout ? Mais pour une perte, même lorsque l’on fait son deuil, peut-on guérir de ses souvenirs ? Mais ceux-ci ont-ils besoins du qualificatif de « besoin de guérison » ?

*Et toi Wojjaem ? Les blessures que tu as faites et que tu as en toi, sont-elles guéries ? *


Réflexion complexe et philosophique, n’est-ce pas ?

C’est alors que le visage de Rirï, éclairé par la lumière de la lune, se tourna vers celui translucide de l’Eternel Vampire. Elle lui souria puis s’élança joyeusement vers lui. Loin de la détresse qui l’habitait il y a encore à peine quelques minutes, une grande fraicheur (autrement provoquée que l’atmosphère environnante) émanait d’elle. Levant ses yeux orangés vers lui, elle ouvra précautionneusement ses mains. Le professeur ne la quittait pas du regard. Il cherchait ce qu’il voulait y voir. Et c’est ce qu’il y trouva : une jeune fille épanouie.

« -S’il vous plait, pouvez-vous l’ouvrir ? »

Les yeux flamboyants quittèrent ceux enflammés de Rirï pour voir ce qu’elle lui présentait. Au cœur de ses paumes siégeait une montre à gousset. Pourtant, elle n’avait rien de commun. Elle était minutieusement travaillée, avec de minuscules dessins et une écriture appliquée qui parcourait l’ensemble de la devanture. Ce qui surprit le plus Wojjaem ne fut pas de faire face à un objet incroyablement fait mais ce fut la demande de l’adolescente-chat. Elle lui priait d’ouvrir cette relique sentimentale. C’était comme un rituel, le chainon restant. Une étrange sensation parcourut le professeur. C’est lui qui avait ordonné à Rirï de se réveiller mais de là a ce qu’elle le place à un rôle si important pour sa renaissance… jamais il n’y s’y était attendu.

Ne laissant rien voir de cette émotion insolite, il obéit néanmoins aux dires, à la demande souhaitée par Rirï. Il prit délicatement la montre des doigts protecteurs puis appuya légèrement sur la montre. Le déclic du clapet fit comprendre que le mécanisme s’ouvrait.

C’est alors qu’avec lui une musique s’échappa. Une mélodie féérique, une voix chaleureuse, des paroles douces-amères. Une chanson magnifique, d’un cruel romantisme et d’une profonde mélancolie. Les paroles du chant, ajouté au charme de la partition, saisissèrent Wojjaem. Entre temps passé et temps futur, entre souffrance et merveilleux. L’exploit et la prouesse du créateur de la montre et du talent de la femme qui chantait envoutait l’espace qui entourait Rirï et Wojjaem.

Le Vampire avait la gorge nouée. Ses yeux figés. Son passé le transperçait

« Roses Die, The secret is inside the pain »
Mon Crime, Mes Regrets

« Ruby tears have come to me, For your last words »

L’assassinat de ma femme Anaelysoan, que moi-même j’ai commis

« Your very voice is in my heartbeat , Sweeter than despair »

Ma sœur Hyagsiz que je n’ai point sauvé alors que j’aurais pu, que j’aurais du

« Winds are high up on the hille, I cannot hear you »
Le dernier râle que j’ai arraché à mon père

« I’m shivering cold in the heart of rain, Darkness falls, I’m calling for the dawn »
La dernière nuit de mes victimes
Jusqu'à son présent…

« Kiss me in the summer day gloom, my love
You are all my pleasure, my hope and my song”

Ma Douce, Mon Ange

Il avait arrêté de respirer. Son cœur tremblait. L’émotion le paralysait.
Face à sa vie, face à ce qu’il était. Face à sa cruauté, face à l’Amour.
Wojjaem était bouleversé

*Mes blessures ne sont rien comparées à celle que j’ai fait saigner. Mes plaies saigneront a jamais *

Bien que glacé et emplit d’une intense émotion, Rirï n’en vit rien. Absolument rien. Elle ne pût déceler la vive réaction qu’avait provoquée son souvenir à elle, cette mélodie de famille (c’était d’une évidence que cette musique était particulière)

La jeune fille n’en avait rien vu car elle-même avait été transportée dans un autre monde, dans un autre espace temporel. Évocations de souvenirs, pour la plupart horribles pour le Vampire, évocations de souvenirs tendres, joyeux et heureux pour Rirï. Elle chantait a plein cœur les paroles, dansait, riait, s’amusait.

Les dernières notes s’annoncèrent puis s’évanouirent. Rirï était aux anges. Wojjaem, dont les souvenirs s’acharnaient, était pourtant d’un immense calme. Les mains de la jeune fille étaient dans les siennes. Brisé par la musique, il s’était laissé faire, ne protestant pas. A vrai dire, il ne s’était rendu compte de rien, perdu bien trop loin dans les siècles.

Le rire de la mademoiselle résonnait sur les toits.

Wojjaem avait cassé le cadenas qui enchainait la jeune fille a ses idées moroses, a son passé fait que de noir et d’ombres cruelles, a son état dépressif qui lui avait arraché toute liberté. La persuasion et l’autorité du Vampire avait réussi à faire réagir Rirï. Avait-il douté à ne pas convaincre la demoiselle à se réveiller ? Certainement. Car lui-même était doué pour manipuler ses victimes à sa guise, afin d’arriver à ses fins : tuer. C’était la première fois – la première – qu’il essayait de remettre quelqu’un sur le droit chemin de l’espoir, de la vie. Il avait échoué avec sa sœur adorée. Mais une fois encore , il était arrivé là où il l’avait souhaité. Son savoir faire et sa maitrise étaient vraiment indiscutables…même si ses méthodes étaient empreintes d’impartialité et de froideur.

Et Rirï avait atteint, à son insu, au plus profond de son être Wojjaem. Mais jamais elle ne le saurait. Mais a jamais, Wojjaem s’en souviendrait.

C’est alors que la demoiselle reporta son attention vers le visage du professeur, égal à lui-même, neutre. Wojjaem referma minutieusement la boite à musique, la plaça dans les mains féminines (jusqu’alors encore dans les siennes d’une grandes froideur) puis les referma doucement. Il prenait grand soin de cet objet qu’il respectait, vis-à-vis de Rirï et, vis-à-vis de ses souvenirs et de ceux les habitants.

Wojjaem fit un imperceptible sourire et hocha la tête.

-Bien

Un simple mot. Quatre lettres pour un nouveau départ destiné à une demoiselle. Elle avait sa vie à tracée. Et lui, un passé qui le ferait souffrir à jamais. Peine respective et juste pour chacun de ces deux êtres. La douleur en lui était cuisante, sa haine envers lui au summum a ce moment précis mais c’était impossible vu de l’extérieur de le déceler. Rirï quand a elle rayonnait. Il la regardait toujours de son regard glacial mais il était fier. Fier d’elle. Honteux de lui…

Alors que Rirï exclamait sa joie en un nouveau rire chaleureux, Wojjaem jugea que son intervention – des plus efficaces – avait touchée à sa fin. Il avait rencontré une jeune fille démunie et il voyait désormais une jeune femme éblouissante.

La nuit était bien avancée, le froid mordait les visages malgré les cœurs qui battaient rapidement dans les poitrines. Mais la torture des sentiments emprisonnait le Vampire et le désir de retrouver sa Belle était tout en lui.

Le visage implacable se tourna vers la Ressuscité

- Permettez-moi de vous laissez raccompagner par M. LeDranngiskellwik… enfin, par moi-même si vous le voulez bien.


Deux choses en une : Wojjaem répondait à l’interrogation de Rirï en lui donnant son nom et lui disait clairement que la nuit était avancée. Encore une fois, ce n’était pas une question mais un ordre dit avec beaucoup de politesses et de convenues. Pourtant, bien que ses mots fussent dits parfaitement et assez strictement, ils étaient moins froids.

Wojjaem offrit même son bras à la demoiselle aux cheveux pareils au rayon lunaire.

Alors qu’elle s’avançait vers lui, Wojjaem se fit cette confidence

* A tout jamais cette rencontre sera gravée dans ma mémoire *


Même si le Vampire se rappelait de chaque rencontre, Rirï occupait une place particulière. Il avait réussit à lui montrer un chemin autre que celui de la Mort. Elle avait réussit à le transpercer de sentiments profonds. Ensemble ils avaient avancés. Elle sur le chemin de la lumière, lui sur le chemin de la pénombre …

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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Mar 31 Jan - 20:45


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Emportée par les souvenirs du passé, je riais de bon cœur. Les yeux clos, mes parents souriant apparaissaient dans mon esprit. Une profonde chaleur envahissait mon cœur, c’était surement ça qu’on appelait la flamme de la vie ? Certes, à l’idée de ne plus les revoir me posait un poids lourd sur mon cœur mais à jamais leurs souvenirs seraient avec moi. Des amis, j’en avais plus, ils m’avaient abandonnées. Mais ici, dans ce lieu où la différence n’effrayait personnes, je m’en ferais beaucoup d’autres. Les dernières notes se jouaient, les brides de mon passées redevenaient calmes, elles se rendormaient mais cette fois ci, bientôt elles re danseront. Sur le toit du bâtiment le silence revenais. Seul mon rire semblait vouloir déranger la tranquillité de la nuit. Depuis le temps que celui-ci s’était tu, il revendiquait sa liberté. Et cela ne me dérangeait pas, en tout cas ça ne me dérangeait plus.

Mon attention s’était reportée sur mon « libérateur ». Ses traits et son regard étaient toujours aussi dur et impénétrable mais avec le contact dans ses mains dans les miennes, je pouvais ressentir un frisson de bien être et une chaleur de paix parcourir mon corps. Enfermait depuis tant d’années, elle reprenait ses droits sur ma vie. Il refermait la boîte à musique et la replaçait dans le creux de mes mains, qu’ils refermaient délicatement de ses mains glaciales.

« -Bien. »

Il avait lâché ce simple mot en hochant la tête. Ce simple mot, si banal en soi voulait tout dire. « Bien » pour le travail psychologique que je venais de faire, « bien » maintenant part sur ce nouveau chemin. Ce simple « bien » fera parti de ses souvenirs si chers à mon cœur. Un nouveau rire de joie s’emparait de moi, prise par l’élan j’ai effectué une rotation sur mes jambes. Je me sentais si légère et si forte en même temps. Eblouissante, éclatante, pleine de vie j’étais prête à affronter ce monde qui s’offrait à moi. Bien sûr il y aurait des bas mais après tout s’arrangera et le soleil reviendra.

Le vent fessait ondulé mes cheveux blanc, celui-ci piquetait doucement mes joues mais la chaleur qui irradiait de ma peau m’immunisé de ce froid qui c’était installé lors de cette nuit. Le visage de mon interlocuteur c’était tourné vers moi. Il ne me fessait plus peur, plus comme avant. Maintenant je l’admirais, il m’avait réveillé, sorti de mon état de léthargie. Et pour cela je lui devais beaucoup.

« - Permettez-moi de vous laissez raccompagner par M. LeDranngiskellwik… enfin, par moi-même si vous le voulez bien. »

A l’entente de son nom mes yeux s’étaient écarquillés. Un petit rire nerveux était né dans ma gorge. D’un coup le rouge avait empourpré mes joues. Même si son nom était étrange, c’était un professeur et de son statut je lui devais le respect. Un peu honteuse de mon comportement je m’étais légèrement inclinée.

« -Excusez moi M. LeDranglwik.- J’ai respiré un coup et repris d’un coup en le regardant- M. LeDranngiskellwik »

J’espérai ne pas avoir oublié un « a » ou un « r » dans la bataille mais en tout cas phonétiquement ça y ressemblait. En tout cas ce qu’il m’avait dit était un zeste plus chaleureux. Mais comme quand il m’avait tendu sa cape, se n’était pas vraiment une question, plutôt une affirmation, une obligation. Il me tendait son bras. D’un bond je l’ai saisi, le sourire aux lèvres mes yeux pétillaient. Mais je commençais à ressentir les tiraillements de la fatigue, cette nuit je n’angoissais pas à l’idée de fermer les yeux car je sais maintenant quoi répondre à la solitude et à l’obscurité qui voudraient s’emparées de moi. Avant de quitter le toit et de voir disparaître cette voute des cieux, une dernière fois mon regard s’était tourné vers l’astre qui cette nuit n’apparaissait quand un simple petit croissant. A partir de ce jour, je ne redouterais plus les nuits de pleines lunes, le contact de ses rayons sur moi pourrait faire la transformation qui me terrorisait tant, je n’aurais plus peur.

Je suivais mon « libérateur » à travers les différents couloirs de l’Académy. Bercé par son balancier je commençais à m’endormir à son bras. L’idée que c’était un vampire ne m’effrayait pas du tout. Pourquoi ? Je ne sais pas. Accroire les livres, ces « monstres » sont sanguinaires, assoiffés de sang, ils tuent sans vergogne. Mais comme dit l’adage on ne peut juger un livre à sa couverture. A son bras je n’avais pas peur, je me sentais même en sécurité. Nous nous étions arrêtés devant un couloir. On pouvait voire 3 portes de parts et d’autres. La mienne était la première à gauche. Me détachant avec regret de son contact, enlevant agilement sa cape, je lui ai tendu. En croissant mes bras derrière mon dos, je lui ai souris et comme une enfant ma voie était plaine de reconnaissance.

« -Merci infiniment Monsieur. Pour tout merci. Je vous dois la vie. Et désolé de vous avoir accaparé une grande partie de la nuit. »

D’un pas léger et sautillant je m’étais dirigée vers ma porte de chambre. La main sur la poignet, j’ai tourné celle-ci doucement pour ne pas réveiller les autres qui dormaient déjà depuis un moment. Avant de rentrer dans la pièce, mon visage c’était tournée une dernière fois vers le prof. Une idée était venue. Demain je suivrais mes premiers cours et peut être, enfin j’espérais en avoir un avec lui.

« -Je vous dis en revoir et surement à demain. Bonne nuit à vous. Et encore merci. »
Il était toujours aussi impénétrable, dur et sérieux. Mais une lumière étrange avait traversé son regard. Je lui ai souris une dernière fois avant de rentrer dans ma chambre."


Dans la pièce tout était encore rangé dans le sac qui regroupait le peu d’affaires que j’avais gardé. Avec légèreté, je l’ai posé sur le bureau. Ayant pas le courage de sortir tout son contenu, j’ai récupéré une chemise de nuit et la peluche qui me suivait tout le temps. La seule qui ne m’avait jamais quitté, enfin on n’a pas encore vu une peluche partir en courant. Je l’ai posé sur mon lit. Dénouant habilement les nœuds de ma robe, je l’ai retiré pour enfiler la chemise qui avait appartenue à mon père. De ce fait, les manches étaient longues et elle s’arrêtait un peu avant mes genoux. Mais l’odeur de mon père l’imprégnait toujours et cela me réchauffer le cœur. Je m’endormais donc le cœur serein prête à avancer vers ce chemin bordé de lumière et de couleurs.
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MessageSujet : Re: Peit moment de relachement [libre]
Mer 29 Fév - 8:06


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Rayonnante, voila ce qu’elle était. Wojjaem ne savait dire qui de Rirï ou de la Lune était la plus étincelante. La jeune fille métamorphosée en un être plein de vie virevoltait, dansait, riait, s’amusait. Six ans de tristesse et de désespoir qui s’estompaient, qui battaient en retraite après avoir été fructueux, bien trop fructueux.

Le visage de la Féline, se tourna vers lui. Il pouvait lire dans son regard, non plus une crainte mais, une sorte de forme de reconnaissance. C’était étrange, déstabilisant. Depuis combien de temps n’avait-il pas eu un tel sentiment à son égard ? En avait-il déjà eu au moins un, aussi vrai et aussi indestructible que celui que lui transférait cette élève aux cheveux bercés par le vent délicat de la Nuit ?

Déséquilibré à l’intérieur mais bien campé sur ses deux jambes à l’extérieur. Alors qu’une grande sensibilité habitait cet homme aux dents bien trop longues, son impression de marbre le laissait tel un glaçon glacial.

Après avoir prononcé son nom, sa fierté bretonne (bien que salit par sa propre réputation, m’enfin passons), la réaction de Rirï ne se fit pas attendre. Un rire mi-étouffé parvint aux fines oreilles du Vampire. Wojjaem détestait que l’on se moque de son nom. Certes, il était atypique pour des Américains, et autres nationalités. Même en France. Mais c’était un nom que lui avait transmit sa famille, noble breton. Un nom avec une histoire, une vie, une éternité. Wojjaem fronça légèrement ses sourcils afin de montrer son mécontentement. Chaque personne avait son identité et chacun se devait de respecter les autres. Les joues de l’adolescentes se firent plus colorées, ce qui prouva sincèrement ses paroles

« -Excusez moi M. LeDranglwik.- M. LeDranngiskellwik »

C’était loin d’être parfait dans la prononciation mais l’excuse était dite avec respect et reconnaissance. Pas question de s’énerver à cette heure et par cette nuit exceptionnelle. Après coup, le breton se fit cette réflexion : heureusement que Rirï ne connaissait pas son prénom, il n’osait même pas imaginer sa réaction.

Puis elle se dirigea, avec un sourire chaleureux et des yeux étincelants – telle une enfant qui a besoin de peu pour être au comble de sa joie- vers le Vampire, en acceptant son bras. Ses doigts vinrent se poser sur son bras musclé. Ils étaient prêts a partir et Wojjaem n’avait qu’une hâte, descendre au plus vite de ce toit. Sa présence était attendue ailleurs. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne prit pas le temps de raccompagner la jeune élève, que la fatigue commençait à emporter. Il la porta pour descendre du toit sans qu’elle ne risque de tomber. Elle était légère comme une plume, élancée comme un chat. Puis il avait prit un rythme de cadence assez droite, pas très agréable, et rapide mais qui n’empêchèrent pas Rirï a poser sa tête et a fermer ses yeux. Cette proximité dérangeait Wojjaem. Il n’était pas très tactile avec les personnes non proches. Alors qu’ils poursuivaient et enchainaient les allées de l’immense académie, il regarda ce visage en paix avec lui-même

* Et dire qu’il y a des années de cela, j’aurais pu la tuer …*

Nombre de jeunes filles de l’âge de Rirï étaient passées sous ses crocs. Il les avait terrorisés, violentés, blessés, fait souffrir et exterminés. La demoiselle a son bras ne se rendait pas compte du danger qu’elle pouvait prendre. Un vampire n’est pas vraiment un être de confiance pour un être si fragile. A mettre sur le compte de la naïveté enfantine retrouvée.

Au vu du caractère et de sa déduction incroyable, c’est naturellement que Wojjaem s’était dirigé vers les bâtiments réservés aux Utopia. Il poussa délicatement la porte et se retrouva dans un couloir a peine éclairé, qui laissait découvrir trois portes. La demi-endormie émergea de son accoudoir, se détachant à regret – elle émit un léger bougon- de cette compagnie pour le moins austère. Parfaitement redressé, elle prit soigneusement la cape qu’elle remit entre les mains de son accompagnateur puis commença a s’étirer, tel un félin qui se dégourdit après sa sieste. C’est alors qu’elle exprima à lui, la voix empreint d’une grande reconnaissance.

« -Merci infiniment Monsieur. Pour tout merci. Je vous dois la vie. Et désolé de vous avoir accaparé une grande partie de la nuit. »

Le plus troublant n’était pas tant la sincérité des propos de la jeune demoiselle, mais plutôt ceux a qui elle les adressait. Le « Je vous dois la vie » fut certainement celui qui donna le plus grand choc à l’homme Immortel. Lui qui avait toujours été sans attaches, qui avaient été un fidèle disciple de la Mort, venait de donner la vie. Comment était-ce possible ? Les ennemis rêvant de lui déclarer la haine étaient nombreux mais là, il faisait face a un remerciement.

Pour toute réponse, Wojjaem inclina doucement sa tête la gratifiant. Neutre, encore et toujours. Il saluait simplement la jeune fille, rien de plus. Et elle avait raison sur un point, la nuit laisserait sa place dans les heures a venir a un aurore en beauté, et il était temps pour lui de prendre congé. Il la suivit du regard jusqu'à s’assurer qu’elle rentrait bien dans sa chambre. Tandis qu’elle s’apprêtait à entrer dans son espace, elle se retourna, une dernière fois vers lui, celui qu’elle considérait comme « son Sauveur »

« -Je vous dis en revoir et surement à demain. Bonne nuit à vous. Et encore merci. »


La fidélité de Rirï a Wojjaem ne serait plus jamais discutable. Et malgré les quelques maladresses de l’adolescente, le professeur était sensible a sa politesse. C’est pourquoi, il se permit d’honorer cette valeur qui leur tenait à cœur a tout deux

- Bonne Nuit à vous, Mademoiselle Kioku.

Elle lui sourit puis elle fut happer par sa chambre. Et il attendit le cliquetis de la porte, s’assurant ainsi qu’elle était en sécurité, avnt de pousser un léger soupir.

* Sacrée Nuit *

Cela ne faisait pas longtemps qu’il était arrivé dans le pays Américain mais depuis sa rencontre avec l’élu de son cœur, il savait qu’elle avait changé sa vie. Mais il ne s’attendait pas a ce que soit si soudain et si catégorique. Lui qui voulait changer de vie, était-ce la le chemin qu’il devait faire ? En tout cas, la prise de conscience de ses actes sous son nom du Pourpre Cruel était réelle et en voyant Rirï et ses autres élèves, il se demandait combien de vie comme celle de ces jeunes, de leurs parents et amis il avait pulvérisé.

Il regarda l’horloge qui indiquait un horaire assez incroyable pour se dire que c’était leur de finir son travail de professeur. Il était très tard et il n’aurait pas beaucoup de temps a consacrer avec sa Douce. Il remit élégamment la cape autour de ses épaules, jeta un dernier regard sur la porte de Rirï, celle qui était sa première élève à le considérer comme quelqu’un de bien. Cela ne durerait certainement pas : le jour ou elle découvrirait sa véritable identité la décevrait certainement mais il n’avait rien a caché, bien que jamais il ne lui en soufflerait mot. Mais il n’était plus question de cela à cette heure. Elle avait été métamorphosée et était désormais une jeune fille qui était prête à vivre sa vie avec son histoire.

Wojjaem ressortit dehors, sa tête étant ailleurs. Les rayons argentés sur les roses a peine écloses lui firent repenser à la fameuse chanson de Rirï, qui l’avait tant bouleversé. La nuit était très courte mais pas encore terminée. Le Vampire romantique s’approcha d’un parterre de roses, en cueillit une rouge avec délicatesse pour sa dulcinée et accéléra sa cadence vers la sortie de l’académie.

*Sweeter than my dream
We were there, in everlasting bloom *

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