Partagez|

Rencontre d'un autre genre et un marronnier. [Innocent]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet : Rencontre d'un autre genre et un marronnier. [Innocent]
Mar 27 Aoû - 12:44



avatar
Hybride : Lézard

Confrérie : Distraught
Personnage sur l'avatar : Kagerou project - Kido

Feuille de personnage
Age: 21
Niveau d'étude: Université
Petit(e) Ami(e): / / /







‘‘
15h13

C'était la fin de l'été, elle le savait plus que quiconque. Elle, qui arrivait à résister à de fortes chaleurs, s'était rendue compte que le temps s'était lentement refroidi. Elle avait de nouveau troqué son haut de maillot pour un tee-shirt à manche longue sous son long sweat-shirt à capuche où elle cachait ses oreilles sensibles au froid et pour éviter que ses cheveux, ses longs et fins cheveux, n'aillent danser au vent qui venait de se lever. Tournant le dos à la brise, elle avançait vers le parc. Elle marqua une pause avant d'y entrer. C'était plutôt rare pour elle de se balader aussi loin de sa chambre surchauffée qu'elle appréciait tant. Mais elle voulait plus que tout profiter de ces derniers instants de chaleurs, bien que ce soit une chaleur confuse, et d'un soleil d'été pour prendre quelques photos. D'ailleurs, son appareil pendait à son cou, retenu par une cordelette faite main puisqu'elle avait accidentellement coupé l'originale. Comment ? Elle ne le savait plus. Elle continuait donc d'avancer sous cette rangée d'arbres où l'ombre la faisait frissonner. Elle observait attentivement chaque recoin pour espérer une belle photo. Elle remarqua à un moment un vieux marronnier qui commençait déjà à perdre ses feuilles jaunies par une maladie. Elle baissa les yeux vers l'ombre du marronnier jusqu'à qu'elle remarque une nouvelle ombre dans celle-ci. Une silhouette se cachait dans ce lieu quelque peu sombre. Et elle croisa le regard de cette personne.

Elle ouvrit grand les yeux en se remémorant qui c'était. Oui, elle savait qui était cette ombre lorsqu'elle plongea son regard dans ces prunelles si différentes des autres. Elle pourrait reconnaître ce regard parmi des milliers d'autres, car il n'y avait aucune personne qui pouvait imiter les expressions et différents sentiments qui se mêlaient à ces yeux. Depuis la première fois qu'elle l'avait rencontré, elle avait toujours espéré coincer ces émotions si compliquées sur une photo, sur un bout de papier, mais elle n'en avait jamais eu l'occasion. Elle ne put donc s'empêcher de pousser un léger soupir avant d'esquisser un sourire ironique. Elle se souvint aussi que sa première rencontre avec lui fut presque la même que celle-ci.

- Le froid la rendait coléreuse et triste. Elle qui était la bonne humeur incarnée. Ou presque. C'était une fin d'après-midi et elle venait de finir ses cours. Hélas, c'était une journée d'hiver et quelques flocons blancs avaient décidé de faire grâce de leur présence. Elle était bien habillée, avec plusieurs couches de vêtements sous son sweat qu'elle mettait toujours par-dessus. Mais son avis était différent. Elle avait donc rajouté une grosse écharpe de laine, des gants, une paire de chaussettes sous ses épaisse bottes d'hiver, et un cache oreille par dessus sa capuche. Elle disait à ceux qui lui faisaient un commentaire sur sa tenue qu'elle était quelque peu frileuse. Bel euphémisme pour dire que ce petit froid la gelait de la tête aux pieds. Tandis qu'elle mettait ses mains sur son visage pour souffler de l'air chaud sur ses pauvres doigts gelés, elle continuait d'avancer avec un but précis. Elle sortait juste pour aller faire quelques courses. Et elle était impatiente de rapidement retourner à sa chambre pour hiberner jusqu'au lendemain. Et cette rencontre fut contre toute attente. Elle releva le nez pour regarder en face d'elle, jusqu'à ce moment elle avançait en regardant ses pieds pour ne pas affronter l'hiver en face et pour éviter que ses lèvres ne gerçent encore plus. Elle fut surprise par cette apparition. À quelques mètres devant elle, se tenait un garçon qui avait l'air plutôt jeune, stoppé net et qui observait le ciel de ses yeux grands ouvert. Alors qu'elle tournait la tête dans tous les sens pour observer que de rares personnes, elle se retourna vers lui, se demandant ce qu'il faisait.Un flocon de neige se posa sur la joue du jeune garçon puis fondu, plus éphémère qu'un papillon, laissant une simple trace derrière lui, comme une larme. Mais le regard du garçon resta de marbre avec une expression indéchiffrable. Jusqu'à qu'il croise son propre regard...

- Cela fait déjà un bon moment que l'on ne s'est pas croisé, n'est-ce pas Inno' ?

Elle souriait franchement cette fois, bien qu'elle reste un peu amusée et nostalgique à ce souvenir. Leur relation, qui avait débuté depuis cette rencontre, n'était pas franchement bonne et le surnom qu'elle venait de lui donner, Inno', était le résultat de cela. Elle aimait bien le taquiner.
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet : Re: Rencontre d'un autre genre et un marronnier. [Innocent]
Jeu 29 Aoû - 17:18


Mythique : Chat d'Argent

avatar
Mythique : Chat d'Argent

Confrérie : Distraught
Personnage sur l'avatar : Ciel Phantomhive- Kuroshitsuji

Feuille de personnage
Age: Une centaine d'année, en théorie.
Niveau d'étude: Lycée
Petit(e) Ami(e): Inexistant(e).







‘‘
Il y a un début, un milieu et une fin à tout récit, c’est un cercle vicieux contre lequel on ne peut lutter.  Certains abrègent  leurs chroniques en cessant l’écriture de cet ouvrage,  d’autres concluent  leur narration avec l’espérance d’outre-tombe d’en faire un mythe, quant à une personne…L’encrier s’est renversé sur son manuscrit, imbibant les vierges pages d’un plasma obscur enrayant toute poursuite de ses chapitres. Une personne à l’allure juvénile, le faciès blême certes sans en être goguenard, rien de privilégiant les caricatures d’un individu à l’article de la mort ; Ce jeune éphèbe semblait bon portant et  respirant la vie en tout aspect. Entre l’espérance et la réalité, il y a une marge. Lire dans un individu comme dans un livre est en fantasme relatant d’une incompréhension profonde d’un être s’étant épris d’un problème dont il ne serait résolver sans que ce même problème lui offre de ses indices. En somme, le regard est une fenêtre sur l’âme que l’âme refuse d’ouvrir.  Cet individu dont le sort semble se railler de son existence, a claqué l’un des volets de ces dites fenêtres. C’est une blessure, une garantie quand bien-même de sa servitude envers le diable, une monnaie d’échange prise dans un troc contre la sauvegarde de sa moitié d’âme. NEVERMIND.  Assez de babillages, là n’était qu’une clarification entre l’Être et le Paraître.  Cet individu dont il est tant sujet est ici présent le narrateur.  Je me dérobe à une coutume morose liant diable et Enfer, un interlude placide m'étant octroyé par le bon gré du climat paraissant complaisant pour une fin de saison estival; De quel droit juge-je cela ? Ce continent m'est inexploré, que cela en sa culture, architecture, gastronomies, mon savoir se limite à la descendance de ceux ayant maudit la nouvelle religion au temps de sa majesté Henri VIII. Autochtones ne manquant en rien de charme en leurs babillages blasphématoires dont un sage britannique n'aurait à poser veto sous peine de fâcher la Reine. J'oubliais, il est vrai que ma servitude n'a de durée ni envers sa Majesté, ni envers l'Enfer.

La rosée matinale abreuve les plantes, les brins d'herbe s'étirent, jalousant la grandeur des arbres, à la conquête d'un céleste dont on ne peut que miroiter l'éclat de son bleu. S'épanouir placidement tel que le bourgeon printanier, tout un plaisir à soustraire d'un de ces matins farouches ; pris d'un élan sauvage peignant ce qui sera la toile d'une journée. Tant d’agrément me soustrait de la mélancolie là où il n’y en aurait eu lieu, faut-il croire qu’arracher à la force de ma mâchoire mon petit haillon d’allégresse quotidienne soit devenu un crime dont je plaide coupable. Adossé contre l’écorce d’un marronnier, au risque de souiller ma toilette de ce jour, s’estompe parmi les nuances vermillon un éclat céruléen rivalisant avec celui coloriant ma parure. L’un de ces frêles Eté s’éteignant à petit feu sous les coloris jaloux du céleste ou du terrestre en concurrence ; L’un noie l’astre solaire dans son sang, l’autre ondule ses milles bracelets ornés de fragments carmin. Tout un concours proclamant l’arrivage de l’Automne.  Les saisons se succèdent et s’en émane de la nostalgie dont ma faiblesse a raison de la santé, c’est bien bas à mon goût.

- «  Cela fait déjà un bon moment que l'on ne s'est pas croisé, n'est-ce pas Inno' ? » S’élève un timbre de voix à la frontière d’un glas mature bien qu’une teinte aigüe retient cette dernière à la puberté.

Qui diable oserait donc employer un diminutif en ce qui me concerne ? Nulle autre que celle dont j’ai pu faire la connaissance il y a quelques ans de çà, bien que point de liens nous ait cloisonnés dans la moindre relation, à l’instar de tous ceux de l’académie.

- « En effet Sól, ou devrais-je dire Kayley. » Lui fut rétorqué de ce ton impartial.

Un sobriquet à l’image de l’une de nos surprenantes réunions.

Un pas secondé d’un nouveau, le talon martelant les faïences des longilignes corridors des pensionnats dont l’architecture élancée me rappelait un cloître de ces églises anglicanes laissaient à l’abandon par les hérétiques britanniques. De bouche à oreille, et par des précédentes liaisons, nombreux se sont imaginés combien il était bon pour ma personne de nouer un lien avec l’un de résident de l’académie –si je puis dire- et c’est par conséquent je fus convier en tant que messager parmi le bureau du responsable du niveau lycée à l’époque. De la paperasse à faire parvenir à Mademoiselle Franklin pour une raison m’étant obscure et dont ma curiosité s’était repue de savoir. De ce fait s’entama une errance jusqu’au pensionnat féminin de Distraught où s’acheva ma course au seuil d’une porte à la boiserie anodine comme on l’en trouverait partout ailleurs dans l’établissement. Il n’est qu’une fois le dos de ma main, gantée de cuir, cogna contre ce passage que se dévoila une serre dont la chaleur suffoquant me saisit sans que l’on m’y est invité. Saint Dieu, qui de normalement constitué et saint d’esprit supporterait une telle canicule ? Une rhétorique. À ma découverte, et pseudo surprise, s’afficha ce lézard de fortune se plaisant à brunir –et ce malgré une peau blême-. Un soupir essuya mon exaspération, s’en suivant d’une lapse présentation quant à ma venue en cette fournaise. L’esprit enrayé par une telle étuve, faut-il croire que je crus bon de ne relever sa tenue légère ni même lui rappeler combien le corps est sensible à la moiteur. Quel intérêt ? J’ignore tout de son existence, et l’inverse est tout aussi vrai.

J’ose imaginer que tu peux pleinement te délecter du soleil sans en être pour autant cloîtrer dans tes appartements. » Mentionnai-je avec une once de cynisme, notamment au vu d’un tel accoutrement.

Il n’y a ni amour ni mépris dans cette relation,  juste un profond désintérêt pour l’interlocuteur. Il n’empêche que le temps m’est moins hâté lorsque je suis en compagnie, aussi rare s’avère-t-elle.  Si je suis en ces lieux, en ces temps, ce n’est que pour reprendre qui m’a été dérobé à mon insu, une moitié d’âme dont on m’avait promis la sauvegarde. Une fois cette alliance avec le diable achevait, je m’en irai clamer mes droits malgré la faute de mes actes. Collecter les neufs maîtres n’est pas une mince affaire, c’est par conséquent que je n’ai de temps à tuer à lier des liens dont je n’en soustrairai qu’un nœud. Kayley ne satisfera ni l’un ni l’autre, c’est un souvenir dont je me tairai le nom, une symbolique du soleil comme il en était glorieux en mon époque défunte.

Pardon pour l'attente et la qualité. :'<
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

Rencontre d'un autre genre et un marronnier. [Innocent]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» un autre genre de figurine !
» Club de Karaté et autre du meme genre
» UN AUTRE CAS D'USAGE DE FAUX ! SENBLE JUDE CELESTIN PA INGENIEUR VRE !
» Une Etoile s'éteint, une autre renait... [Mort d'Etoile de Satin, Ceux qui veulent lui rendre hommage]
» Tout peut basculer, d'une minute à l'autre. [Luffy!]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'extérieur de l'Académie :: Les Alentours :: Le Parc-