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Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]

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MessageSujet : Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Lun 1 Avr - 16:40


Hybride : Minotaure

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Confrérie : Guilty & Sorrow
Personnage sur l'avatar : Yondaime, Hinamura, Soichirou (Kamisama no Memo-chou)







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Le monde appartient ce qui se lève tôt. Quentin n’aimait pas ce proverbe, il aimait flâner dans son lit sur mesure, qui pouvait accueillir largement 3 ou 4 personne sans se tasser. Ce matin-là, il fut réveillé par son chat une demi-heure avant son réveil. Cette boule de poils qu’il était été venu caresser son visage à l’aide de sa fourrure doucereuse. Gêner, chatouiller, Quentin fini par ouvrir les yeux, s’écartant de ce qui venait de troubler son sommeil. Il se redressa, tendant une main pour caresser son Angora turc d’une main câline, lui flattant le dessus du crâne.
Il souffla longuement, sachant très bien que la journée allait être longue et fastidieuse, que ce jour-ci, il avait des affaires à régler. Il découvrit le bas de son corps en poussant ses draps en soie plus loin. Passant son autre main sur son visage, il se frotta un instant les yeux avant de se tourner, relâchant son animal de compagnie pour poser les pieds sur son plancher chauffant en ébène massif.
Finissant par lever sa personne du lit, allant chercher la télécommande sur sa table de chevet. Il ne la pointa nulle part, appuyant simplement sur Play. Depuis sa dernière rencontre dans la bibliothèque, il s’était intéresser a la musique classique, et y avait pris gout.

Quentin se déplaça alors jusqu’à la salle de bain, s’occupant de sa personne. Sa pharmacie regorgeait de divers produit de soin du corps, gommage, masque, after-shave sans alcool, ou avec très peu d’alcool, car ça dessèche la peau, et vous fais donc vieillir plus vite.
Lors de sa journée typique, il prit une douche, en profitant pour utiliser plus d’un des flacons qu’il possédait.

Une fois son hygiène corporelle revu intégralement, il enfila un simple sous-vêtement, se dirigeant alors vers son salon avant de faire ses exercices matinaux, étirement, abdominaux. Le but n’étant pas de prendre de la masse, il ne forçait pas, n’ayant pas l’intention de suer alors qu’il venait de prendre sa douche, simplement de réveiller son corps.

Ceci fait, Quentin se dirigea vers son armoire en Orme pleureur massif, ouvrant les deux portes battante avant de choisir une paire de chaussette et un costume noir sur sa chemise blanche, ornant le tout de sa fameuse cravate rouge vermeil. Il enfila ses schmoove avant de se diriger vers la porte de son appartement. Il s’arrêtant avant sa porte en Gaïac, dis « bois en fer » de par sa nature des plus solide. Se tournant vers un boitier incrusté dans le mur avant d’entrer un code alphanumérique.

L’on put entendre deux cliquetis alors que la porte s’ouvrait d’elle-même. Quentin sortit alors de sa demeure, prenant l’ascenseur avant de se diriger vers la sortit, saluant le réceptionniste d’un calme

« Bonjour Philipe, comment allez-vous ? »


Il n’attendait nul réponse, se moquant d’ailleurs éperdument de sa réponse, mais il souhaitait néanmoins que le personnel de la résidence dans laquelle il avait acheté son appartement se sente bien, et ne sois pas frustré, sinon il travaillerait mal.

S’extirpant finalement de là où il vivait, Quentin se dirigea vers le café « L’Effet » qu’il y avait deux rues plus tard, il commanda un capuccino et deux sucre roux alors qu’un homme le rejoignait. Celui-ci était vêtu d’une façon sobre, lui aussi habiller d’un costard/cravate noir. Ils parlèrent un instant, l’homme qui avait au départ poser sa mallette, ne repartit pas avec. Quentin en prit possession, allant payer la note avant de s’en aller.





Quentin prit finalement la direction du parc, celui-ci n’étant pas loin du dit café. Il s’assit sur un banc, enfilant ses gants en cuir de couleur zinzolin, plongeant finalement une main dans sa poche pour en sortir une montre à gousset en or blanc, lisant celle-ci qui indiquait sept heure dix du matin, c’était l’aube.


Un groupe d’individu s’approcha de sa position, se montrant face à lui, l’un possédant lui aussi une mallette. Ils s’assirent a côté de Quentin, alors que celui qui s’apparentait au chef de la bande, annonçait :

« 5 kilos de sucre, et 100 kilos de papier. ».


Quentin ne répondit pas, pas avec la voix. Il posa sa mallette sur ses genoux, l’ouvrant pour dévoiler son contenue, un revolver, un Desert Eagle plaqué or, des munitions, et des clefs de voiture. Il prit finalement la parole, d’un ton sérieux
« Chargeur étendu, culasse poli, revêtement inoxydable, .440 Cor-bon comme convenue, fournit avec 200 pièce. Pour les enfants, les 500 pièces sont dans le camion face à vous si vous avez l’œil. »

Il se leva, posant alors sa mallette là où il était précédemment assit, attrapant celle que l’homme lui tendait. Il l’ouvrit et y jeta rapidement un coup d’œil, annonçant finalement

« Ravi d’avoir fait affaires avec vous messieurs, à une prochaine fois. »



Le parc était plutôt imposant, et peut de personne n’était présent à cet heure-ci, c’était d’ailleurs pour cela qu’il avait choisis ses horaires, personne ne veut posséder ce monde, il est trop pourrit.
Il se senti néanmoins nerveux, comme si il était épié. A chaque pas qu'il faisait, il sentait une aura s'imiscait, un regard se posait, l'aspect serein qu'il avait s'était envolé. Ses traits s'était crispait, son visage avait adopter la fermeté. Quentin fit mine de faire comme si de rien n’était, personne dans son milieux n’aurait osé toucher à sa personne, il était un mal nécessaire.
Il jetait de furtifs regards de ci de là, ayant désormais la nette impression de se faire épié, espionner.
Il plongea sa main droite dans sa poche, serrant son cran d’arrêt d’une main, prêt à dégainer si il le fallait alors que sa poigne gauche étreignait quant à elle la poignet en acier de sa mallette. Cette fois s’en était certain, il n’était pas seul.
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Lun 1 Avr - 18:32



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Dormir. Roupiller. Se reposer. Alys adorait dormir, s'enrouler dans sa couette, bien au chaud, enfouie, protégée de tous les maux diurnes. Elle aimait se recroqueviller sur elle-même, sans penser à rien d'autres qu'au confort d'un lit douillet et parfois, aux rêves qu'elle avait pu faire pendant la nuit. Elle ne s'en souvenait pas souvent, à vrai dire, et elle s'en moquait. Les songes n'étaient que les fruits d'un inconscient trop souvent brimé, oublié, enfermé dans le carcan du conscient et de l'intellect. Alys n'avait pas besoin de ça. Elle ne faisait jamais de cauchemars : les mauvais rêves, c'était elle qui les inspirait.

Bref. Depuis le commencement de sa vie, ce qui remontait donc à quelques millénaires plus tôt, la demoiselle ne dormait que très peu. Elle profitait certes beaucoup des moments passés sur une couche confortable mais il se trouvait qu'elle avait aussi beaucoup d'autres choses à faire et que le temps lui avait fait prendre l'habitude de se lever avec le soleil. Plus ou moins. La plupart du temps, elle se réveillait même avant l'aube.

Et ce jour-là ne fit pas exception. Elle ouvrit les yeux après quelques heures de sommeil et alluma la petite lampe de sa chambre. Elle occupait une sorte d'appartement de fortune dans les bâtiments Distraught, qu'on lui avait réservé lors de son arrivée, ce dont elle se contentait parfaitement. Pour le peu qu'elle y restait, elle n'avait pas besoin d'une suite aux multiples pièces et aux meubles innombrables. Elle observa la chambre à coucher d'un œil critique, fidèle à son rituel matinal : un lit une place, une armoire, des murs vides, d'un gris terne. Et comme chaque fois qu'elle se réveillait, elle pensa qu'il serait peut-être temps d'égayer un peu ce taudis, si elle comptait y rester. Elle soupira : elle n'y connaissait rien en décoration moderne ; la dernière fois qu'elle avait aménagé une maison, c'était deux mille ans auparavant. La mode avait certainement changé.

D'un geste ample, elle se débarrassa des couvertures, les envoyant au bout du lit négligemment. Il y avait un certain avantage à posséder des gènes de dragon actifs : elle n'avait jamais froid. Le feu qui coulait dans ses veines réchauffait son corps et laissait même sa température ambiante à quelques 39°C, ce qui n'était malheureusement pas assez humain pour qu'elle puisse aller dans un hôpital sans que le personnel ne croit qu'elle ait une fièvre carabinée. Elle avait essayé une fois et s'était promis qu'elle ne recommencerait pas de si tôt. Quel dérangement, quel affolement pour pas grand chose !

Elle se leva gracieusement de son lit et se dirigea vers la salle de bain. Une fois encore, elle soupira devant la glace. Les humains étaient-ils tous des êtres gigantesques pour qu'ils aient placé le miroir si haut ? Elle ne voyait que le haut de son visage, à partir du nez ... Elle claqua la langue, agacée. Chaque matin, elle se disait qu'elle devait se rendre au secrétariat pour leur demander de faire quelque chose et chaque matin, elle oubliait ou reportait la tâche au lendemain. Elle se glissa ensuite sous la douche, dans laquelle elle resta un long moment. Elle avait beau être un animal de feu, l'eau chaude qui coulait sur son corps détendait ses muscles.

Enfin propre, elle s'habilla légèrement. Les humains la regardaient souvent étrangement mais porter des habits d'été en hiver ne la dérangeait pas, ce qui était souvent pratique puisque les manches longues avaient une tendance à fortement l'exaspérer. Comment pouvait-on être libre de ses mouvements avec un tel tissu ? Elle enfila un collant noir et fin, par dessus laquelle elle rajouta une jupe ample et un chemisier cintré, sans manche. Sur sa cuisse, elle accrocha ses trois couteaux qui ne la quittaient jamais. Elle rajouta une touche légère de maquillage sur son visage et se chaussa de bottes à talons plats qui lui arrivaient presque aux genoux et la rehaussaient d'au moins dix centimètres. Parfait ! Elle cacha ses épaules nues avec une veste fine, passa son sac à main en bandoulière autour de son épaule et sortit. Il était 7h00.

Dehors, elle inspira à grandes goulées l'air frais qui emplit ses poumons et lui fit un bien fou. Vivre une grande partie de sa vie dehors lui avait appris à aimer la nature et elle exécrait réellement l'odeur de ces pots d'échappement et de cette pollution atmosphérique qui ne disparaissait jamais. Le monde n'était décidément plus ce qu'il était à son époque où la seule odeur désagréable était celle du crottin des chevaux. Et si elle voulait retrouver un peu de frais, il ne lui restait plus qu'une solution : le parc et ses grands arbres plein d'oxygène.

Elle fut là-bas en très peu de temps et s'aperçut sans surprise que rares étaient les passants à cette heure. Il y avait quelques coureurs courageux, quelques promeneurs avec leurs chiens mais des mères accompagnant leurs enfants, rien. Il était bien trop tôt et cela n'était pas pour déranger la jeune femme. Elle avait un peu de mal à supporter la vue des gosses depuis qu'elle avait appris que ses chers enfants avaient été noyés dans la rivière de leur village ... même au bout de deux millénaires, les souvenirs étaient encore douloureux.

C'est alors qu'elle aperçut, au détour d'un chemin, plusieurs hommes habillés élégamment, portant des mallettes à l'allure louche. Intriguée, elle s'approcha discrètement, à allure égale. Ni trop vite, ni trop lentement. Elle observa toute la transaction sans parvenir à voir ce qu'il y avait à l'intérieur des fines valises échangées. Cela ne la regardait pas vraiment mais cette histoire ressemblait beaucoup aux affaires mafieuses qu'elle avait connu lorsqu'elle avait fait un séjour en Russie. Elle était encore à une bonne dizaine de mètres quand le groupe d'homme se sépara et que l'un d'eux partit dans la direction opposée, seul. Vers elle, à vrai dire.

Elle fit mine de regarder autour d'elle tandis que son attention se focalisait sur l'individu. Plus ils s'approchaient l'un de l'autre, plus elle remarquait ses traits juvéniles. Si jeune ... Elle remarqua ses traits crispés, sa main dans sa poche, le bras tendu indiquant qu'il serrait quelque chose. Une arme ? Il avait repéré qu'il était observé mais il ne savait par qui. Dommage.

Ils passèrent très près l'un de l'autre et Alys put sentir toute l'inquiétude qu'il exhalait. Sa peau sentait la peur, ses gènes de dragon lui affirmaient. Il était terrifié d'avoir été découvert, mais à cause de quoi ? Il avait l'air si vulnérable ... un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Elle allait enfin pouvoir s'amuser.

Alors qu'elle allait définitivement le dépasser, elle se retourna furtivement et posa sa main droite sur l'avant bras droit du garçon, assez fermement pour qu'il comprenne que cela ne servait à rien d'essayer de se défendre mais pas trop fort pour ne pas laisser de marques. Elle se retrouvait donc juste dans son dos. Elle approcha sa bouche de son oreille et lui susurra doucement, mais menaçante :

« Continue de marcher. » Elle ne précisa pas ce qui risquait de lui arriver s'il n'obéissait pas. « Tu as l'air d'avoir un jouet très amusant dans les mains, je peux te le prendre ? Tu risquerais de te blesser avec. » Glissant la main le long du bras de l'humain, elle arriva finalement dans sa poche. « Hé, tu es plutôt bien fait, tu sais ? »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Lun 1 Avr - 20:46


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Enfin, enfin celle qui le stalkait depuis tout à l’heure décidait de se montrer, d’assurer à Quentin que son instinct ne l’avait pas trahi. Sentant la poigne sur son avant-bras, il se crispa, bandant ses muscles. Sa voit l’attendrit, autant ses ordres se voulaient ferme, autant il n’y apportait pas d’importance. Sentant sa main chaude sur la sienne, il tourna la tête à quatre-vingt-dix degrés. Admirant la jeune fille du coin de l’œil, elle était plus petite que lui, ce qui ne la mettait pas en position de force. Ses propos l’intriguaient, pourquoi voulait-elle qu’il ne s’arrête pas ? Que cela changerait-il ? Ils étaient dans un parc, non dans une banque ou un aéroport. Il n’y avait pas de policier à proximité, rien.

Il s’arrêta sur alors par esprit de contradiction mais sur car il voulait rester dos à la jeune fille dont la proximité qu’elle avait avec lui se faisait maladive. Quentin eu un rictus, ne pouvant pas s’empêcher de sourire en coin, elle se croyait dans un film ? En tout cas c’est ce dont il avait l’impression. Sans lâcher son cran d’arrêt, il adoptait un ton serein, son anxiété précédente s’étant visiblement évaporer. Le fait qu’elle soit une fille lui indiquait qu’il n’y avait aucun danger. Il la sous-estimait. Quentin se lécha la lèvres inférieur, pour lui c’était désormais un jeux. Faisant lentement tourner sa main dans la sienne, la lui caressant tout en tournant l’orifice par lequel sortirait la lame vers la main de la jeune fille, il articula d’une voix claire :


« Je suis honorer de votre compliment et je me permets de vous le retourner, être coller à une jeune fille tel que vous est loin de me déplaire. Néanmoins, je ne vois nullement pourquoi je vous offrirez mon jouer… Que comptez-vous m’offrir en échange ? Je vous vois la plutôt entreprenante avec votre main baladeuse. Nonobstant le fais que vous tentez de me dérober soustraire mon jouer. Pourquoi désirez-vous que je ne m’arrête pas ? Je doute que nous soyons suivit vous savez… »


Il sentit la frustration prendre peu à peu de son corps, n’ayant pas assez de pièce de puzzle pour déchiffrer celui-ci, n’arrivant pas à comprendre si elle le désirait, ou lui voulait du mal. Il n’avait pas d’ennemi ici, et si il en avait eu, toute cette mise en scène aurait été inutile, une balle dans la tête et c’était fini, pourquoi s’approcher de sa victime et lui parler de la sorte ? Non, il y avait bien plus qu’un simple assassina, à moins qu’elle prenait un malin plaisir a séquestré ses victimes. Mais son visage ne lui inspirait nul horreur, au contraire, elle l’apaisait.

Quentin s’humecta les lèvres une fois de plus, tentant de deviner ce qu’elle comptait de faire, il tenta alors de se parer à toute éventualité. Avant légèrement un pied par rapport à l’autre, répartissant la masse de son corps pour éviter de tomber suite à un bête déséquilibre. De par sa nature, Quentin n’était pas quelqu’un d’agile, et encore moins quelqu’un de souple, c’était l’une des raisons qui faisait qu’il ne se séparait pas de son cran d’arrêt. Même si en force brute il dépassait de loin énormément d’homme, qui avait parfois une masse supérieur à la sienne, son corps ne pouvait néanmoins pas se défaire de toutes les contraintes que l’on pouvait lui faire subir. Il tentait de rester calme, lucide, réaliste, mais son excitation commençait à se faire sentir, tellement qu’elle pourrait le palper en tendant la main. Il essayait de rationaliser, de donner une raison logique à tout cela, mais il lui manquait et lui manquerait toujours la pièce maitresse de son énigme, ce que voulait la jeune fille.


[HRP : Désolé, ma réponse n'a pas la meme carrure que précédement, j'espère néanmoins que le contenue t'aura titiller comme il faut ~ ]
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Mar 2 Avr - 16:39



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Les ordres d'Alys étaient fermes et menaçants, pas de doute là-dessus. Le problème, quand on mesure à peine un mètre soixante, c'est que les capacités d'intimidation sont largement amoindries. Cela dit, les gens avaient ainsi tendance à la sous-estimer, ce qu'ils regrettaient amèrement par la suite. S'ils survivaient. En outre, son interlocuteur devait bien faire au moins vingt centimètres de plus qu'elle. Elle fut donc obligée de se hisser sur la pointe des pieds pour chuchoter dans l'oreille du jeune homme, s'aidant de la prise qu'elle avait sur son bras pour maintenir son équilibre. Il aurait été parfaitement grotesque qu'elle trébuche et finisse par tomber ... Bref, en réalité, cela ne l'aurait donc pas du tout arrangée qu'il continue de marcher et elle poussa un soupir intérieur lorsqu'il s'arrêta. Esprit de contradiction quand tu nous tiens !

Elle sentit alors sous ses doigts la main du jeune homme qui se tournait et son ongle percuta doucement un objet dur. L'arme, sans doute. Elle remarqua qu'il avait la peau douce. Et il avait sûrement sentit que la sienne était plus chaude que la normale ... Il fallait être sacrément paranoïaque pour se promener avec un couteau dans la poche, quand bien même il avait à faire à des gens peu recommandables ! Décidément, les jeunes d'aujourd'hui croyaient pouvoir se défendre avec n'importe quoi alors qu'une simple balle avait la puissance nécessaire pour les mettre au tapis en une seconde. Quelle témérité. Dans sa jeunesse, les hommes ne possédaient que des fourches aux pics abîmés et pour les plus riches d'entre eux, une épée mal aiguisée. Les époques changeaient tellement vite !

Il lui répondit alors, allant même jusqu'à la vouvoyer. Étrange. D'habitude, les gens de cet âge avaient plutôt tendance à tutoyer les autres personnes de leur génération et Alys était certaine de n'avoir pas plus de vingt ans physiquement ! Enfin, cela n'était pas pour lui déplaire. Elle s'en moquait. Il lui rétorqua donc qu'il était très honoré du compliment, lui retournant même au passage, avouant que l'avoir si près de lui n'était pas désagréable. Et la jeune dragonne restait une femme avant tout : une louange ne se refuse pas. Il ajouta par la suite qu'il ne comprenait malheureusement pas pourquoi elle souhaitait avoir son « jouet », arguant même qu'il la trouvait entreprenant. Alys faillit retirer sa main prestement, de surprise. Elle, entreprenante ? Elle avait envie de jouer, pas de terminer en partie de jambes en l'air !

« Tu doutes, ce n'est pas bien de douter. Il faut savoir affirmer, il faut être sûr de soi. Et moi je sais. » Elle remonta sa main lentement le long du bras du jeune homme, jusqu'à son coude. « Je sais que je ne te répondrais pas, parce que ce n'est pas amusant d'avoir la solution du mystère tout de suite ! Tu n'aimes pas les devinettes ? »

En riant, elle fit un petit saut gracieux en arrière pour s'écarter de lui, les mains derrière le dos. Elle ressemblait à une adolescente parfaitement normale, dans toute l’innocence accordée par l'âge. Un masque dont elle savait se doter à volonté comme elle pouvait le retirer en une fraction de seconde. Elle le contourna lentement alors qu'elle sentait son regard sur elle et se retrouva enfin face à lui. Elle le dévisagea pendant de longues secondes sans rien dire. Il était plus beau, elle ne pouvait le nier. Il n'était peut-être pas dans le top 10 des plus belles personnes qu'elle ait rencontré pendant ses deux mille ans d'existence mais il devait pouvoir se maintenir à une bonne place. Elle remarqua également qu'il avait réparti son poids de manière à éviter tout déséquilibre. Il devait donc avoir quelques connaissances en matière de combat et self-défense. Intéressant ...

Soudain, à une vitesse peut-être un peu plus élevée qu'une personne normale, elle bondit dans sa direction, se retrouvant juste sous son nez et elle posa son index droit juste sur sa gorge, au niveau de la jugulaire. Elle le fit ensuite glisser jusqu'à son torse, au niveau du plexus. Musclé, appétissant. Sans s'en rendre compte, elle passa lentement sa langue sur ses lèvres. On aurait dit un loup qui se lèche les babines. Mais elle n'était pas une louve. Non. Une Dragonne.

« Tu es mort. »

Elle rit, mais ce n'était presque plus le rire charmant et gai qu'il avait pu entendre auparavant. C'était un rire plus glauque, qui sous-entendait d'autres choses. Son sourire, lui, n'avait pas bougé. Ses yeux rieurs se fixèrent dans ceux du jeune homme.

« Puis-je connaître ton nom ? » Elle se pencha un peu plus vers lui, levant la tête, les lèvres entrouvertes. Aguicheuse, elle ? Pas du tout ! « Et puis si tu veux bien m'expliquer aussi pourquoi tu te ballades avec une mallette remplie ... et bien je ne sais pas d'ailleurs. » Elle soupira. « Ne sois pas si stressé, on dirait que tu as balai dans le cul ! Respire, je ne vais rien te faire. » Elle s'autorisa un sourire malicieux. « Pour l'instant. »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Mar 2 Avr - 21:30


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Elle mettait sa patience à rude épreuve, et il n’était pas du genre patient, du moins, pas dans ces cas-là. Sentant sa main remonter jusqu’à son coude, Quentin banda ses muscles, prêt à forcer au cas où elle tenterait de lui faire une clef de bras ou autre chose du genre. Malgré les apparence, Quentin ne savait pas se défendre, il avait de bon réflexe, et une force suffisante pour étaler d’un coup et d’un seul un être humain de corpulence moyenne, à moins que celui-ci fut entrainer à ce genre de choses mais il était loin d’être une arme de guerre à lui tout seul. Généralement il a toujours une arme blanche ou une arme à feu, ça dissuade facilement, surtout lorsque l’ont l’arme. Généralement, ce bruit décrasse les oreilles, c’est comme au cinéma, quand le héros s’apprête à tuer le méchant. Il arme son flingue. Et pourquoi ce n’était pas déjà fais ? Parce que ce bruit-là, fais peur.

Néanmoins, Quentin n’avait pas son revolver avec lui, aujourd’hui il avait pensé que ça allait être une bonne journée. Que nenni, il n’aimait pas se faire prendre en filature. Peut-être en savait elle déjà trop et il devait la faire disparaitre ? Il le découvrira avec le temps. La jeune fille avait visiblement perdu de sa fougue en retirant sa main, elle n’avait pas envie d’user de bassesses pour gagner sur un éventuelle combat, car malgré l’occasion qu’elle avait eu de le plier à sa volonté d’une simple poigné de main, elle n’en fut rien.
Pour elle tout cela n’était qu’un mystère à dévoiler, une devinette à déceler, mais quel énigme s’était-elle posé, et pourquoi ? Lui avait nul envie de chercher la réponse à la sienne, à quoi bon ? Il n’aurait la réponse qu’à la fin, alors autant attendre la fin.

Il ne la lâchait pas des yeux, tentant presque de percer son regard du sien, une question se devait d’avoir une réponse, et en tout bon gentlemen, il ne passa pas outre, répliquant à son affront d’un ton mielleux :
« Le savoir est le pouvoir, il faut le cacher. Et je n’aime pas gaspiller du temps à résoudre ce qui ne vaut pas la peine d’être résolut. Même si ma curiosité est tillé, interpellé, j’en suis au-dessus, je pourrais donc avancer que les devinette m’indiffèrent, contrairement à vous.»

Étrangement, elle ne fit rien, lâchant son bras pour sautiller jusqu’à se placer devant lui. Il baissa les yeux, arquant un sourire en voyant la majestueuse petite chose se mettre en valeur, elle savait visiblement comment y faire, elle se vendait d’une manière grandiose. Il ne cacha pas un regard vers le col de sa chemise, tentant de la contempler de par son décolleter alors qu’elle se baissait. Elle était… désirable, presque irrésistible, presque. Se lécher les lèvres face à lui était plutôt déstabilisant, bien que des plus flatteur, à croire que le désir était réciproque. Mais était-ce réellement pour la même chose ?

En l’entendant, Quentin ne put cacher un sourire béat, sur la menace de mort, qui était peut-être dû au fait qu’il avait agi en satyre à l’ instant même où elle s’était penché et ce sans cacher son regard, le plongeant presque avec empressement dans le piège qu’elle lui avait tendu. C’était affolant, un pas en avant, deux en arrière, ni un de plus, ni un de moins.
Et de nouveau, un pas en avant. Elle voulait son nom désormais, mais après ses dires, il ne pouvait jouer le jeu jusqu’au bout, se baisser et lui baiser la main aurait été trop dangereux, il se serait mis à sa taille, une prise en ciseau et il était fini, il lui offrait un bras et le haut de son corps, autant se mettre à genoux et lui offrir son cran d’arrêt. Non, il n’avait pas décidé de se laisser mourir pour le moment, pas comme cela en tout cas. Pour sa mort, il aurait préféré que cela eu été fût comme pour les mâles des mantes religieuses. Il réfléchit un cours instant, expliquant alors d’une voix sereine :

« Vous confondez stress et excitation ma chère, et vos menaces de mort vous prive d’un baisemain que vous auriez pourtant nettement mérité, quel tristesse… Néanmoins, je me prénomme Quentin. Quentin Johnson, voire Johnny, pour les intimes. Et qu’en est-il de vous ? Connaitre votre doux nom m’enchanterais, j’en brule presque d’impatience pour tout vous avouer. Voudriez-vous satisfaire ma curiosité cette fois-ci ? Je vous en serais… Reconnaissant. » Insistant sur le mot final de sa phrase.
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Mer 3 Avr - 16:33



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Alys ne comprenait pas trop les pensées du jeune homme. Il semblait totalement obnubilé par ... et bien elle ne savait pas trop, en fait. Mais elle le sentait, il était tendu. Plus que ça, même. Raide comme un piquet de bois. Tellement sur la défensive qu'il interprétait chacun de ses gestes comme une déclaration de guerre ou comme un mouvement fourbe, capable de mettre fin à sa vie à tout moment. Donnait-elle réellement l'impression de pouvoir tuer une homme en bonne santé, toute seule et sans arme ? Bon, elle en avait parfaitement les moyens, certes, mais l'adolescent n'était pas censé le savoir. Il était même préférable qu'il n'en sache rien ou il allait prendre la poudre d'escampette et Alys ne pourrait plus jouer. Or elle commençait à franchement apprécier son nouveau souffre-douleur.

D'abord dans son dos, elle lui annonça plus ou moins implicitement les règles du jeu : affirmer et deviner, tels étaient les maîtres mots. Affirmer quoi, deviner quoi ? Même la Dragonne n'en savait rien. Elle voulait juste le titiller un peu, lui retourner le cerveau l'espace de quelques instants, se proclamer marionnettiste et le transformer en pantin. Une poupée qui danserait au milieu de sa paume grande ouverte, sous son regard amusé. Mais il avait décidé d'être une marionnette récalcitrante, refusant de jouer avec elle, entêté. Il déclara que quand bien même sa curiosité avait été piquée, il se moquait des devinettes. Menteur. Elle soupira, sans répondre. Tant pis pour lui, elle jouerait quand même.

Puis il fut temps pour elle de montrer à quoi elle ressemblait vraiment. C'était plus amusant, d'être l'un en face de l'autre. Plus attirant de se parler droit dans les yeux. Plus alléchant. Cela rajoutait du piment à ces devinettes inexistantes, à ces troubles fictifs. Elle sautillait, elle dansait même. Elle avait eu deux mille ans pour apprendre à maîtriser chaque muscle de son corps et à le connaître parfaitement. Elle était légère, ballerine portée par le vent, ses pas étaient silencieux, discrets. Elle savait se faire attirante, repoussante, banale. Elle savait être lumineuse ou effacée. Elle était comédienne, actrice, et le monde entier était sa scène.

Elle nota sans commentaire le regard que le garçon porta sur son décolleté. Il n'était pas spécialement spectaculaire, elle n'avait jamais eu de forte poitrine, mais elle était dotée parfaitement convenablement. Elle retint un sourire : les hommes eux, malgré les époques qui défilaient, ne changeaient pas.

Presque collée contre lui, elle était si proche qu'elle pouvait voir le duvet blond sur sa mâchoire et sentir le souffle de sa respiration dans ses cheveux. Il sembla un instant déstabilisé par son geste, par cette langue qui sortait d'une façon un peu trop ... provocante. Il n'avait pas réagit lorsqu'elle s'était vivement avancée vers lui et elle ne savait pas trop quelle en était la réelle raison : manque de réflexe ? ou tout simplement volonté de ne pas bouger, de ne pas faire preuve d'une quelconque marque de faiblesse ? De ne pas céder devant elle. Macho.

Si elle avait eu une arme, il serait mort avant même d'avoir eu le temps de dire « ouf ». Lui qui était avant si contracté, pourquoi n'avait-il pas bronché ? Étrange. Et les hommes osaient dire que les femmes étaient compliquées ... Alors elle lui annonça sa mort. Et il sourit. Encore une réaction incompréhensible ! Pourquoi ce sourire niais alors qu'elle venait d'affirmer qu'il était trépassé ?! A moins que l'idée de se faire tuer par une aussi charmante demoiselle qu'elle ne le ravisse, elle ne concevait pas cette réaction.

Alors elle lui demanda son nom, toujours aussi près de lui, et si elle s'était hissée sur la pointe des pieds, elle aurait pu l'embrasser. Mais ce n'était pas amusant. Non, il fallait exciter la proie avant, la rendre folle, lui faire comprendre qui menait la danse. Et c'était elle. Prédatrice. Elle insinua également qu'elle serait ravie de connaître ce que sa mallette contenait, lui conseillant vivement au passage de se retirer le bâton qu'il avait ... là où elle pensait. Il lui répondit d'une voix très calme qu'elle confondait stress et excitation, et que ses menaces la privaient Ô malencontreusement d'un baisemain (dont elle se passait en réalité très bien). Il ajouta qu'il s'appelait Quentin et lui retourna la question, l'enrobant dans une gangue de compliments qu'Alys jugeait parfaitement hypocrites. Posant ses deux mains à plat contre le torse dudit Quentin, elle répliqua :

« Quel gentleman tu es. Je ne pensais pas qu'il existait encore des hommes assez galants pour faire un baisemain, à genoux et la main sur le cœur. C'est charmant. » Son rire s'éleva, cristallin. « Je me prénomme Alys Ayling, et je t'autorise à m'appeler Mademoiselle Ayling. » Ses yeux pétillaient de malice. « Et puisque j'ai ta reconnaissance, ai-je le droit de savoir ce qu'il y a dans ta mallette ? Cela ne me paraît pas très ... correct. Ni légal. » Son sourire s'élargit. « Tu te ballades souvent avec un couteau dans la poche ? »

Elle ne mentionna même pas le vouvoiement. Elle trouvait que cela instaurait entre eux une distance psychologique comblée par leur rapprochement physique, et qu'elle se plaçait ainsi en « Maître ». C'était elle qui commandait, après tout. Dominatrice.
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Jeu 4 Avr - 21:08


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Baissant les le regard vers les bras de la jeune fille, il ne comprenait pas pourquoi elle était autant tactile avec lui. Même si la sensation était des plus agréable pour son égaux, car il ne sentait pas vraiment sa peau douce à travers sa chemise et sa veste de costume… Il était presque prêt à bomber le torse, à se vendre, comme si il prévoyait plus d’une chose avec elle, elle qui n’avait de cesse de le menacer de mort, ou de l’aguicher, de lui poser des questions toutes plus inquisitrices les unes que les autres.

Quentin se sentait vivre, il sentait son corps à l’aguet, ses sens à l’affut. Il sortit enfin la main de sa poche, sans prendre l’objet qui y était loger, après tout, c’était une fille, il aurait assez de force pour la balayer d’un coup droit et d’un revers. Il ne perdait pas ce sourire qui était figée sur ses lèvres, malgré ses paroles, le fait qu’il eut précédemment articulé des mots, ce sourire ne désirait pas s’effacer, il était ancré. Preuve que la situation l’excité, l’amusait. Lui aussi jouait à son tour, mais au sien, et il n’y avait nul besoin de faire jouer autrui d’une manière directe ou indirecte, se nourrissait de ses exactions. Dans un coin de sa tête, il réfléchissait toujours à l’une des phrases qu’elle avait prononcé, la fameuse ‘Ne sois pas si stressé, on dirait que tu as balai dans le cul !’ le laissait réellement perplexe, bien qu’il n’en montrait rien. En effet, en quoi avait-il l’air stressé ? Il était certes sur la défensive, prêt à tout pour assurer sa survie, mais en quoi cela faisait-il de lui un stresser ? Un coincé ? Devait-il la tirer contre lui ? Lui voler un baiser ? Voire plus ?

Il ne comprenait pas non plus ce qu’elle attendait de lui, et même si lui se moquait de ce qu’elle pouvait faire, du moins, pour l’instant, car il se délectait de plus en plus de son petit jeu, étrangement, plus le temps passer, plus elle s’approchait de lui. Mais peut-être ce faisait-il encore des films, digne d’Hollywood pour certain.
Lorsqu’elle annonça son intérêt pour le contenue de sa mallette, Quentin y vit là un atout considérable en sa possession. Jusqu’où pouvait-elle allait pour satisfaire sa curiosité ? Il y voyait une différence entre elle et lui, lui pouvait aisément ce moquer ou passer outre de tel ou tel détail.

Il avança d’un pas, réduisant à son tour la distance entre eux, aussi mince fut-elle. Faisant attention à ne pas lui marcher sur les pieds, il vint empoigner l’avant-bras gauche de la jeune fille à l’aide de sa main droite, et même si il ne forçait pas, elle pouvait sentir qu’il ne la lâcherait pas.

Sans se baisser, Quentin gardait son aspect imposant, la dominant de sa supériorité physique. Buvant ses paroles, il prêtait une oreille attentive à la jeune fille, scrutant tous les traits de son visage à chaque fois que ceux-ci se métamorphosait de quelque chose d’ordinaire, en quelque chose d’attirant. Son sourire béat avait fini par s’effacer dès qu’elle avait tenté de savoir ce qu’il y’avait dans sa fameuse mallette. Que cela pouvait-il bien lui faire ? Justement rien, elle faisait cela pour le placer dans une position délicate. Quentin tenta de ne pas trop répondre sur la défensive, articulant d’une voix qui avait perdu de son miel, sa voix adoptant un ton nettement plus neutre, presque froid.

« Mademoiselle Alys est curieuse de nature, je n’y vois personnellement rien contre, c’est toujours excitant de chercher et trouver de nouvelle choses. Mais je vous annonce dès lors que je ne citerais pas le contenu de ce que je transporte, je vous laisse le suspens d’imaginer milles et une chose plus illégale les unes que les autres. »


De nouveau, il regagnait son sourire, content de sa petite victoire, content de titiller d’autant plus sa curiosité. Et malgré sa dentition sur laquelle aucune remarque n’était permis lorsqu’elle souriait en s’intéressant toujours plus à ce qu’il avait sur lui, c’était à ce demandait si il devait se déshabillé. Il se rendait compte à quel point elle le frustrait, non pas par ses dires, mais par ses gestes, ça jeunesse n’ayant pas été des plus normale ou épanouissante, Quentin avait tout à envier à tout. Et la seule envie qui le parcourait était celle de tout broyer. Mais ce qu’il avait en face de lui était bien trop beau pour être abimé, il était trop cultivé pour s’abaisser à cela. Il savait reconnaitre de l’art quand il en voyait. Et c’était un art qu’il voulait de plus en plus posséder. Luttant contre lui-même pour ne pas caresser instinctivement l’avant-bras de la jeune fille, qui devait pourtant avoir la peau si douce, Quentin réussit à trouver les mots. Il n’arrivait visiblement plus à répondre comme il le faisait d’habitude, son éloquence était en train de s’envoler, il était vraisemblablement trop perturbé pour être maitre de lui-même, il subissait ses questions, et ne faisait qu’y répondre, sans remarquer qu’il perdait peu à peu le dialogue.

« Un couteau ? J’ai nullement annoncé être en possession d’un couteau, mais si le premier objet que vous sentait en immisçant vos main baladeuse des inconnus vous pousse à avancer le fait qu’il est armé, j’ai peur pour vous. Mais pour répondre à votre question ma dame, un simple oui suffira. »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Sam 6 Avr - 21:02



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On dit souvent que la curiosité est un vilain défaut. Alys la voyait plutôt comme une marque d'intérêt, ce qui lui permettait ainsi de poser toutes les questions qu'elle voulait, s'empêchant cependant d'être indiscrète ou morbide. La curiosité avait ses limites, comme le reste. Mais partant de ce point de vue là, on aurait aussi pu dire que la provocation et l'aguichage en avaient aussi. Ce qu'Alys ne concevait pas puisque son nouveau jouet semblait particulièrement bien réagir à ces deux dernières choses. Quoiqu'un peu contradictoirement, parfois.

Quentin finit d'ailleurs par sortir la main de sa poche, sans pour autant en retirer l'arme par la même occasion. Dommage. Il la sous-estimait, elle en était certaine. Et quand bien même son égo en prenait un coup, elle n'allait pas le contredire. Après tout, il serait réellement surpris s'il se décidait à essayer de la mettre au tapis d'un revers de la main. Elle en rit intérieurement, imaginant sa réaction quand il prendrait conscience que la seule personne qui avait le dessus, c'était elle. Cependant, contre toute attente, il semblait qu'il commençait à prendre goût au jeu, ce qui n'était pas pour déplaire à la jeune femme. Après tout, il était certes amusant de s'amuser seule, mais à deux, c'était quand même plus fun.

Elle finit alors par lui révéler son prénom, puisqu'il lui avait si gentiment demandé, lui accordant l'immense privilège que de l'appeler « Mademoiselle Ayling », ajoutant par la suite que le contenu de la mallette l'intéressait réellement, sous-entendant qu'elle ne dirait pas non s'il décidait de lui révéler l'intérieur. Sans répondre immédiatement, il réduisit encore la proximité entre eux, prenant garde à ne pas lui écraser les pieds. Quelle considération ! Elle sourit, appuyant un peu plus sur le torse du jeune homme, histoire de ne pas être trop collée contre lui non plus. Elle avait envie de voir son visage, pas sa chemise !

Et son sourire ne disparut pas alors qu'il attrapait fermement son avant-bras, d'une manière qui laissait entendre qu'il ne comptait pas lâcher de si tôt. Oh, la poupée se rebellait contre la marionnettiste ! Et lorsqu'il lui répondit, il le fit d'une manière froide, désagréable. Elle ne pesta pas non plus alors qu'il l'appelait « Mademoiselle Alys » puisqu'il n'avait pas omis la première partie, mais elle fit la moue quand il lui annonça qu'il ne révèlerait rien. Ah, les hommes aiment se la jouer mystérieux ... Elle ne prit même pas le temps de répondre, attendant la suite. Qu'allait-il faire, maintenant ? Si elle voulait, elle pouvait transformer son bras et ses écailles coupantes de dragonne déchiquetteraient sa main. Sympathique, n'est-ce pas ?

Il aborda ensuite le sujet de l'arme, prétextant qu'il n'avait jamais avoué être en possession d'un couteau, l'accusant de s'être immiscé dans sa poche, celle d'un inconnu même, avec ses « mains baladeuses ». Quelle audace ! Elle sourit malicieusement.

« Oh, mais c'est que le pantin sait se montrer entreprenant, lui aussi ! Comme c'est étonnant, mais pas désagréable. » Un rire lui échappa ; décidément, elle s'amusait comme une folle. « Tu sais donc faire preuve d'initiative, je suis impressionnée. » Sa main libre se serra autour de sa cravate rouge et le tira légèrement vers elle, pour qu'il se baisse presque à sa hauteur. « Tu es tout de même très bien habillée, pour quelqu'un d'aussi jeune. Serais-tu l'un de ces fils à papa pour qui tout est acquis ? » Elle le fixa dans les yeux et son regard se fit plus intense. « A moins que ce ne soit grâce à tes petites transactions ? » Ses iris devinrent presque durs à voir mais elle ne voulait pas qu'il brise le contact visuel. « C'est intéressant ... » Puis elle sourit et son visage redevint celui de l'innocence, son ton s'allégea. Lunatique. « Enfin, cela ne me regarde pas ! » Ses yeux pétillèrent. « Et si je te laissais mener le jeu le temps d'une minute, qu'en penses-tu ? »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 7 Avr - 19:59


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Pourquoi tant d’animosité ? Quentin avait presque l’impression d’être hais, par quelque chose qu’il ne connaissait pas qui plus est. En effet, la distance venait d’imposait entre elle est lui était minime, presque dérisoire. Il sentit néanmoins la jeune fille tenter de le repousser, de ne pas laisser le mâle s’approcher de trop prêt à la gentille petite chose. Elle avait beau parlé de pantin, entre eux deux, à ses yeux, c’était elle et elle seule la poupée. Quoi qu’elle puisse annoncer, avancer, la jeune fille n’avait aucunement l’air d’une prédatrice quelconque.
Quentin fut contraint de devoir se baisser alors qu’elle tirait sur sa cravate, il ne s’y était nullement attendu, pas le moins du monde. Cette action l’intrigua d’autant plus, il ne voyait ce genre de chose que dans les films, quand la jolie jeune fille tire l’homme pour l’embrasser, ou pour le ligoter avec sa cravate. La simple idée d’une des deux pensées lui arracha un frisson, non un frisson d’effrois, mais un d’excitation. Elle n’avait visiblement aucunement envie d’attenter à sa vie. A la limite, elle avait peut-être un désir à lui dérober sa mallette, mais pourquoi sa vie ? Elle ne le connaissait pas, pourquoi diable avait-elle prétendu vouloir lui prendre la vie ? Pourquoi diable l’avait-elle annoncé, mais ne sans porté acte à ses mots ?
Lui était un adepte du profil bas, l’eau qui dort fait plus de dégâts qu’un chien qui aboie mais ne mord pas. Et puis, que tout cela avait-il a voire avec sa tenue vestimentaire ? Si tout le monde s’habille mal mis a par lui, ce n’était pas sa faute !

L’écoutant attentivement, Quentin ne pouvait cesser de sourire, elle aussi le sous-estimait, elle aussi le pensait faible, ces sentiments la était réciproque, chacun se pensé supérieur, du moins, peut-être pas à tous les plans. Quentin était par exemple persuadé qu’elle savait nettement mieux que lui faire la cuisine, lui qui n’avait pas préparer un repas depuis… des lustres. Elle ne cessait de le fixer, comme si elle essayait de lire à travers son esprit, ou d’apercevoir celui-ci. Mais Quentin savait que dans ce cas-là, elle ne pouvait pas, il était trop calme pour qu’elle puisse déceler une quelconque faiblesse de son esprit, du moins, pour l’instant. A la rigueur, elle pouvait jauger son excitation, son amusement, en se crée des échelles plus ou moins réaliste, mais as forcement réel. Les devants, pourquoi diable devrait-il prendre les devants ? Qu’attendait-elle ? Plus le temps passait, plus elle parlait, plus il entendait
« Embrasse-moi au lieu de blablater. »
Et s’en était réellement frustrant. Elle venait de le repousser, et désormais elle le tirait par la cravate !

Quentin se força pour relâcher son avant-bras, non, le baiser n’était pas une bonne idée. Qui embrasser le premier inconnu venu ? Certainement personne. Cette pensée le mina, lui qui trouvait pourtant cette jeune fille fort charmante, venait de se ruiner ses espoirs. Il ne cessait de pensée, les idées fusait dans son esprits, dans sa tête, il ne s’arrêtait pas de peser le pour et le contre de chaque idée qui lui traverser l’esprit, comme si il essayait de trouver la meilleur. Il ne s’approcha pas plus, baissant les yeux vers ses petites mains malgré le regard captivant qu’elle avait. Quentin avait remarquait que ses iris pouvait changer de taille, signe qu’elle n’était pas comme les autres, qu’elle n’était pas comme tout le monde. Il de la même main qui eut tenu son avant-bras, Quentin alla chercher la main sur son torse, pas celle sur la cravate, il désirait qu’elle garde une emprise sur lui, se sentir tout puissant était jouissif, mais comme disait Pierre Cornaille dans Le Cid :
A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire.


Il enlaça ses doigts autour de sa peau douce, tentant de la lui enlever de sa chemise, il était visiblement concentré, prenant désormais les choses au sérieux, non pas qu’il ne la sous-estimait plus, simplement qu’il tentait une autre approche, moins ‘rentre dedans’. Il ne savait pas réellement dans quel ordre il devait répondre à ces questions, mais au final, seul la réponse importait. Il inspira profondément, passant la langue entre ses lèvres pour brièvement se les humecter. Il releva le regard vers elle, admirant son joli minois avant de répondre à sa personne :

« Une minute ? Rien de lubrique, malgré la lueur qui pétille dans mes yeux en voyant votre personne. Nonobstant le fait que je puis être entreprenant, je ne suis point suicidaire. J’eus pensé à vous proposer un rendez-vous, mais je me suis pas encore décidé sur le lieu et le type de rendez-vous. Ne désirez pas attraper le bâton d’un non-voyant et de le guider ? »


Il tentait de se redresser malgré la poigne sur sa cravate, légèrement à l’image du chien qui tire sur sa laisse, essayant d’adopter une fois de plus son allure la plus imposante. Cette fois-ci, il ne cachait plus son regard fier, attrapant entre ses doigts tout ceux de la main appartenant à son interlocutrice, pour placé son pouce sur les phalanges de celle-ci, comme l’on prend la main à une dame lors d’un baise main. Quentin avoua finalement ces quelques mots, d’un ton sincère :

« Que nenni, je n’eus jamais connu mon géniteur masculin, et je doute le voire un jour. J’ai gagné tout cela à la sueur de mon front, c’est pour cela que je peux me permettre de le jeter ou je le désire, et sans remord. En effet, j’ai un travail plutôt lucratif par rapport aux autres, mais à mes yeux, les autres travails sont plus dignes de l’esclavage qu’autre chose. Travailler la moitié d’une journée pour avoir à peine de quoi survivre… M’enfin, je ne désire point parler politique. Mis à part sur leurs assassina. »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Mer 10 Avr - 15:42



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Déstabilisation. Trouble. Perplexité. Alys aimait passer du coq à l'âne, enchaînant sur des sujets sans réel lien les uns par rapport aux autres, laissant son interlocuteur dubitatif. Ses questions n'avaient aucun but particulier, elle les posait et si elle n'avait pas de réponse, tant pis. Elle était curieuse, oui, mais elle ne tuait pas pour un mystère, une devinette. Elle ne tuait pas sur un caprice (quoique), une envie soudaine. Elle donnait la mort pour des raisons précises, des raisons réelles, tangibles. Et celles qu'elle imaginait, qu'elle sortait de nulle part, elle les rangeait dans les prétextes valables. Elle avait toujours une bonne excuse.

Mais Quentin, elle ne voulait pas mettre fin à sa vie. Elle voulait l'empêcher de tourner rond, elle voulait lui retourner le cerveau jusqu'à que ce soit lui qui finisse par quémander sa mise à mort. Il était sa victime, son jouet, son martyr. Mais il ne s'en rendait pas compte, il croyait mener le jeu. Elle lâchait du lest, un peu, et il pensait qu'il était le roi. Elle le dominait mais cet ascendant était caché dans l'ombre de son égo à lui, de sa prétendue supériorité. Pour l'instant, elle était l'innocente qui menace en l'air, qui sourit, qui donne l'impression de se laisser faire. Elle était l'ingénue qui rit, fait des blagues et dissimule. Elle était metteuse en scène, comédienne, spectatrice.

Agrippée à sa cravate, elle le tirait vers elle comme si sa vie en dépendait. Ses doigts étaient crispés autour du tissu, comme une assurance pour qu'il ne puisse pas s'échapper. Et même si dans cette position, il était encore plus grand qu'elle, c'était lui qui courbait le dos. C'était lui, dans la posture inconfortable de celui qui se baisse. Alors ils se fixaient droit dans les yeux, sans que l'un d'eux ne cède. Et dans les iris du jeune homme, brillait une lueur mutine, comme s'il mourrait d'envie de l'embrasser. Elle n'en ferait rien. Peut-être qu'elle se laisserait aller à quelque écart de bonté s'il la suppliait mais cela n'était pour l'instant pas à l'ordre du jour. Frustration. Impatience.

Soudain, il lâcha son bras et elle nota que son visage s'assombrissait. Avait-il noté quelque chose de peu plaisant ? Il rompit même le contact visuel pour reporter son attention sur ses mains, comme si elles étaient plus intéressantes que son visage. Elle ne comprenait pas du tout ce changement soudain de comportement ! Et pour continuer dans sa lancée, il vint se saisir du bras qu'elle avait laissé contre son torse, la main à plat. Ses doigts se refermèrent autour de son poignet et Alys tira encore un peu plus sur la cravate. Quitte à ce que chacun tienne quelque chose, autant que ce soit à égalité ! (Ou presque.)

Il nia alors le fait d'avoir pensé à des choses peu chrétiennes, avouant que quand bien même il puisse être entreprenant, il n'avait pas envie de mourir. Ce qu'elle pouvait comprendre assez aisément. Puis il admit qu'il avait pensé à lui proposer un rendez-vous mais qu'il n'y avait pas encore bien réfléchi, ce qui fit sourire la jeune femme. Elle tira de nouveau sur la tissu carmin jusqu'à que leurs visages ne soient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Puis se levant un peu sur la pointe des pieds, elle approcha ses lèvres jusqu'à celles de Quentin, prenant garde à ne pas les toucher. Elle les frôla juste, les effleura, comme un coup de vent léger, intangible, intouchable. Un sourire séducteur étira ses lèvres et elle susurra :

« Un rendez-vous, vraiment ? Serais-tu fou pour proposer un rendez-vous à celle qui a tenté de te tuer ? » Il était réellement dommage que ses mains soient prises ... « Je ne suis pas très douée pour guider les aveugles, inversons les rôles, qu'en penses-tu ? » Elle poussa un faux soupir. « Et puis, je suis certaine que tu connais la ville bien mieux que moi. Je ne suis pas là depuis très longtemps. »

Et sans lui laisser le temps d'esquisser un mouvement, elle revint à sa place première, c'est à dire les pieds à plat et leurs lèvres éloignées. Mais le sourire, lui, n'avait pas disparu. Allumeuse. Il essaya même de se relever mais Alys l'en empêcha, maintenant fermement sa prise. Hors de question qu'il lui échappe ! Puis elle sentit qu'il bougeait sa main sur la sienne et bientôt, ses doigts virent enfermer les siens. Il lui expliqua qu'il n'avait jamais connu son père et que tout ce qu'il avait, c'était lui-même qui l'avait obtenu. Il avoua avoir un travail rentable par rapport aux autres et qu'il ne parlait politique que pour discuter meurtres. Charmant.

« Oh, vraiment ? Quel homme fort tu es, quel homme courageux ! » Sa voix était taquine. « Bien, ce parc est très joli, aucun doute, mais des passants commencent à affluer. Je n'aime pas la foule. » Elle se rapprocha un peu de lui et chuchota ses derniers mots : « Amène moi ailleurs, fais moi rêver. Je veux voir un endroit ... extraordinaire ! »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Ven 12 Avr - 21:49


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Extraordinaire, ni plus ni moins. Elle voulait de l’extraordinaire, du rêve, mais le rêve, n’est pas palpable, le fait qu’un rêve est extraordinaire, se caractérise simplement par le fait que lors d’un rêve, nous ne sommes pas lucide, pas assez pour remarquer tous les petits détails qui y font ses défauts, et lorsque nous nous en rendons compte, lorsque nous comprenons que nous rêvons, nous nous réveillons, tel est fait la chose, et il le savait. Mais Quentin avait plus d’un tour dans son sac, il le savait, il savait qu’une rixe se préparait dans peu de temps. Il avait prévue plus d’une issus à tout ce qui allait et devait se passer, mais celle-là, non. Pas avant les cinq secondes précédente. Elle voulait du rêve, il avait mieux, ou du moins, c’est ce qu’il pensait. Car à ses yeux, ce qu’il allait lui offrir était plus extraordinaire qu’un rêve lui-même. C’était unique.

Elle le forçait à se baisser, pour une raison qu’il ignorait encore, elle ne voulait pas le garder à portée de lèvres, sinon pourquoi ne pas l’avoir embrassé plus tôt ? Elle s’estimait trop pour faire le premier pas ? Encore une qui pensait valoir mieux que cela ? Qu’importe, il allait découvrir si elle avait plus d’intérêt pour lui, ou pour son petit jeu. Et tous les actions et réflexions qu’elle allait faire, allez être… décisif. Néanmoins, la poigne sur sa cravate avait un côté… excitant. Presque lubrique. Se servant de sa cravate pour l’handicaper d’une quelconque manière, d’entraver de quelconques mouvements. Il se fit une note pour lui-même, après tout, il y’avait tellement de manière pour l’obliger à se baisser, pourquoi avoir choisis celle-là ? Car elle avait un côté aguichant, charmeur, car c’était l’une des seules manières qui une fois après l’avoir gouté, l’on en demandait encore et encore.

Il nota de pars ailleurs la proximité maladive qu’avait ses lèvres rosé, enivrante, le huma le parfum de la jeune fille, sa nature faisant qu’il avait un odorat légèrement plus développer qu’un humain normal. Elle avait un doux parfum, elle n’avait pas l’air stresser, n’avait pas couru le 100 mètre avant de venir le voir, elle sentait bon, presque tout chez elle était enivrant. Le parfum de son corps, ses actions et exactions toutes plus provoquante les unes que les autres, elle ne souhaitait même pas qu’il lui lâche la main, notant que malgré ses dires et ses actions distante ou qui portait à confusion, elle n’aspirait pas à ce qu’il s’en aille, sinon, pourquoi le retenir captif. Il l’intéressait, et il allait deviner dans quel sens.

Bombant le torse, Quentin commença à se redresser, sentant qu’elle tirait sur le tissu de sa cravate pour le maintenir courbé. Il aurait aisément put la soulever, n’ayant qu’a légèrement fléchir les jambes jusqu’à avoir le dos droit, puis pousser sur celles-ci pour les tendres jusqu’à ce que la jeune fille tende le bras ou se fasse soulever, mais il n’était pas là pour se battre, pas de cette manière… peut-être entre quatre mur, mais pas en plein air de la sorte. Il profita alors de sa posture et continua de se baiser, remontant aussi la main qu’il lui tenait jusqu’à pouvoir apposer ses lèvres sur celle-ci. La douceur de sa peau était encore plus flagrante une fois contre ces lèvres, et la première envie qu’il avait était de remonter le long de sa main, son poignet, son avant-bras, son bras, de la couvrir de baiser, pour s’assurer que la peau de son corps était aussi douce que celle de ses mains. Il lui offrait là son premier baisemain.
Mourir ne l’effrayer plus, ayant compris qu’il l’intéressait, elle ne pouvait pas l’exécuter. Il leva alors le regard, et seulement le regard, décollant ses lèvres de sa peau après avoir pris tout son temps. Laissant ses lèvres à proximité de sa peau, elle put sentir son souffle lorsqu’il articula le début son marché :


« Du rêve ? De l’extraordinaire ? C’est que madame sait ce qu’elle désire, et qu’elle est du genre gourmande… avare… ambitieuse. »


Il leva doucement son visage, aucun geste brusque, se déplaçant avec la légèreté d’une plume, en de fluides mouvements. Il avait imposé son visage près de sien, l’ayant tourné à un peu plus de 45° par rapport au sien. Quentin lui présentait alors sa joue, la scrutant d’un œil en rajoutant sur un ton plus malicieux, finissant son marché :

« Un baiser sur la joue, et je vous la promets à nul autre pareil. Je pense être en mesure de vous mettre dans une situation qu’aucun autre n’a fait ou ne pourra faire. »


[HRP: Tu m'en vois navré, je pensais pouvoir mettre en place tout ce dont j'avais pensé dans cette réponse, mais le baiser avant tout ~ ♥]
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 14 Avr - 8:38



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Alys ne savait même pas ce qu'elle entendait par extraordinaire. Elle avait bien conscience des races étranges et incroyables qui logeaient dans cette ville et elles pouvaient toutes être considérées comme extraordinaires. Combien de personnes normales avaient eu la chance de rencontrer un Ange en chair et en os ? Combien d'habitants lambdas pouvaient se targuer d'avoir discuté avec un Vampire ? En toute connaissance de causes, évidemment. Ces espèces qui se mêlaient à la population était douées pour dissimuler leur vraie nature et si elles voulaient éviter de terminer dans un zoo, enfermées dans une cage pour l'immense bonheur des spectateurs, elles avaient intérêt à l'être. Alys n'osait imaginer ce qu'il pouvait se passer si des gens apprenaient qu'elle était une Dragonne. Cela provoquerait une émeute ! Des personnes du monde entier viendraient dans l'espoir de l'apercevoir transformée (ou non d'ailleurs) et sa liberté éclaterait en mille morceaux comme un verre qui se brise. C'est pour cela que tous les témoins de ses précédentes métamorphoses avaient été éliminés, sans avoir eu le temps d'esquisser un pas de fuite.

Mais Quentin ne l'avait pas vue, lui. Il n'avait pas l'air de se douter qu'elle n'était pas tout à fait humaine et depuis le début, elle avait fait attention à ce que ses iris ne deviennent pas rouges sous l'effet de l'excitation causée par le jeu. Là, ce serait vraiment devenu effrayant et elle aurait été dans l'obligation de se débarrasser ... physiquement, de son nouveau jouet. Qui prenait d'ailleurs un peu trop son pied au goût d'Alys. Ce qui lui donna d'autant plus envie de le torturer un peu mentalement. Son côté légèrement sadique ressortait. Il était son pantin, pas son partenaire.

Alors qu'il essayait de se relever, la jeune femme resserra sa prise. Il fallait avouer que pour un observateur extérieur, le tableau pouvait être étrange. Deux personnes, debout au milieu d'un parc ; la plus grande, l'homme, tenue en « laisse » par la plus petite, la femme. L'indifférent passerait outre, le romantique s'imaginerait des déclarations enflammées, le sado-masochiste y verrait là un nouveau jeu terrible, et que sais-je encore. Oui, décidément, tout cela était bien curieux. Mais comme Alys se moquait des regards et qu'elle avait pour crédo que les gens avaient le droit de penser tout ce qu'ils voulaient sans pour autant ouvrir leur bouche, elle ne se concentrait que sur Quentin.

Et contre toute attente, celui-ci, faisant fi de sa cravate, se baissa jusqu'à que ses lèvres se déposent doucement sur la main d'Alys. Ah, celle-là, elle ne s'y attendait pas. N'avait-il pas dit que justement, il ne lui ferait rien parce qu'elle l'avait menacé de mort ? Avait-il changé d'avis ou croyait-il qu'elle ne lui ferait plus rien ? Non, il ne fallait pas qu'il soit trop confiant. Cela fausserait la donne. Il fallait qu'elle bouleverse un peu plus les choses et le plonge de nouveau dans le doute. Lorsqu'il décolla ses lèvres, il ne releva que les yeux, obligeant Alys à baisser les siens pour l'observer.

Et quand il parla, son souffle glissa le long de ses doigts, la faisant frissonner. Elle était gourmande oui, et ambitieuse. Mais pas avare. Elle se moquait de l'argent. Elle n'en avait pas besoin. Elle ne répondit pas, le laissant terminer. Elle voulait qu'il aille jusqu'au bout de sa pensée. C'est alors qu'il se releva et lentement, lui présenta sa joue en l'examinant attentivement. Un baiser contre de l'extraordinaire ? Ainsi, il pensait qu'il avait le droit de faire du chantage, maintenant ? Il pensait que les rôles s'étaient inversés car c'était elle qui quémandait ? Quelle erreur. Il se fourvoyait totalement et Alys avait bien l'intention de lui montrer clairement.

Un sourire de prédatrice s'étira sur ses lèvres et ses yeux bleus devinrent glacials. Une aura meurtrière se dégageait à présent de son corps, comme si elle n'avait plus du tout envie de jouer. Elle voulait juste lui faire peur. Cruelle. Sa main qui tenait la cravate lâcha le tissu et elle attrapa le menton du jeune homme entre son pouce et son index, l'obligeant à tourner le visage face à elle. Sa prise était ferme et sous-entendait que s'il essayait de se dégager, quelque chose de malheureux allait arriver à son beau visage. Ils se regardaient ainsi droit dans les yeux et son sourire s'agrandit. Elle susurra et sa voix était devenue plus grave, plus sensuelle, plus mortelle.

« Oh ? La marionnette croit pouvoir retourner les choses, inverser les valeurs ? Crois-tu être en position de faire du chantage ? Hum ...? » Elle attira son visage près du sien, les doigts ferment crochetés, se moquant de lui faire mal ou de lui laisser des marques. « Un baiser, hein ? C'est donc cela que tu veux depuis le début ! Un baiser pour le paradis, un baiser pour l'enfer. » Elle passa sa langue sur ses lèvres, tout près des siennes. « Tu ne sais pas vers quoi tu vas. C'est dangereux, tu sais ? »

Puis elle lâcha son menton et ses doigts glissèrent le long de sa mâchoire, le frôlant à peine, jusqu'à son cou. Sa peau était blanche, lisse. Il était si jeune ... Alors elle le coupa. Elle avait transformé l'un de ses doigts en griffe, d'une manière à ce qu'il ne put pas le voir, et une longue estafilade rouge apparut en dessous de son oreille. La blessure n'était pas très profonde mais juste assez pour commencer à saigner. Sa main revenue à la normale, elle passa un doigt sur l'une des gouttes rouges qui perlaient et le porta à sa bouche en souriant, malicieuse. Son aura assassine avait disparu.

« Dangereux, tu vois ? Ton sang est bon ... » Elle faisait un peu Vampire, là. « Et non, contrairement à ce que tu pourrais penser, je ne suis pas une de ces sangsues glauques qui sortent la nuit et s'attaquent aux jolies filles. » Elle rit. « Un baiser, hein ... soit. »

D'un geste vif, sa main vint s'accrocher derrière la nuque du jeune homme et elle l'attira vers elle, l'embrassant non pas sur la joue comme il l'avait demandé mais sur les lèvres. Hissée sur la pointe des pieds, on aurait dit une enfant qui enlace un adulte. Le baiser fut furtif mais passionné, bref mais ardent. Ses lèvres devaient avoir le goût du sang. Puis elle le relâcha et s'éloigna de quelques pas. Ils n'étaient reliés plus que par la main qu'il tenait entre ses doigts. Un sourire taquin s'était dessiné sur son visage.

« Pas mauvais ...! »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 14 Avr - 12:50


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En effet, le simple fait de savoir qu’une grande bête comme lui, un prédateur, un « monstre » selon certain et certaines, devenait docile face à une jolie jeune fille, lui donnait un sentiment des plus plaisant. Comme si il tirait une fierté d’être utilisé, mais pas par n’importe qui, par quelqu’un qui le mérite. Quentin fut surpris qu’elle lâche sa cravate, comme si une fois fait, l’aura prépondérante qu’elle eut possédé s’évanoui. Il ne perdit pas de vue ses objectifs pour autant. Se délectant de ses exactions, Quentin se sentait booster par celles-ci, elle avait effectivement un effet bénéfique pour lui.

Quentin fini par serrer les mâchoires alors qu’elle agrippait son visage, l’obligeant à se tourner vers elle, a admiré la couleur de ses yeux qu’il essayait d’identifier en vain. Ses iris gris/verte ne la quittait plus, et malgré son ton froid et menaçant, Quentin ne pouvait s’empêcher de s’enivrer de son parfum, de boire ses paroles, comme si ce qu’elle disait était de la plus importance, mais n’avait aucun poids. Il arrivait à transformer ses menaces en déclaration et ses affronts physique en caresse, s’imaginant qu’elle agissait comme ça de manière normal, que c’était sa manière de montrer son affection et qu’elle voulait lui faire comprendre qu’il méritait cela.
Il fronça néanmoins les sourcils, tiquant à
‘C'est donc cela que tu veux depuis le début !’
tout en essayant de ne pas se braqué suite à ses mots. Pourquoi diable s’il demandait un baiser fallait-il qu’il l’a prévu depuis le commencement ? Non, Quentin n’était pas comme cela, il ne demandait pas à la première jolie fille venue de l’embrasser, sous prétexte qu’il était bien habillé et plutôt mignon. Il sentait simplement quelque chose, qui se créait entre eux, il voulait en apprendre plus, savoir de quoi cela en résultait. Elle ne cessait de lui sourire, de l’aguicher, presque de lui faire les yeux doux, cela voulait forcément dire quelque chose, sinon, à quoi bon autant se trahir ? Elle n’avait rompu pas 1 seconde le contact physique.
Le jeune homme sera les mâchoires alors qu’elle déplaçait ses doigts le long de celle-ci, action futile ayant pour but de lui montrer qu’il était fait de muscle. Que c’était un sportif, un athlète, mais remarquait ça en regardant la mâchoire d’autrui résultait du miracle. Il ne bougea plus d’un cil, se laissant même couper. Il s’était fourvoyé, mais attendait de voir la suite. Pourquoi le couper ? Pourquoi ici ? Il lui avait offert milles et unes occasion de mettre un terme à sa vie, alors pourquoi maintenant ? Pourquoi comme cela ? Il se laissait dominait, ayant l’intuition que cela cachait quelque chose. Son sang était goutu visiblement, et il le savait, lui-même avait déjà gouté son sang. D’ailleurs, qui n’a jamais gouté le sien ? Son gout de ferraille sucré, un gout subtil. Et que voulait-elle dire par sangsues ‘glauques qui sortent la nuit’ ? Était-ce lui ou mettait-elle en exergue le fait que les vampires existe ? De toute manière, peu lui importait, il l’avait elle, et ne voulait rien d’autre.

Sentant sa main s’immiscer jusqu’à sa nuque, il sentait le dénouement final approcher, soit il trépassait, soit elle l’embrassait. A son plus grand plaisir, elle apposa ses lèvres contre les siennes, et même si il s’était attendu à ce qu’elle le morde en même temps pour gouter de nouveau à son sang, il n’en fut rien. Il sentait son cœur battre la chamade, il était au aguet d’un signe quelconque, trahissant c qu’elle avait ressenti après le baiser qu’elle venait de lui offrir. Son sourire la trahi alors, mieux encore, elle annonça ce qu’elle en pensait, il ne pouvait en vouloir plus.
Quentin lui sourit en retour, il aimait la fougue naturelle qu’elle possédait, il s’en délectait. Il serra doucement sa main dans la sienne, ne voulant plus qu’elle parte, les pas qu’elle avait faits en arrière étaient de trop. Lui s’approcha d’un pas vers elle, faisant tourner la jeune fille autour d’elle-même à l’aide de sa main. Une fois dos à la jeune fille, Quentin s’approcha, l’incitant à avancer tout droit, vers le lac. Il n’avait pas lâché sa main marchant premièrement dans son dos, puis à ses côté, sans un mot, tenant sa parole. Il n’y avait à ses yeux nul chantage. Ils s’approchèrent alors du lac, s’immisçant sur le ponton en bois dont on pouvait voire une barque. S’approchant jusqu’à avoir le la barque sous les yeux, Quentin fut obliger de lâcher la main de la jeune fille, montant sur leur bateau qui possédait une large boite métallique. Tendant les bras vers la jeune fille, il l’aida à monter sur leur fier navire, celui-ci les obligeant à s’assoir l’un en face de l’autre. Il finit par mettre les rames à l’eau, commençant à ramer en annonçant « ne tenait pas contre de la rusticité de tout cela, il n’y en a pas pour longtemps. S’avançant jusqu’au milieu du lac, Quentin stabilisa l’embarcation, murmurant un « Nul n’aurait pu rêver d’une scène plus parfaite. » Il plongea lentement une main dans sa poche, en sortant son cran d’arrêt avant de le poser sur sa cuisse, au niveau de son genou. Il se baissa vers la boite métallique, l’ouvrant. Il offrait alors à sa vue diverse pièce métallique, bien qu’il était aisé de comprendre que c’était une arme à feu. (
http://www.figurines-12-pouces.com/4735-10123-thickbox_default/ti-lite-fusil-de-sniper-mosin-nagant-en-bois-et-meta.jpg )
Étrangement et au même instant, l’on entendit divers coup de feu, au loin. Il commença à monter l’arme, face a la jeune fille. Quentin lui offrit un sourire, simple, doux, sincère, alors qu’il tendait l’arme qu’il venait de monter.

« Je me ferais une joie de vous apprendre comment ça marche, vous m’aviez demandé de mener le jeu, voilà ce qui s’annonce. »


Quentin se leva avec précaution, se hissant jusque derrière la jeune fille, s’installant. Il fit tomber son cran d’arrêt sur le pont du canot, prenant les mains de la jeune fille à l’aide des siennes. Il se penchait, passant sa tête par-dessus l’épaule de la jeune fille, lui faisant prendre l’arme comme il faut. Les coups de feu s’intensifier, et était désormais visible au loin, alors que Quentin annonçait d’un ton mieleux, malin :

« Pile à l’heure, voyez ces hommes, ces bêtes, s’entretuer pour trois fois rien, vous n’avez rien contre la chasse j’eu cru comprendre ?
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Ven 3 Mai - 9:22



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Un baiser, un simple baiser, et le cœur du jeune homme battait la chamade, semblable au rythme des petits oiseaux, vif, précipité. Elle pouvait entendre ses battements effrénés, sentir la tension qu'il abritait. Amusant comme un simple geste, un acte insignifiant, pouvait le chambouler. Comment aurait-il réagi si elle avait osé glisser sa langue ou si elle l'avait mordu ? La réaction aurait-elle été d'autant plus disproportionnée ? Elle avait envie de rire, elle se contenta de lui sourire en reculant. La proximité qui les reliait commençait à être étouffante, il fallait qu'ils diversifient la chose. Le jeu devenait lassant, monotone. Elle avait vraiment besoin d'« extraordinaire ».

Ce fut lui qui s'avança de nouveau vers elle, la faisant pivoter sur ses pieds de sorte qu'il se retrouva dans son dos. S'il voulait la poignarder, c'était le moment. Et collés ainsi l'un contre l'autre, elle n'aurait aucune chance d'en réchapper s'il visait le cœur. Toute Dragonne qu'elle fut, elle n'était pas invincible. Elle tiqua légèrement mais elle ne ressentait aucune onde meurtrière émanant de Quentin. Quoiqu'il pouvait tout à fait être parfaitement capable de dissimuler ses intentions, ce qui n'arrangeait pas ses affaires ... Elle secoua imperceptiblement la tête pour se remettre les idées en place.

Non, il ne semblait pas être le genre de personne à faire des coups fourrés dans le dos d'autrui. Mais après tout, elle ne le connaissait que d'aujourd'hui, quand bien même elle faisait plutôt confiance à son instinct et à sa relative bonne connaissance de l'Homme et de l'Humanité. Deux milles ans à côtoyer toutes sortes de gens vils, fourbes et que sais-je encore, l'avait entraînée à percevoir aux premiers coups d’œil à qui elle pouvait faire confiance ou non. Et lorsqu'elle s'était trompée, elle s'en était toujours assez bien sortie. Elle avait survécu, quoi.

Quentin l'entraîna alors, sans lui dire où ils allaient. Rangeant quelques minutes sa curiosité dans sa poche, Alys se laissa guider. Il ne faisait que remplir sa part du « marché », après tout. Il allait lui donner de l'incroyable. Du moins, elle l'espérait. Peut-être n'avaient-ils même pas la même définition d'« extraordinaire » et il devait sûrement la prendre pour une humaine parfaitement banale. Tant pis, c'était toujours une occasion pour s'amuser.

Ils arrivèrent près d'un étang, tellement étendu qu'il ressemblait plus à un lac. Sur le rivage, un ponton de bois, près duquel une frêle embarcation flottait, amarrée. Le jeune homme sauta dans la barque afin d'aider la demoiselle à monter à son tour. Elle enjamba le rebord avec agilité, observant les alentours. Une caisse métallique reposait dans le fond et deux rames de bois attendaient sagement d'être utilisées. A quoi rimait tout cela ? Patience, elle le saurait bientôt.

Il les mena au milieu du lac, sûr de lui et satisfait. Alys l'observait pendant qu'il ramait, son air concentré et ses muscles qui bougeaient sous sa veste. C'était assez étrange de voir un homme, habillé en costume, ramant sur une embarcation à l'équilibre précaire. Il stabilisa enfin la barque et la jeune femme regarda autour d'elle. Sur les berges, quelques promeneurs et leurs chiens, des coureurs, des passants normaux. Ils semblaient si loin ...

Le bruit d'une boite qui s'ouvre la ramena à la réalité du bateau. A l'intérieur, diverses pièces métalliques qui, assemblées, donnaient sûrement une arme. Intéressant. Quelques coups de feu retentirent au loin et elle remarqua l'air inquiet des badauds, leur corps qui se tendaient d'un coup, les sens aux aguets. Elle ne comprenait toujours pas. Quentin lui tendit l'arme, annonçant qu'il allait lui apprendre comment ça marche. Elle savait se servir de quelques armes à feu de petit calibre, des pistolets simples, mais elle n'avait jamais essayé quelque chose d'aussi imposant. Un rire lui échappa.

« Tu me mets une arme entre les mains ... N'est-ce pas un peu risqué ? Tu aimes jouer avec le feu ! »

Il se leva et se glissa derrière son dos pour lui montrer comment elle devait s'y prendre. Ses mains se refermèrent sur l'arme avec délice et elle sourit.

« C'est une chasse à l'homme, que tu me proposes ? » Ses doigts caressaient la gâchette, impatients d'appuyer dessus. « Tu n'as pas peur que je me retourne contre toi ? » Elle pencha délicatement la tête sur le côté, pensive. « Que t'ont fait ces hommes ? » Elle soupira discrètement. « Cela n'a de toute façon pas grande importance. Amusons nous ! »

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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Mer 8 Mai - 10:23


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L’intrigue était presque a son paroxysme, il lui tendait une arme, lui faisait comprendre qu’il allait ôter des vies, et elle disait amen, pire encore, elle voulait le faire elle-même. La jeune fille posait des questions des plus pertinentes, mais elle se moquait de la réponse ! A dire vrai, effectivement, il avait nullement peur d’elle, qu’elle se mutine, se rebelle, ou tente d’attenter à sa vie. Il sourit tendrement, puis en coin, elle l’amuser, là, aller contre lui, elle ne pouvait pas faire de mouvement brusque, ou dangereux, ils étaient bien trop proche pour qu’elle puisse placer un coup décisif, a moi d’utiliser le charme ou un subterfuge.
Quentin posa son menton sur l’épaule de la jeune fille, le visage tourné vers le sien, humant son parfum un court instant avant de relever l’arme de sa main gauche, celle qui tenait la main de la jeune fille sous le canon. Il l’incita à pencher la tête, pour viser, avant de murmurer:


« Ce n’est point une chasse… point encore… Minute mon papillon…»


Il posa ses lèvres sur le cou de la jeune fille, délicatement, presque chastement. Il relâcha la main gauche de la jeune fille, celle qui caressait la gâchette avec impatience, la tendant entre les jambes de la beauté plantureuse, dardant ses doigts vers la boite qu’il y avait. Il l’obliger à se baisser, la courbant, la manipulant tel une marionnette. Il sera sa poigne autour d’une petite poigné de balles ainsi qu’un silencieux, remontant alors ce qu’il empoignait, s’efforçant de racler contre sa cuisse la pointe d’une des balles.
Le jeune homme fermait les yeux, comme bercer par tout cela. Il relâcha aussi sa main droite, la remontant le long du canon pour venir tirer le levier et ouvrir la chambre pour venir y inséré une balle. Refermant le levier, puis vissa le silencieux, ayant fait exprès de placer une balle avant de mettre le silencieux, il redressa doucement le visage, regardant l’horizon en venant finalement murmurer au creux de son oreille :

« Voilà ton divertissement, je t’octroie le droit de vie ou de mort… sur des personnes encore moins scrupuleuses que nous. »



Il reposa de nouveau ses mains sur les siennes, annonçant « Maintenant… » Pour l’inciter, alors que les conflits qui s’étaient engagé tout à l’heure, avaient cessé pour le moment. Lors du tir, le recul poussa faiblement la jeune fille contre lui, les collants d’autant plus l’un à l’autre. Quentin sourit, murmurant « raté… » Avant de revenir chargé l’arme, une fois le levier tiré, la douille tomba par terre, ardente. Il était épris d’une passion dévorante, il avait enfin trouvé quelqu’un qui ne le jugerais pas pour ce qu’il était, ou ce qu’il faisait, enfin, elle n’était pas encore au courant… mais elle n’avait pas l’air de trouver cela malsain, ou autre. Il relâcha une fois de plus la main gauche de la jeune fille, insérant une nouvelle balle avant de refermer la chambre. Quentin replaça sa main droite, avant de poser sa main sur le buste de sa partenaire, juste en dessous de son cou. Il n’empoignait nullement sa poitrine, et une fois sa main posé à plat, il continuait de la conseiller :


« Prends le temps de viser, ils n’ont même pas du entendre le coup de feu… respire doucement, lentement, puis retiens ton souffle, comme si tu allais faire un ultime effort, alors, tu presse lentement la gâchette… »




Ps: désolé de l'attente. Si tu veux/a besoin que je modifie la réponse (car elle a tiré pendant qu'il métait le silencieux ou autre, dis le moi ! )
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 12 Mai - 8:54



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Le jeu devenait de plus en plus intéressant. Ôter la vie à des hommes qui ne la méritaient pas ne la dérangeait pas. Alys ne craignait pas de tuer et quand bien même ces personnes là ne lui avaient strictement rien fait, elle s'en moquait. Cela restait un programme alléchant digne de l'attention qu'elle lui portait. Et puis, c'était toujours une occasion de plus pour apprendre à se servir d'un ... et bien elle ne savait pas trop ce que c'était en fait. Mais elle supposait qu'à part la puissance de l'arme et la manière de recharger, cela devait fonctionner à peu près de la même manière qu'un pistolet semi-automatique, non ?

Maintenant qu'elle avait son nouveau jouet, sa curiosité à propos de Quentin avait presque disparu. Les questions qu'elle posait n'attendaient pas de réponses et cela semblait d'ailleurs fortement amuser le jeune homme. Elle pensa fugitivement qu'il rirait moins si elle lui collait le canon entre les deux yeux mais pour l'instant, il était encore utile : elle avait besoin d'apprendre comment marchait ce truc. Elle sentit son menton sur son épaule et frissonna alors qu'elle sentait son souffle dans son cou. Il profitait de la situation, le bougre, et elle lui ferait regretter. Mais pas tout de suite. Il l'aida à placer l'arme correctement, murmurant quelques mots qui lui parurent d'une familiarité scandaleuse. Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il l'embrassait doucement dans le cou, la frôlant de ses lèvres, léger.

« Qu'est-ce que ... »

Mais déjà, il se baissait dans son dos, l'obligeant à suivre le mouvement. Il inversait les rôles sans qu'elle puisse protester, il manipulait tous ses gestes et dans cet endroit si exigu, elle ne pouvait réagir. Elle se laissait faire comme le pantin qu'elle était devenue, comme s'il devenait marionnettiste. Elle refusait l'idée mais elle n'avait pour l'instant pas d'autre choix que de faire comme il le décidait. Elle détestait cette position de faiblesse, soumise, et elle n'avait qu'une envie : planter ses griffes dans sa gorge et le déchiqueter, lui montrer sa puissance et l'obliger à l'implorer, à moitié mort. Son sang bouillonnait mais elle se voyait mal le tuer sur cette barque, à la vue de tous. Elle avait adopté une certaine discrétion depuis qu'elle vivait et l'outrepasser la gênait fortement. Non, elle attendrait. Mais alors il regretterait amèrement d'avoir profité de cette situation.

Elle suivait ses mouvements des yeux, tandis qu'il chargeait l'arme et vissait un silencieux au bout du canon. Il s'approcha de son oreille et murmura que c'était là son nouveau divertissement et qu'ainsi, elle avait droit de vie ou de mort sur des personnes dont elle ne connaissait rien d'autre que leur côté peu scrupuleux. Elle lâcha un petit rire sans se formaliser pour autant du tutoiement auquel il était passé sans demander l'autorisation.

« Je n'ai pas besoin de ta permission pour obtenir droit de vie ou de mort sur les autres, mais j'apprécie de savoir que ces personnes éprouvent encore moins de honte que nous. » Elle tourna légèrement la tête vers lui. « Cela dit, tu ne sais rien de moi. Qu'est-ce qui te fait croire que je n'éprouve pas de scrupule, moi ? »

Certes, l'idée même qu'elle puisse en ressentir était totalement utopique mais c'était là une pensée que n'auraient jamais ceux qui la connaissaient. Qu'en était-il de Quentin ? Ils ne s'étaient rencontré qu'une heure auparavant, et encore, et il avait apparemment déjà un avis sur elle. Cela l'intéressait. Puis il posa ses mains sur les siennes et lui donna le signal. Elle visa le plus soigneusement possible, appuya sur la gâchette et l'arme fit feu. L'on n'entendit qu'un petit chuintement que personne n'entendit à part eux. Le contre-choc la repoussa contre le jeune homme mais elle se redressa lorsqu'il chargea de nouveau. Manqué, elle poussa un léger grognement de déception. Bon, elle imaginait mal avoir réussi du premier coup mais l'intonation qu'il avait utilisé pour lui dire l'embêtait plus qu'autre chose. Il se moquait et elle détestait cela.

Il posa alors une main juste sous son cou, lui donnant quelques conseils. Viser, respirer lentement et longuement, puis bloquer la respiration et tirer. Pour ne pas que l'arme bouge, sûrement. Elle hocha la tête sans répondre, déjà concentrée. La tête penchée, l’œil dans le viseur et le corps tendu, elle réessaya. La balle partit et fendit l'air jusqu'à qu'elle rencontre quelque chose. Elle n'entendit rien, grimaça.

« Par ailleurs ... ne vont-ils pas nous tirer dessus lorsqu'ils se rendront compte qu'ils nous servent de cibles ? »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Jeu 16 Mai - 17:06


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L’apaisement était palpable pour lui, malgré l’excitation que lui procurait la situation, Quentin était détendu, il s’imaginait surement encore des choses qui n’avait pas lieu d’être, mais pour une fois, ces pensées n’étaient pas négative. Il n’adoptait plus l’opinion noire, amer, qu’il avait du monde, des gens en général, et tout ce qui l’entourait. Il était ici, accompagné, et malgré tout ce qui les entouraient, personne ne le lui prendrais, c’était à lui, il possédait tout cela. Du moins, pour le moment. Il se recula légèrement, enlevant seulement son visage de sur son épaule, essayant de ne pas la gêner dans son action.
Il gardait un sourire figé, ses questions était toujours aussi étrange, elle ne quémandait pas réellement de question, du moins, pas à chaque fois, la plupart du temps, elle cherchait juste à comprendre comment il pensait, comment lui voyait les choses. Savoir ce qu’il pense ne lui donnerais surement pas le moyen de voir ou d’imaginer le monde comme lui le voit, l’a vue, ou l’a imaginé.
Il ne perdait pas de vue le chaos qu’il avait sous les yeux, il n’avait pas payé l’un ou l’autre parti pour les faire s’entretuait, c’était juste une… coïncidence. Il avait fait son marché dans un but précis, et celui-là était un objectif secondaire, après tout, plus ils se battent, plus ils ont besoin d’armes puissantes, ou de munitions, forcement… Il s’enrichissait. Mais prendre un parti n’était pas permis, et c’était pour cette raison qu’il lui laissait le choix de la cible.

La balle fendit l’air dans un calme consternant, le léger bruit émis par le coup de feu était quasiment entièrement recouvert par le remous et le grincement de la barque. Cette fois-ci la jolie demoiselle avait fait mouche, l’homme au loin agonisait en se tenant le cou. Peut-être avait-elle eu de la chance sur ce coup-là, mais il fut dévastateur, telle la beauté qu’elle était.
Effectivement, son charisme naturel avait dévasté plus d’une chose chez lui, qui avait déjà renié plus d’un de ses principes, de ses lois. Ils ne s’en étaient jamais vraiment faite, mais il avait quelques anecdotes, c’était quelqu’un de malin tout de même. C’est fou ce que l’on serait prêt à faire pour une jolie fille, non ?
Il tentait de restait calme, lucide, il ne devait pas se laisser aller, pas trop du moins, la mettre en danger pourrait être excitant, mais il préférait garder tout cela sous contrôle.
Il enclencha le levier une fois de plus, poussant d’un coup de main la douille fumante pour l’envoyer dans le lac, évitant a la jeune fille de se bruler avec. Il inséra une munition supplémentaire dans la chambre, refermant le levier une fois encore. Ses gestes étaient fait machinalement, il n’y accordait que peu d’attention, non pas qu’il s’ennuyait de ce qu’il se passait, mais il était simplement trop occupé à réfléchir à la suite. Qu’allaient-ils faire après ? Il devait savoir. Rien n’était pas une réponse.

Quentin continuait d’apportait son attention à sa partenaire, essayant de répondre à ses questions de manière objective, de répondre à ses question, de la meilleur manière qui soit. Le jeune homme s’humecta rapidement les lèvres, annonçant d’un ton calme

« Vous étiez la première à être exciter à l’idée d’ôter la vie. Je ne crois pas, je vois. Et non, ils sont bien trop occupés à s’entretuer pour nous remarquer. Nous serrons partie avant qu’il ne t’ai remarquez, à moins que nous ne soyons pas chanceux.


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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 19 Mai - 9:44



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L'homme était le prédateur naturel de l'homme, c'était bien connu. Et parfois, encore au dessus, se glissaient dans cette chaîne alimentaires d'autres espèces bien plus mortelles, bien plus dangereuses, bien plus fourbes. Alys se considérait comme l'une de ces espèces, elle qui, sur le coup d'un caprice, pouvait décimer des dizaines de personnes à la fois. Mais cela l'amusait, d'utiliser des moyens plus conventionnels, de se mettre à la portée de l'homme, d'être à son tour vulnérable. Tenir une arme la grisait, sentir la puissance du tir entre ses mains, à travers son corps tout entier.

Sa vue de Dragonne lui permit de voir si elle avait fait mouche : gagné. Au loin, l'un des tireurs se tenaient la gorge, agonisant sur le sol. C'était un coup de chance, assurément, mais cela lui fit plaisir. Un petit rire lui échappa, amusé et teinté d'une légère pointe de cruauté, peut-être. Elle ne perçut cependant aucun autre mouvement sur la berge d'en face. Les tireurs s'étaient-il cachés, de peur de recevoir une balle ? Elle haussa les épaules, cela n'avait pas d'importance. Enfin, un peu, cela dit. S'il n'y avait plus de cibles, elle allait avoir du mal à tirer sur quelqu'un !

Quentin se débarrassa de la douille et rechargea une nouvelle fois l'arme. Alys eut l'impression qu'il se désintéressait totalement de la situation et cela l'agaça. Mais avant qu'elle n'ait pu prononcer un mot, il répondit à ses questions. Il affirma (en repassant au passage au vouvoiement, ce qu'elle ne comprit pas trop) qu'elle était la première à avoir été fébrile à l'idée de tuer et qu'il ne le croyait pas seulement, il l'avait vu. Puis il ajouta que les autres humains étaient bien trop occupés pour les remarquer, ce en quoi il avait sûrement raison, d'ailleurs.

Alys déposa le fusil au fond de la barque et se leva en se retournant, de façon à être face au jeune homme. Elle n'était pas très à l'aise sur un sol qui tanguait mais elle fit de son mieux pour que la barque ne chavire pas. Elle savait nager, bien sûr, mais elle était bien plus à l'aise dans les airs. L'eau n'était pas son élément, contrairement à l'air ou au feu. Elle tendit le bras et posa son index juste sous le menton du garçon, en souriant.

« Cela faisait longtemps que je n'avais pas tué quelqu'un juste pour le plaisir ... » Elle l'attira vers lui et ils se retrouvèrent tous les deux au milieu de l'embarcation, enfin stabilisée (plus ou moins.) « Cela m'a un peu ouvert l'appétit. » Son sourire se fit plus froid. « Tu n'aurais pas quelque chose de plus ... excitant ? De plus ... dangereux ? »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Ven 31 Mai - 21:31


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La fougue qui le possédait se ternissait, son esprit n’était plus qu’un vulgaire chaos. Non pas qu’une multitude d’envies folle y passait, mais la seule qu’il lui restait le laissé indécis. Exécuter ses « semblables » ne l’intéressait guère, comme elle l’eut remarqué. Lui avait préférer s’intéresser a quelque chose plus à portée de main. Elle. Il avait pensé à poser sa tête contre sa nuque, fermer les yeux, l’étreindre, comme dans les films. Mais la réalité reprenait le dessus, elle n’était pas à lui, tout cela n’était effectivement qu’un jeu, et la beauté plantureuse lui rappela les règles sans plus tardé. Levant son corps svelte, elle offrait une douce vision à la bête qu’il était, dédiant ses courbes à sa seul vue alors que son simple sourire l’enchantait. Ses humeurs étaient changeante, et son matelot s’insubordination souvent, trop à son gout, elle n’était pas du genre satisfaite, voilà qui allait lui donner du fil à retordre.
Il se leva par sa faute, voulait-elle une fois encore remarquer que sa petite taille ne lui donnait pas l’avantage ? Il posa ses mains sur la taille d’Alys, non pas pour palper, bien que ses doigts s’agrippent plus qu’un peu celles-ci, mais pour tenir en équilibre, l’équilibre et la souplesse n’était pas ses points forts. Il avait posé ses prunelles sur les siennes, ses dires rentraient par une oreille, puis ressortaient par l’autre. Non pas que ce qu’elle disait ne l’intéressait pas, il voulait simplement autre chose, il rêvait les yeux ouvert, grand ouvert.

Quentin avait fini par mettre son cerveau en ébullition, sa dernière requête l’avait intrigué. Il venait de lui offrir le privilège d’ôter la vie sans conséquences, et elle en voulait plus. Que souhaitait ’elle de plus ? Il n’y avait pas grand-chose de plus dangereux à offrir… Mais il avait une idée en tête. Ce jeu commençait à l’épuiser, non pas qu’il n’y prenait aucun plaisir, mais il n’y voyait aucun but, aucun intérêt, cela ne créait aucun lien entre eux, elle l’utilisait, tout simplement. Etre manipuler ne le déranger en sois pas plus que cela, du moins, quand celui qui tire les ficelles s’intéresse a ses pantins.

Il hocha simplement la tête, s’asseyant rapidement en la tirant contre lui alors qu’il entendait des sirènes de police. Quentin lui embrassa la joue, en guise de paiement. Il tendit furtivement les bras alors qu’il avait la jeune fille sur sa personne, attrapant le manche des rames pour les faire regagner la côte, espérant que la police ne les y attendrait pas, avec un fusil à bord, cela allait être difficile à expliquer. Ils étaient faits d’avance.
Malheureusement pour eux, ils les attendaient de pied ferme sur le sable fin au bord du lac. Le bateau s’amarrant, les forces de l’ordre finirent par s’avancer, ils étaient positionner en V, s’avançant lentement jusqu’à la barque alors que Quentin relevait la jeune fille pour faire de même. A la vue du fusil, ils s’armèrent de leurs revolver, ne les mettant pas encore en joue, mais annonçant d’une voix forte, autoritaire
« Les mains en l’air ! Pas de geste brusque ! Sortez lentement de l’embarcation. »
Quentin prit la main de la jeune fille avec l’une des siennes, les levant alors, calmement, l’aidant à sortir du bateau avant de faire de même. Les policiers n’avaient pas l’air content, et l’un deux commença à sortir une paire de menottes en s’approchant d’eux, annonçant

« Vous êtes en état d’arrestation pour homicide. »


Quentin ne prononçait plus un mot, il lui avait laissé un suspens total, n’ayant annoncé ni si il allait l’extraire de tout cela, ni comment, pire même, il l’avait envoyé dans la gueule du loup.
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Dim 9 Juin - 8:42



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Éternelle insatisfaite, Alys en voulait toujours plus. Elle ne se contentait pas de quelques tirs, de loin ; cela ne lui procurait aucune montée d'adrénaline. Et pour que sa très longue vie ne devienne pas monotone, jamais, elle avait décidé, depuis bien longtemps, de toujours trouver quelque chose pour s'occuper. Ou quelqu'un. Son arrivée à la Shaded Academy s'était ajoutée aux tournants importants de sa vie et avait ajouté une bonne dose de nouveauté mais les effets commençaient déjà à s'estomper. Quentin représentait pour elle un nouveau jouet dont elle se lasserait peut-être rapidement ou peut-être pas, s'il savait se montrer intéressant. Ce dont, pour l'instant, elle ne doutait pas, puisqu'il réussissait avec plus ou moins de brio à répondre à toutes ses attentes.

Et pour le mettre une nouvelle fois à l'épreuve, elle lui demanda quelque chose de plus dangereux. Elle aimait jouer avec le feu et celui-ci ne la brûlerait jamais. Il hocha la tête à sa demande mais Alys eut l'impression qu'il n'était pas concentré sur ce qu'elle disait, comme si son esprit était embrumé. Elle détestait qu'on ne prête pas plus d'attention à ses propos mais tant qu'il s'exécutait ... Il s'assit ensuite, l'attirant contre lui dans le même mouvement. Des sirènes retentirent, plus loin, mais il n'y avait aucun doute sur le fait qu'elles se rapprochaient. Un sourire carnassier se dessina sur le visage de la jeune femme et grisée par la perspective de ce qui les attendait, elle ne réagit même pas lorsque Quentin déposa ses lèvres sur sa joue.

Alors qu'il ramait pour les rapprocher de la berge, la Dragonne réfléchit à toutes les possibilités qui s'offraient à eux. Elle voyait une masse bleue grouillante sur la rive, fourmis aux ordres de leur reine. Les quelques passants (dont le nombre avait en réalité bien augmenté, au fur et à mesure que les aiguilles tournaient) observaient avec curiosité cet attroupement et cette barque avançant lentement sur l'eau. Nul doute que bientôt, les rumeurs couraient plus vite que le son et que les plus grandes commères de la ville viendraient s'informer des évènements. Alys se laissa un peu plus aller contre le torse du jeune homme, sans pour autant le gêner dans ses mouvements. Dans son dos, elle sentait ses muscles qui se contractaient et elle sourit. Quentin était intéressant, oui, elle n'avait pas envie de le tuer tout de suite. Mais à vrai dire, elle ne voyait pas trop comment se débarrasser des policiers dans la diplomatie et si l'envie soudaine de se transformer en Dragonne la prenait, elle devrait alors tuer tous les témoins. Ce qui, à vrai dire, était totalement exclu : il y en avait beaucoup trop.

Elle soupira. Elle pouvait les tuer sans se transformer mais elle nota qu'il y avait environ une dizaine de policiers armés jusqu'aux dents. Elle aurait peut-être l'avantage de l'effet de surprise pour les deux premiers mais c'était sûrement le plan le plus foireux pour recevoir dix balles dans le corps avant d'avoir terminé son meurtre en règle. Cependant, il était hors de question qu'elle ne pose ne serait-ce qu'un pied dans un commissariat ou même dans une voiture de police. L'idée de jouer la victime lui traversa rapidement l'esprit mais elle la supprima tout aussi vite. Son ADN était sur le fusil, se faire passer pour une otage ne fonctionnerait pas. Nouveau soupir. Elle détestait les dilemmes.

Elle pouvait aussi se transformer à moitié, les tuer et s'envoler avec Quentin. Mais elle n'était peut-être pas encore assez attachée à lui pour le sauver. Ses doigts tapotaient sur sa cuisse, touchant les trois couteaux dissimulés sous sa robe. Ah, elle les avait oublié, ceux-là. Quoiqu'elle n'avait pas non plus très envie d'être fichée comme criminelle de la plus haute importance. Attenter à la vie de policiers, ce n'était pas très bon pour sa sauvegarde.

Le petit comité d'accueil qui les attendait sur la berge ne semblait pas très ... amène. Le visage des policiers, fermés, exprimait bien toute l'horreur qu'ils ressentaient pour les meurtriers. Un peu plus et Alys voyait le mot « barbares » s'afficher en gros lorsqu'ils les regardaient. Debout, les mains levées et prisonnières de celles de Quentin, elle n'avait pas du tout l'intention de se laisser avoir. Ils pouvaient bien leur passer les menottes, cela serait inutile au final. Mais pour l'instant, elle n'avait pas encore décidé de ce qu'elle allait faire. Elle détestait se sentir démunie face au danger, elle avait l'impression que le feu allait lui faire mal. Elle abhorrait d'autant plus l'idée de demander de l'aide mais elle ne voyait pas trop comment faire autrement.

« Quentin, sors nous de là. »

Elle ne savait pas trop pourquoi ni comment, mais elle avait l'intime conviction qu'il en avait le pouvoir.
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Lun 10 Juin - 19:43


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Quentin retint son sourire, murmurant rapidement


« Fais-moi confiance, joue le jeu. »

avant que le policier aux menottes ne soit en mesure d’écouter. Il avait une idée précise de la chose, savait exactement quels mots dire, et lesquels retenir. Il n’avait pas une idée toute faite de comment tout aller se passer, il ne l’avait jamais fait, mais il avait le sentiment, la sensation, qu’il dominait la situation, il avait réussi à voler plus d’un baiser a la jeune fille, certes, léger, mais ce n’était qu’un commencement de toute manière.
Quentin annonça

« Je me rends»

d’une voix décidé, résigné, avant de pivoter d’un demi-tour, gardant leurs mains levée avant de venir se placer devant la jeune fille. Dos au policier, il sourit a la jeune fille, venant l’embrasser sans gènes, tentant même d’immiscer sa langue, lui volant un baiser bien plus fougueux que les précédents. Quentin avait perdu une once de sa timidité, ce qu’il lui avait offert avait un prix, et elle ne s’était pas encore acquittée de sa dette.
Il avait fermé les yeux, tandis que le policier avait prononcé une onomatopée quelconque avant de prendre ses poignets pour les lui mettre dans le dos. Il commença à l’attaché tandis que Quentin expliquer, d’une voix tremblante, désemparé, en détresse.


« J-Je voulais pas mon amour, je, je suis désolé, j’aurais jamais du te forcer à venir. M-mais je t’avais dit que je n’étais pas fait pour toi, que j’étais malade ! Que plus tu m’en donnerais, plus je prendrais, et quand tu ne me donneras plus, je te forcerais à me donner. J-je… je suis désolé… »

Quentin ne pleurais malheureusement pas, il avait beau imité parfaitement la voix accablé, les pleurs c’était autre chose. Il était bien trop viril pour se forcer à pleurer. Personne ne lui avait encore brisé le cœur pour le moment, et ressassé ses souvenirs ne le rendait pas triste, juste malsain. La seul envie que lui faisait éprouvé son passé était l’envie de tout broyer. Détruire tout ce qu’il pouvait, possédé tout ce sur quoi il avait la main, tuer, voler, violer. Il haïssait se monde, il lui faisait vomir. Mais il s’accrochait à une éthique, a des idées, l’utopie est belle il ne laissera pas le temps la décimer. Au final, il ne voulait rien de plus que tout le monde, de l’argent, une maison, une femme et des enfants, une vie heureuse. Mais son cadre de vie ne lui permettait pas. Il n’avait pas trouvé de femme assez amorale pour se moquer de ses affaires. Il ne tuer pas directement les gens. De toute manière, quel différence y’avait-il entre vendre des voitures et des armes ? Les enfants en Inde ou au Bengladesh ne touchent pas 20.000 euros par an pour construire des voitures.
Le policier recula rapidement le jeune homme, sans douceur, il tentait de jouer le preux chevalier. Peut-être la beauté de la jeune fille l’avait atteints à lui aussi ? L’homme s’apaisa en regardant la jeune fille, prenant un ton plus doux en demandant

« Il vous a vraiment forcé a faire… ça ?.. »

Comme si la seule réponse qu’il attendait était un « oui ». Il voulait qu’elle soit innocente, qu’elle tombe sous son charme de preux chevalier qui sauve l’innocente jeune fille des mains du vilain. Trop bon trop con.
Quentin sourit intérieurement, jurant a l’encontre du policier, le menaçant de mort si il touchait a un cheveux de la prunelle de ses yeux. D’autres vinrent rapidement s’occuper de Quentin, s’assurant qu’il ne puisse nuire a personne, il se fit trainer jusqu’à une fourgonnette tandis qu’il prenait de nouveau sa voix paniqué, inventant une histoire farfelue pour les forcer a croire que tout était de sa faute :

« C-c’est pas moi ! Tout a l’heure trois homme m’ont donné une mallette remplie d’argent et ! Et ! Et ils m’ont dit d’aller au milieu du lac avec ma copine ! J-Je savais pas ! »


Le nombre d’idiotie qu’il déblatérait à la minute était affolant, chaque phrase contredisait l’autre, personne ne devait se douter de rien, personne ne se doutera de rien. Ses contacts haut placé se chargeront de faire disparaitre les preuves et le relâcherons, tout aura un prix, certes, mais il s’en sortira une fois de plus. Il était un mal nécessaire. Il était recherché depuis longtemps, mais personne n’avait encore réussit à le couler pour le moment, il n’en avait pas vraiment donné l’occasion, mis à part aujourd’hui. Tout ça pour une femme ! Mais diable, qu’elle est jolie.
Il se fit rapidement taire par les forces de l’ordre, prenant même un ou deux coups tandis que le preux chevalier amenait la jeune fille à une ambulance, lui demandant
« Vous allez bien ? Vous voulez appeler votre famille ? Ou quelqu’un ? »
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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]
Jeu 13 Juin - 9:48



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Alys détestait les policiers. Plus d'une fois dans sa vie, ils l'avaient empêchée de mener à bien quelques petites affaires et une fois encore, ils avaient décidé de se mettre en travers de son chemin. « Homicide », ce n'était qu'un nom comme un autre, pas de quoi en faire un drame ! Elle était sûre que sur la dizaine d'agents qui les attendaient de pied ferme, au moins trois avaient déjà tué quelqu'un, sous prétexte de « délit de fuite » ou autres foutaises du genre. Tout cela commençait à fortement l'ennuyer et elle était pressée d'y mettre un terme. Par quelque moyen que ce soit, quitte à devoir demander à Quentin de les extirper de cette situation plus qu'embarrassante et qui les plaçait au centre de l'attention. Pour quelqu'un comme Alys qui préférait la discrétion à toute chose (du moins, quand elle ne faisait pas exprès d'attirer l'attention), elle était plutôt mal à l'aise.

Cependant, ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est que Quentin avait une manière bien à lui de régler les problèmes. Lui faire confiance, elle n'était pas certaine d'y parvenir dans l'immédiat, elle ne l'avait rencontré que quelques heures auparavant. Jouer le jeu, ça, elle savait faire. Elle s'était déjà bien amusée, plus tôt dans la journée. Elle ne masqua même pas sa surprise alors qu'il annonçait sa reddition et ses yeux s'écarquillèrent de stupéfaction. Elle laissa échapper un petit « Quoi ! » étranglé qui passa inaperçu parmi les bruits alentours. Il comptait lui sauver la mise en se « sacrifiant » ? Croyait-il que cela lui apporterait sa reconnaissance ? Elle n'était pas assez lâche pour laisser les autres payer à sa place et elle détestait qu'on la fasse passer pour une personne faible. Cela, c'était elle qui choisissait quand elle voulait le faire. Toutefois, il fallait avouer que son petit côté manipulateur se réjouissait de la situation. Elle soupira alors que le jeune homme se retournait lentement vers elle. Il lui sourit, elle le fixa durement, froidement.

Et il l'embrassa fougueusement.

De stupeur, elle en garda les yeux ouverts. Alors ça, elle ne s'y attendait pas du tout. Elle sentit sa langue chercher la sienne mais déjà, l'un des policiers le forçait à reculer et lui passait les menottes, les bras dans le dos. Ses bras de nouveaux libres, Alys les laissa retomber et elle passa faiblement l'un de ses doigts sur ses lèvres encore entrouvertes, comme pour garder la sensation de cette bouche contre la sienne. Même si cela lui déplaisait, elle devait avouer qu'elle avait aimé ce baiser à la fois tendre et ardent.

Elle recula d'un pas, comme hésitante, alors que Quentin se lançait dans un discours incompréhensible. Jouer le jeu. Elle plaqua ses deux mains à plat sur sa bouche afin de retenir un cri et ses yeux se firent plus chaleureux, brillants, presque plein de larmes. Elle n'aimait pas pleurer, cela brouillait la vue et dans certaines situations, il était important d'y voir clair. Elle tendit doucement une main vers lui, comme pour le retenir, mais l'agent tira le jeune homme en arrière et la regarda avec compassion.

« Il vous a vraiment forcé a faire… ça ?.. »

Elle fixa cet homme en bleu qui emmenait au loin son amant et son regard se fit froid et déterminé. Elle détestait que l'on touche à ses jouets, à l'instar d'une enfant à qui on retire son doudou. Elle n'avait pas envie de réduire à néant tous les efforts de Quentin pour la sauver mais elle abhorrait l'air mièvre qu'ils avaient tous en la regardant, pauvre femme fragile et sans défense. Elle faillit répondre qu'elle était la seule à décide de ses actes mais déjà, Quentin hurlait des injures, menaçait et se débattait comme un beau diable. Alys aurait aimé descendre ces policiers un par un, afin qu'ils lâchent son joujou, mais elle avait les jambes coupées, incapable de réagir. Cela ne lui ressemblait pas mais elle avait l'impression que les évènements s'enchaînaient trop vite. Elle n'était plus habituée aux péripéties dignes des plus grands thriller, elle s'était enfin posée à la Shaded Academy et voilà que les ennuis la rattrapaient, comme un mauvais coup du destin. On la poussa gentiment vers une ambulance tandis que de l'autre côté, Quentin était entraîné de force vers un fourgon. Elle se retourna une dernière fois vers lui et leurs yeux se croisèrent. Elle sourit.

Ils se retrouveraient.

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MessageSujet : Re: Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]



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Dawn, I will bring you down. [Pv Alys Y. Ayling]

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