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Alys Y. Ayling - Dragonne ♠

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MessageSujet : Alys Y. Ayling - Dragonne ♠
Mar 21 Juin - 19:37



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Alys Yaëlle Ayling

Jusqu'où êtes vous prêt à aller pour votre Confrérie ?
« Nulle part. »


» » BEHIND THE COMPUTER & THE LITTLE DOLL


■ Prénom/Surnom - Queen
■ Âge/Tranche d'âge - Entre 10 et 20 ! :D
■ Comment as-tu trouvé le forum ? Ch'ais plus 8D
■ Ce que tu penses du forum - Super. Magnifique. Toujours magnifique. ♥
■ Dans les kinder, tu préfères la surprise ou le chocolat ? Surprise !
■ Tu t'entends bien avec Bob l'Éponge ? Joker ! 8D
■ Code -
OK - Bev'

■ Genre - « Je suis une femme, assurément. »
■ Âge - « Je ne m'en souviens plus. Il y a bien longtemps que j'ai cessé de compter. Mais physiquement, j'ai la vingtaine. »
■ Date & Lieu de Naissance - « Où suis-je née ? Je crois bien que c'était en Angleterre, près de Londres. Mais il me semble que la ville existait déjà. Quand précisément ? Un jour de février, sans doute. Il y avait un peu de neige. C'est ce que l'on m'a dit, du moins. »
■ Race - « Je ne sais pas exactement ce que je suis. Mais apparemment, c'est puissant. Un dragon, hein ! »
■ Orientation Sexuelle - « Je n'ai rien contre les femmes ni contre les hommes. Même si je crois que j'ai une préférence pour les hommes. »
■ Poste demandé / Niveau d'étude - « A mon âge … Je me demande pourquoi je vais encore à l'Université. Enfin, pour ce que j'y vais … Une fois tous les trois mois et encore ! »
■ Confrérie choisie - « La maison Distraught est sans doute celle qui me correspond le mieux. Je crois. De toute façon, je ne me vois pas ailleurs. Affaire réglée. »

» » DESCRIPTION MORALE


Vulgaire. Impatiente. Bornée. Fougueuse. Impulsive. Capricieuse. Agressive.Ambitieuse. Arrogante. Autoritaire. Egoïste. Indépendante. Lunatique. Impitoyable. Violente. Sadique. Insolente. Amicale. Attentive. Combative. Rapide.Energique. Expressive. Franche. Imaginative. Joueuse. Loyale.

    « Va t'faire foutre, enfoiré ! »

Vulgaire. J'ai toujours mal parlé, sans faire attention aux mots et aux sens que les gens pouvaient leur donner. Il m'est ainsi arrivée beaucoup de situations embarrassantes qui ont eu pour la plupart une issue désastreuse pour mon interlocuteur. Cependant, et contre toute attente, je sais également choisir mes mots et parler dans un langage plus courant. Même s'il est vrai que ce sont des situations assez rares, et que je ne le fais que pour les personnes que j'estime un tant soit peu.

    « Héé ! Au cas où tu aurais oublié, je ne trahis jamais mes amis ! »

Loyale. Je n'ai pas beaucoup d'amis, c'est vrai. Sûrement à cause de mon caractère un peu difficile à vivre, mais … Les rares personnes qui arrivent à me supporter [et réciproquement] gagnent ma loyauté sans faille. Je ne trahis jamais ceux à qui je tiens et en qui j'ai placé une certaine confiance. Pas totale, certes. Car celle-la, seule une personne spéciale pourra l'obtenir, et elle n'est sûrement pas encore née.

    « Putain ! Tu fous quoi là ?! ça fait deux minutes que je t'attends ! »

Impatiente. Je déteste attendre. Je ne suis pas faite pour ça. Il me faut de l'action, à moi. Il faut que ça bouge ! Mais rester plantée à ne rien faire et à attendre, non merci. Deux minutes, je crois bien que c'est mon grand maximum. Et encore … Je hais attendre, m'ennuyer pendant une durée indéterminée pendant laquelle je pourrais faire tellement d'autres choses !

    « Moi d'abord, toi ensuite. »

Egoïste. Je l'avoue, je suis parfaitement égocentrique. Je passe avant les autres, je vis pour moi. Je fais pour moi. Peut-être qu'un jour, si je trouve la personne qu'il me faut, celle qui me comprend, je pourrai faire aussi pour elle. Juste pour elle et moi. Juste pour nous deux. Mais pour l'instant, ce n'est malheureusement pas le cas. Alors c'est moi d'abord.

    « Je t'aime pas toi. Dégage. »

Franche. Je dis toujours ce que je pense, que ce soit en mal ou en bien. Je déteste le mensonge ou la dissimulation de vérité. Même si j'avoue que parfois, j'omets volontairement de dire des choses. Il arrive que je manque de tact, assez souvent même. Mais je m'en fiche. Tant que mon interlocuteur sait ce que je pense de lui, cela me convient. Quitte à ce qu'il en soit vexé ou blessé.

    « Tu m'fais chier ! Casse toi ou tu vas t'prendre la taulée d'ta vie ! »

Violente. Je ne nie pas le fait que j'aime frapper les gens. Je suis d'un naturel violent et quand on me cherche, on me trouve facilement. Je pars au quart de tour, c'est vrai. Et alors ? J'éprouve un certain plaisir à frapper les gens, à me défouler. Je suis sadique, je l'avoue.

    « Héé ! Alys ! Calme toi bon sang ! »

Impulsive. J'agis toujours selon mes pulsions et je réfléchis peu. C'est vrai. Je préfère l'action à la réflexion. Dès que quelque chose se présente, je saute dessus et je ne fais pas forcément attention aux conséquences. Mais j'arrive pourtant toujours à me sortir des situations délicates dans lesquelles je mets tout le temps. Je suis fougueuse aussi, énergique. Après tout, je ne suis pas une Dragonne pour rien !

    « Quelle peste, celle-la ! Toujours en train de changer d'humeur en quelques secondes ! »

Lunatique. Je sais, je sais. Je change rapidement de comportement et d'humeur. Je peux être amicale une minute, et la seconde suivante, devenir aussi froide qu'un glacier et tranchante qu'une lame. Je n'y peux rien. J'essaie de faire des efforts mais … Ce n'est pas comme si j'en avais vraiment envie, à vrai dire. Je sais que ces changements déstabilisent les gens, et c'est assez amusant. Oui, très sympathique.

    « Oh mon dieu … Qu'est-ce qu'elle a encore inventé ?! »

Imaginative. J'ai toujours une idée derrière la tête, pour faire des emmerdes ou pour me sortir d'une situation incongrue. Faut bien, après tout. Je ne mâche pas mes mots, et les gens le prennent souvent assez mal. Tant pis pour eux. Puis, il faut avouer qu'avoir une imagination débordante est assez pratique. Ça permet beaucoup de choses !

    « Elle veut gouverner le monde ! Elle est totalement folle ! »

Ambitieuse. Gouverner le monde … Peut-être pas jusqu'à ce point là. Mais je me hisserai en haut de l'échelle, jusque là où je pourrai, en tout cas. Je ne laisserai jamais tomber ! Après tout, le Dragon est le plus puissant de tous ! Je n'ai pas peur des échecs alors je sais que j'y arriverai.

    « Donne moi ça, bon sang ! »

Capricieuse. J'ai toujours été gâtée et je ne m'en cache pas. J'ai donc toujours eu ce que je voulais, à la seconde même où je le demandais. J'étais une enfant reine, en quelque sorte. Du coup, je ne suis pas habituée à attendre et à ne pas avoir l'objet de ma convoitise. Je ne fais pas des caprices au sens propre, bien entendu. Pas comme ces petites filles pourries gâtées qui se roulent par terre, pleurent et réclament à cors et à cris. Je le faisais, quand j'étais petite. Mais cela remonte à très très très longtemps ! Maintenant, c'est plus subtil. Mais il me semble que ça marche tout autant. J'obtiens toujours ce que je veux.




» » DESCRIPTION PHYSIQUE


« Je me souviens parfaitement … Je marchais doucement dans les rues claires et ensoleillées, observant les passants qui sortaient de chez eux, riant entre eux et souriant aux bonnes blagues. Je les enviais tous, eux, si insouciants, sans problème ni souci. Malgré l'astre étincelant et la bonne humeur qu'il aurait dû m'apporter, je broyais du noir.

C'est là que je la vis.

Une silhouette assez banale de loin, mais qui attirait pourtant les regards, en dégageant une aura peu commune. Je ne fus pas le seul à la regarder avancer, tétanisé. Pétrifié. Admiratif. Plus elle s'approchait de moi, plus je la trouvais belle, avec son visage aux traits si fins, si beaux. Sa peau de nacre brillait doucement au soleil, laissant apparaître quelques veines bleutées qui la rendaient presque translucide. Elle n'était pas très grande mais son corps était élancé et fin, musclé malgré tout. Elle marchait avec la prestance d'une reine, majestueuse.

Je l'observai plus attentivement.

Ses cheveux courts étaient blancs, sûrement décolorés. Cela lui donnait une allure d'ange, renforcée par les deux tresses qui encadraient doucement son visage. Une frange un peu désordonnée par le vent soufflant lui cachait le front et les sourcils, que l'on devinant par intermittence. Elle leva alors un peu la tête et regarda droit devant elle. Ses yeux se plongèrent dans les miens, et j'y vis une lueur de détermination farouche, infaillible. Ses iris bleus et profonds me paralysèrent tellement ils étaient magnifiques. Deux saphirs brillants, deux lacs calmes et scintillants, agrandis par longs cils noirs et un trait d'eye-liner. Son petit nez fin était bien dessiné, mignon à souhait. Et sa bouche … Ses lèvres pulpeuses et rouges si attirantes que j'eux envie des les embrasser juste en les voyant … Sans m'en rendre compte, j'avançai d'un pas, complètement hypnotisé, tel un marin ensorcelé par le chant des sirènes. Elle s'en rendit sûrement compte car elle me sourit et je pus voir ses dents blanches et parfaitement alignées, sans aucun défaut à part peut-être les canines que l'on percevait légèrement plus pointues. Sur l'instant, j'eus un doute. Faisais-je face à une vampiresse prête à me mordre et à me vider de mon sang ? Je secouai la tête, désespéré de moi-même. Les vampires n'existaient pas, c'était bien connu. Et même si ç'avait été le cas, j'aurai sans doute été ravi de mourir sous les crocs de cette magnifique jeune femme.

Mon regard descendit encore.

Je suivis des yeux la courbe gracieuse et laiteuse de son cou, continuai sur ses épaules fines d'apparence fragile. Je dérivais quelques secondes sur sa poitrine qui n'était peut-être pas très développée, mais qui semblait pourtant ferme. Je n'avais pas une femme en face de moi, mais bien une déesse au corps parfait et totalement désirable. Son ventre était plat derrière ses habits et ses jambes moulées dans un collant noir étaient longues et galbées. Je le devinais aussi blanches que le reste du corps.

Un coup de vent fit voler la jupe de la demoiselle, et je perçus alors, accrochés à sa cuisse droite, trois petits couteaux tranchants et aiguisés. Mortels, sans aucun doute. Mais je m'en fichais, car cela n'enlevait en rien à la grâce divine qui s'échappait d'elle. Puis elle fut là, juste devant moi. Elle était vraiment petite, à vrai dire, mais cela lui donnait un air de fragilité encore plus puissant, que mêmes les armes accrochées à sa cuisse n'arrivaient pas à démentir. Sa main droite se leva et se posa doucement sur ma joue. Je tressaillis. Sa peau était douce comme le velours mais son contact m'électrisait. Ses longs doigts de fées glissèrent le long de ma pommette, suivirent le contour de ma mâchoire et elle laissa retomber son bras. Mon cœur battait à mille à l'heure et j'avais les joues rouges. Elle me sourit puis continua sa route sans se retourner. Son bras frôla le mien et je me retournai pour continuer de la suivre du regard. Ses hanches se balançaient langoureusement au rythme de ses pas et son petit fessier était … parfaitement désirable. Un peu trop, même.

Alors qu'elle disparaissait au coin d'une rue, je pris conscience que j'étais éperdument tombé amoureux, mais que je n'avais sans doute aucune chance de revoir cette beauté sortie toute droite de nulle part. Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine, et ma joue me brûlait encore, à l'endroit où elle m'avait touché. C'était la seule preuve que je n'avais pas rêvé. »

***

« Je sais ce que j'ai vu ! Je m'en rappelle parfaitement ! Et même si je me suis efforcée de faire disparaître de ma mémoire ces images, je n'y arrive pas. Je ne veux pas que les gens me traitent de folle, alors je ne dis rien. Mais je sais. Je l'ai vue. Cette femme ! Ce monstre ! Terrifiante.

Je me promenais dans la forêt, près de chez moi. Je faisais ma cueillette annuelle de champignons et jusque là, je n'avais jamais croisé âme qui vive. Après tout, c'était plutôt le genre de forêt assez terrifiante, sujet de nombreuses rumeurs toutes aussi farfelues les unes que les autres. Je n'y avais de toute façon jamais cru et à mon âge, cela ne changeait plus. Mais ce que je vis ce jour là m'ébranla dans mes plus profondes certitudes et convictions.

C'était une jolie jeune femme d'apparence, pas très grande mais on sentait en elle une maturité que peu de personnes ont. Elle devait avoir la vingtaine, dans ces environs. Elle m'entendit sûrement, car elle se retourna et je vis dans ces traits et ses yeux bleus qu'elle était beaucoup plus vieille que ça. Sans aucun doute, encore plus que moi.

C'est là que j'eus le plus grand choc de ma vie.

Les iris de la jeune femme n'étaient plus bleus, mais rouges ! Rouges ! Comme le sang, comme les rubis, comme les roses ou comme le feu. Un rouge flamboyant et ardent. Sa bouche s'ouvrit dans un rictus amusé et sadique, et je pus voir des crocs pointus et blancs. J'étais paralysée par la peur, secouée par des tremblements incontrôlables. De grosses gouttes de sueur coulaient le long de mon front et pourtant, j'avais froid. J'étais saisie par ces prunelles rougeoyantes qui me fixaient avec cruauté et méchanceté. J'aurai voulu m'enfuir loin, courir encore sans jamais m'arrêter, mais mes jambes refusaient de m'obéir. Je ne pouvais rien faire d'autre que regarder ce visage si beau, si fin, et qui cachait pourtant le diable.

Puis elle a sortit trois lames, cachée sous sa jupe et accrochées sur sa cuisse. Trois petits couteaux mortels, et je sus que mon heure était venue. Mais contre toute attente, au lieu de me les envoyer dessus, elle les jeta négligemment dans le sol où ils se plantèrent sans un bruit. Elle se déshabilla alors complètement, et j'eus devant moi une femme nue aux yeux de feu qui m'observait sans aucune pudeur. Elle ne disait rien, se contentait d'attendre. Et moi, je restais là, pétrifiée. Figée.

Je ne sais pas vraiment comment décrire la suite de ce qu'il s'est passé, et j'avoue avoir du mal à mettre des mots là-dessus.

La jeune femme avait déplacé ses habits et ses lames aux pieds d'un arbre, puis elle s'était replacée au centre de la clairière. Clairière que je n'avais pas remarqué, trop concentrée que j'étais sur le demoiselle. Et elle se transforma.

D'abord, deux ailes écailleuses lui poussèrent dans le dos, rouges et blanches, rappelant étrangement la couleur des yeux et des cheveux de la jeune femme. Puis une longue queue rouge apparut dans le bas de son dos, agrémentée de pics blancs et dangereux, dévastateurs. Ses yeux s'allongèrent et devinrent encore plus grands, plus profonds et hypnotisants. A la place de ses mains étaient apparues des griffes aiguisés et ses pieds étaient cependant rester identiques que sous sa forme humaine.

Il n'y avait aucun doute. J'avais en face de moi un monstre, mi-dragon, mi-femme. Et au fond de moi, je savais que si elle le voulait, elle aurait pu se transformer complètement en dragon. Et me tuer sur le champ. Mais elle n'en fit rien et récupéra tout simplement ses habits, les glissa dans une sacoche qu'elle avait tiré d'on ne savait où, accrocha de nouveau ses lames autour de sa cuisse et se couvrit d'une cape qui devait être prévue à sa métamorphose car elle ne gênait pas le mouvement des ailes et n'entravaient pas la queue. Elle se vêtit d'un nouveau pantalon et me regarda une dernière fois.

Puis elle s'envola et je ne la revis plus jamais. »




» » HISTOIRE & COMPAGNIE


Tout commença à Londres, pendant ce jour de neige si froid qu'il en aurait fait pâlir les icebergs. La neige tombait drue, recouvrant le sol de son manteau blanc et silencieux. Il ne faisait pas bien jour et même si l'on était en plein milieu de l'après-midi, les nuages cachaient le soleil et sa lumière, laissant la ville – voire le pays entier – dans l'obscurité. C'était un de ces hivers glacials causant presque plus de morts qu'il n'y avait de vivants. Et c'est pendant une de ces journées là, alors qu'on croyait que toute vie avait déserté, que naquit Alys. C'était une jolie petite fille, bien portante qui résisterait peut-être, avec un peu de chance, à la dure saison. Sa mère en était toute émoustillée. Après tout, c'était sa première gamine et elle avait bien le droit d'être heureuse. Certes, on lui avait rabâché maintes et maintes fois que si elle devait faire des enfants, ce n'était pas pour son propre plaisir mais surtout pour la survie de la lignée et par la même occasion, celle du village. Mais si elle était heureuse, cela ferait d'elle une mère préoccupée par son bambin, et une mère préoccupée par son bambin ne traînait pas dans les pattes des hommes, des mâles comme ils disaient. Et cela les arrangeait bien, machistes comme ils étaient. Ou plutôt comme l'était l'époque. Dure époque que celle pendant laquelle la fillette vit le jour, mais de cela, elle ne s'en rendit compte que bien plus tard.

A dix ans, Alys était une jolie fillette mais la nature lui avait donné des cheveux aussi blancs que la neige qui était tombée pendant l'après-midi de sa naissance. Signe du destin ou pure coïncidence ? Personne ne le savait et les gens s'en moquaient. Enfin pas tous, car cette couleur n'était pas des plus banales et ne permettait pas vraiment à la jeune fille de se fondre dans la masse. Et il est bien connu qu'à cette époque, les gens qui étaient hors du lot étaient tous des sorciers ou des sorcières. Stupide idée certes, mais personne n'était là pour la réfuter alors le peuple croyait. Et il croyait à des chimères, à des principes qu'on lui avait enfoncé dans le crâne à grands coups de marteau et qui était resté ancré par la peur qui lui rongeait le cœur. Le peuple était bête car il n'avait qu'un faible comte pour le guider, un petit monarque cloîtré dans son beau château, aussi peureux que le reste. Alors forcément, ça ne volait jamais très haut dans l'esprit du tiers-état …

Ce qui fait qu'Alys, malgré son jeune âge, fut souvent harcelée encore et encore, bon nombre de gens voulant l'amener sur le bûcher. Heureusement que « Maman super préoccupée par sa gamine » était là … Et surtout, heureusement pour elle qu'elle était la fille du chef du village, représentant direct de Londres. Ou du moins, de ce à quoi ressemblait Londres à l'époque. En réalité, le père de la mère d'Alys, le grand père de celle-ci donc, adorait sa petite fille. Il aimait caresser ses cheveux blancs qui poussaient à une allure folle, il aimait discuter avec elle alors qu'elle n'était qu'une fille, il aimait être en sa compagnie. Et puis, c'était sa seule descendance. Ses autres enfants n'avaient jamais eu de progéniture, ou cette dernière était morte avant d'avoir pu vivre plus de trois ans. C'était triste, mais c'était la vie, surtout à cette époque où la vie était dure. Breff. Du coup, Papy Ayling protégeait la gamine et personne n'avait le droit de l'emmener brûler sur un feu en place publique. Et cela faisait enrager beaucoup de personnes, mais ce n'était pas comme si elles avaient vraiment le choix, de toute façon. Et puis … Pour renverser celui qui était à la tête de ce village depuis une bonne dizaine d'années – voire deux – et qui avait succédé à son père qui avait lui-même remplacé son propre géniteur et ainsi de suite en remontant jusqu'à une vingtaine de génération … Ce n'était pas tâche aisée, il fallait avouer.

A quinze ans, Alys avait tout de la jeune fille modèle, prenant soin d'elle, sachant coudre les ourlets et moudre le grain, faire la cuisine et laver la vaisselle et le linge … Elle n'allait pas à l'école, évidemment. Quelle jeune fille de pauvre famille aurait-elle était si elle avait dû s'ennuyer sur les bancs poussiéreux d'une école ? Non, vraiment. C'était une idée inconcevable et totalement absurde pour cette époque. Breff. Elle avait donc tout de la jeune femme à marier. Et son grand père, en bon chef de village, devait lui-même choisir le futur mari. Et malgré ses cheveux blancs à faire pâlir les peureux et les chasseurs de sorcières, Alys était vraiment belle. Et ça, c'était un atout à ne pas négliger. Et autre avantage encore mieux que la beauté de la jeune fille, le mari de celui-ci reprendrait les rênes du village après la mort du grand père. Et ça, ça en attirait plus d'un. Heureusement pour elle, Papy était là pour surveiller les prétendants qui montraient patte blanche devant celui qui aurait le dernier mot dans l'espoir de se faire choisir. – A cette époque, vous l'aurez remarqué, Alys ne s'était pas encore forgé son caractère de cochon et heureusement pour elle, parce que là, Papy n'aurait rien pu faire contre le bûcher. – Breff. On la maria donc avec un beau jeune homme plein de compétences, aussi pauvre que le reste mais peut-être légèrement moins peureux, qui avait toutes les qualités nécessaires à la succession du village. C'était bien, on fit la fête, on se soûla, on termina dans les tas de fumiers et tout le désordre qui accompagne un mariage digne de ce nom dans un village du tiers-état. Même le comte – qui n'était pas méchant au final – vint leur rendre une très brève visite pour bénir les mariés et il retourna se cacher dans son château de pierres qui n'aurait pas résisté à une bande de rebelles en colère. Mais ça, il ne le savait pas encore.

Le jeune couple passa de belles années – si l'on peut considérer les années de cette époque comme belles – et ils s'entendaient plutôt bien. Alys eut deux faux jumeaux et là aussi, on y vit un signe du diable. Mais qu'importait pour elle alors qu'elle avait deux magnifiques enfants qui occupaient ses journées. Mais comme toute histoire heureuse, celle-ci eut une fin. Et assez tragique au passage. Alys mourut. D'une façon … Etrange ? Alors qu'elle cuisinait un bon petit plat pour son homme qui travaillait aux champs, quelques braises tombèrent sur la paille qui leur servait de lit. Evidemment, celle-ci prit feu instantanément, se répandit sur les murs de chaux et sur le toit et bientôt, ce fut toute la maison qui brûla. Et Alys n'arrivait pas à sortir. Les villageois accoururent immédiatement, transportant de l'eau vainement dans de petits seaux, jetant tout cela sur la maison sans effet. Bientôt, il n'y eut plus que des cendres … Et Alys, debout au milieu des ruines, intacte. Là, ce fut trop pour les villageois. Déjà qu'ils la soupçonnaient d'être une sorcière, alors si en plus elle résistait au feu ! – Evidemment, personne et encore moins elle ne connaissait ses gênes de dragonne. – Et là, ce fut la débandade complète. Le peuple se saisit de pierres et lyncha la jeune femme qui ne put se défendre. Comble de l'ironie donc, elle mourut non pas dévorée par les flammes mais tuée à coups de cailloux. Triste fin, surtout pour les deux jumeaux qui connurent leur première noyade au fond de la rivière. On ne laissait évidemment pas vivre la progéniture du diable …

Stupides villageois qu'ils étaient, ils portèrent le cadavre d'Alys dans la forêt proche, peu soucieux de l'enterrer ou quoi et la laissèrent en repas au braves bêtes cannibales qui passaient par là. Et ils repartirent vivre leur petite vie, la peur toujours au fond de leur âme les dévorant petit à petit, inexorablement. Il y eut quelques pleurs mais pas trop. Parce que pleurer une sorcière, ça se faisait pas. Sa mère en fut triste et Papy Ayling aussi – même s'il était au bord de la mort –. Légèrement son mari, mais il s'en moquait. Il savait qu'il récupèrerait quand même la place de chef du village. Et que malgré tout, il était aussi cupide que le reste.

Pendant ce temps, Alys ressuscita. Ce fut douloureux et assez long, mais elle était là, bien en vie. Et elle avait doublé de poids, de volume et changé de couleur. En outre, elle avait faim. Elle mesurait environ trois mètres de haut, six de long – si on comptait la queue – et elle ne passait pas inaperçue. Elle regarda ses nouvelles griffes, battit des ailes et cracha du feu. Impressionnant. Elle ne comprenait pas tout ce qu'il se passait et son esprit avait un peu du mal à suivre, mais elle capta qu'elle était devenue une dragonne. Et elle ne savait pas vraiment pourquoi alors qu'elle était née à Londres et non dans les pays asiatiques où la plupart de la population vénérait ces grandes bêtes là. Enfin, à cette époque, elle ne connaissait pas encore l'Asie. Ni la géographie en général. Après de longues heures d'essai, elle parvint enfin à récupérer sa forme normale. Mais ses habits avaient été déchirés. Elle reste dans la forêt jusqu'à la nuit, et lorsque celle-ci fut tombée, elle alla voler quelques trucs au village. Des couteaux parce que ça pouvait toujours servir pour se défendre et manger, des habits et de la nourriture séchée. Elle dit au revoir une dernière fois à l'endroit de sa naissance et partit. Elle avait 20 ans.

Des siècles passèrent et Alys vivait au jour le jour. Elle ne dormait pas beaucoup, s'entraînait à contrôler sa nouvelle forme la plupart du temps et paraissait vraiment bizarre aux yeux des autres. Mais elle s'en fichait. Elle vivait pour elle-même, se moquant des autres. Peut-être était-elle rancunière de ce qu'ils lui avaient fait alors qu'elle n'avait rien demandé. Ils avaient tué ses enfants ! Deux pauvres jumeaux qui avaient eu la malchance de l'avoir en mère. Elle se forgea petit à petit un caractère bien trempé, conçu pour résister. Elle apprit à se battre avec les maîtres, voyageait beaucoup et en toute discrétion. Elle ne vieillissait plus et gardait son physique de jeune femme de 20 ans. Elle compléta son instruction dans les meilleures écoles, se fit quelques amis même si elle ne les gardait pas longtemps … Elle aimait bien cette nouvelle vie et détestait ne pas avoir ce qu'elle voulait. C'est pourquoi elle fit en sorte de mettre en place nombre de moyens pour parvenir à ses fins.

Jusqu'au jour où elle entendit parler de la Shaded Academy. Et là, ce fut le déclic. Elle vivait cachée depuis plus de deux millénaires. Elle ne pouvait pas continuer éternellement. Et être avec d'autres personnes étranges pouvait toujours servir. Et puis, là-bas, personne ne s'inquièterait de ne pas la voir vieillir. Elle s'y rendit donc sans d'autre pensée que d'être enfin libre. Bon, c'est sûr qu'elle n'allait pas se transformer complètement en dragonne devant tout le monde mais … Elle allait pouvoir enfin arrêter de faire semblant. Elle se montrerait telle qu'elle était, égoïste et capricieuse, vulgaire et sadique. Elle aimait faire le mal et elle ne s'en cachait pas. Peut-être trouverait-elle même une victime à martyriser ? Elle y alla avec toute sa fougue et son impulsivité alors qu'on aurait pu penser qu'avec le nombre d'années où elle avait vécu, elle aurait pu gagner de la sagesse. N'importe quoi. Comme si c'était son genre d'attendre. Elle avait assez attendu. Maintenant, elle allait pouvoir jouer.


© Shaded Academy

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MessageSujet : Re: Alys Y. Ayling - Dragonne ♠
Jeu 28 Juil - 12:46


Humain & Leader Distraught

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Humain & Leader Distraught

Confrérie : LEADER DISTRAUGHT
Personnage sur l'avatar : Hatsune Miku - Vocaloid

Feuille de personnage
Age: 21 ans
Niveau d'étude: Université
Petit(e) Ami(e):




When They Cry
You’ve got to take your mind off him
But not with aspirins
You won’t..

Spoiler:
 





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MON DIEU.

La fiche est tout simplement géniale, abominablement parfaite. Je sais que je pourrais essayer de trouver quelque chose de constructif à dire (et encore), mais là je vois pas ô__o'. RIEN à redire quoi D8. Mwahaha.

Donc je ne te valide pas te VALIDE ça coule de source 8D.

Bon RP ma chérie ♥.
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Alys Y. Ayling - Dragonne ♠

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